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Autophagie            Top

 

L'autophagie signifie "manger" et digérer ses propres composants (mitochondries, ribosomes...). Cette autodestruction peut être rapide (p. ex. une cellule hépatique : se détruit et se renouvelle en moins d'une semaine, les globules rouges en 3 semaines). L'autophagie est donc un processus de protection : ramasser et décomposer les organelles cellulaires endommagées ou des agrégats de protéines dans la cellule, en formant des composants de base réutilisables.

 

Ce renouvellement moléculaire constant (turn-over) est une caractéristique autopoétique de la cellule (= elle se crée elle-même).

 

La vitesse de destruction et de synthèse de chaque enzyme est en équilibre (propriété d'autoassemblage).

 

Exception : l'ADN

 

l'ADN ne peut se renouveler, mais peut être réparé localement (propriété d'autoréparation) : présente une expression génétique.

 

 

Avantages de cette autolyse (autodestruction):

 

 

Cependant cette dégradation et reconstruction constante laissent des traces : une accumulation croissante de résidus bruns et indigestes dans les lysosomes, éventuellement associée à une élimination défaillante par le système lymphatique. Qui plus est, si on mange trop ou trop souvent, en cas de stress ou de maladie, les cellules n'ont plus le temps ni l'énergie nécessaire pour assurer une autophagie correcte.

 

Lorsque ce mécanisme cellulaire d'évacuation fait défaut dans les mitochondries, il entraîne la production de radicaux libres. Cette situation induit un stress oxydant accru et des états inflammatoires silencieux dans le corps (inflammasomes intercellulaires). Une suractivation des inflammasomes (tels que la protéine NLRP3) provoque à terme un état inflammatoire de bas grade systémique chronique qui forme le lit de beaucoup de maladies métaboliques et dégénératives (athérosclérose, obésité, diabète, vieillissement prématuré (inflamm'aging), dépression, arthrose...).

 

Ainsi, l'autophagie est souvent responsable d'une altération de la production des nouvelles cellules, des  macromolécules et des organelles. Toutefois, en présence de substances de base adéquates, la cellule nouvelle pouvait être meilleure que la précédente.

 

Une digestion lysosomale défaillante, ainsi qu'une surcharge des lysosomes mêmes sont des indicateurs d'un vieillissement cellulaire.

 

 La lipofuscine, un pigment cellulaire composé de débris de molécules, apparaît dans les cellules des personnes âgées : probablement, ce pigment n'est pas seulement une conséquence du vieillissement, mais il y contribue aussi.

 

 

Nombreuses maladies sont liées au processus de l'autophagie :

 

 

Toutefois, aussi bien la chloroquine que la rapamycine présentent des effets indésirables importants (dirty drugs!).

 

 

Bouger et la restriction calorique intermittente (au moins 16 heures de jeûne) renforcent l'autophagie, un processus capable de recycler des particules et de restes protéiniques, et freine ainsi le vieillissement de l'organisme. La consommation de café pourrait stimuler également l'autophagie, tandis que des protéines animales inhibaient l'autophagie (en stimulant les inhibiteurs de l'autophagie IGF-I et mTOR) ;  . La niacine favorise également l'autophagie. La transpiration (bouger, sauna...) stimule la détoxication par la peau grâce à la vasodilatation et la meilleure circulation sanguine.

 

Sont à recommander : moins de stress ainsi qu'une alimentation riche en antioxydants et en graisses non-raffinées (pour favoriser la fabrication de nouvelles mitochondries).

 

 

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