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Les processus fournisseurs d'énergie

 

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Aperçu des processus fournisseurs d'énergie :            Top

Au niveau

 

 

      • les premières secondes : source d'énergie directe utilisant la petite réserve d'ATP (sans O2, sans lactate) ;

 

      • entre les premières 10 à 30 secondes : ADP ---> AMP + Pi

 

Créatine + Pi ---> créatine kinase (CK) ---> phosphocréatine

 

phosphocréatine +  ADP  ---> créatine kinase (CK) ---> créatine + ATP (phosphorylation du substrat) (anaérobie, alactique) ;

 

La phosphocréatine, par l'intermédiaire de l'ATP, constitue ainsi un réservoir d'énergie rapidement utilisable pour les muscles et d'autres organes comme, par exemple, le cerveau (métabolisme anaérobie alactique). La créatine-(phospho)kinase (CK ou CPK) a pour fonction de catalyser la conversion de la créatine en phosphocréatine (ATP ---> ADP). L'ATP peut être également régénérée à l'aide de l'enzyme, la créatine-phosphokinase (CPK) à partir d'ADP + Pi .

 

Cependant, la réserve de phosphocréatine ne permet de maintenir un effort que sur une très courte durée. Cette voie de production d'énergie laisse très vite place (au bout d'une dizaine de secondes) à d'autres voies de production d'énergie : la dégradation du glucose en acide lactique (métabolisme anaérobie lactique) puis à la respiration cellulaire (métabolisme aérobie) qui prend le relais au bout d'environ deux minutes jusqu'à la fin de l'exercice musculaire .

 

La phosphorylation du substrat est utilisée en particulier par les électrocytes et par des cellules musculaires en carence d'oxygène. Mais aussi par des cellules cancéreuses due à des anomalies structurelles et fonctionnelles dans les mitochondries (avec la glutamine comme substrat préférentiel). Voir "La théorie de Warburg".

 

      • après 30 secondes :

 

glucose ---> 2 lactate ---> 4 ATP (glycolyse anaérobie) (sans O2, utilisant le lactate) ;

 

      • après 2 à 3 minutes :

 

glucose (glycolyse)  ---> pyruvate  ---> AcCoA

 

ou

 

lipides (après lipolyse via la lipase) ---> bêta-oxydation des acides gras libérés par hydrolyse des TAG)  ---> AcCoA

 

--->

 

AcCoA  --->  cycle d'acide citrique + O2 ---> 38 ATP (phosphorylation oxydative dans la glycolyse aérobie, utilisant l'oxygène et la vit B1 et le Mg comme cofacteurs)

 

 

Ou d'une façon simplifiée :

 

Glucose, graisses (TAG) ---> AcCoA  + O2 (poumons)  ---> ATP + CO2 (---> poumons)  +  H2O

 

Progressivement, le système énergétique anaérobie (utilisant le lactate ou non) sera utilisé pour fournir de l'ATP supplémentaire. Toutefois, la dégradation anaérobie du glycogène (et du glucose) offre un rendement ATP plus faible que la dégradation aérobie (4 molécules d'ATP vs 38 molécules d'ATP).

 

Etant donné que la puissance (la quantité de travail pouvant être livrée par une force par unité de temps) du système énergétique anaérobie est plus importante que celle obtenue par le système énergétique aérobie, l'organisme commute automatiquement durant un effort soutenu (ou lourd) vers le système énergétique anaérobie (lactique). Cependant, ce processus est de courte durée parce que sa capacité est limitée.

 

Durant la production énergétique via le système énergétique anaérobie lactique, l'acidité des muscles augmente (= élévation d'ions H+ entraînant une diminution du pH) progressivement, en formant ensuite de l'acide lactique. Bien qu'une partie du lactate soit utilisée par les muscles (gluconéogenèse), la quantité produite est tellement élevée qu'une partie est déversée dans le sang.

 

Lors des efforts intenses, bien que pas plus de 60% des fibres musculaires sont consultées, le niveau de fatigue est déjà maximal. En effet, l'organisme se réserve une partie de l'énergie disponible, afin d'assurer sa survie. Une réservé énergétique indispensable pour assurer le bon fonctionnement de toutes fonctions corporelles. Notre cerveau nous ordonne donc avec le sentiment de fatigue d'interrompre les efforts avant l'épuisement total de l'énergie. Toutefois, en forçant cette barrière avec des produits de dopage, nous mettons notre vie en danger...

 

 

      • en cas de déficit en glucose :

 

lactate, glycérol (l'autre partie des TAG), alanine, pyruvate  ---> glucose (gluconéogenèse) ---> ATP

 

Note :

Les taux du sel de l'acide lactique (le lactate) peuvent être dosés dans le sang et indiquent l'intensité de l'accumulation lactique dans les muscles. Outre la capacité d'oxygénation maximale, la formation de lactate est un facteur représentatif de la capacité de résistance des sportifs (d'endurance). Le "seuil anaérobie individuel", le moment de commutation aérobie vers anaérobie durant l'effort, correspond à la limite de résistance (le seuil d'effort) d'un individu et est fixé d'une façon théorique à 60% de la fréquence cardiaque maximale (FCM). Plus on court, plus ce seuil est élevé... (voir aussi : "L'alimentation et le sport").  Passées ces valeurs, le seuil anaérobie individuel est franchi.

 

 

 

      • transformation immédiate : glucose  ---> ATP (via la glycolyse aérobie ou anaérobie) ;

 

      • en cas de déficit en glucose :

 

lactate, glycérol, alanine, pyruvate  ---> glucose (gluconéogenèse) ---> ATP ;

 

      • uniquement en cas de déficience importante de glucose :

 

        • la glutamine (Gln) passe la barrière hémato-encéphalique et peut être utilisée comme combustible cérébral...;

        • corps cétoniques : à partir de lipides...;

 

 

 

      • les érythrocytes utilisent comme source d'énergie uniquement le glucose via la glycolyse anaérobie (les globules rouges ne possèdent aucune mitochondrie) ;

 

 

 

      • transformation immédiate : acides gras ---> ATP (via la glycolyse aérobie : les mitochondries représentent 25 à 30% de la cellule cardiaque) ;

      • en cas de déficit en oxygène seul, le coeur utilisera du glucose via la glycolyse anaérobie, pouvant entraîner une insuffisance cardiaque ;

      • acide lactique métabolique : une source énergétique immédiate d'ATP ;

 

 

 

      • les entérocytes utilisent comme source d'énergie principalement de la glutamine d'orgine alimentaire ; des suppléments de glutamine sont utiles en cas de déserrement des jonctions serrées (Leaky Gut), qui normalement collent les cellules intestinales entre elles.

 

 

 

      • les cellules calciformes présentes dans l'épithélium du côlon utilisent comme source d'énergie principalement de l'acide butyrique (ou butyrate), de propionate et de l'acétate, des acides gras à courte chaîne fabriqués par fermentation de fibres alimentaires par la flore intestinale ;

 

 

 

 

 

Les causes de déficits d'énergie mitochondriale :            Top

Les mitochondries sont des organites cellulaires très complexes producteurs d'énergie. En effet, dans les mitochondries, des processus producteurs d'énergie se déroulent : phosphorylation oxydative, cycle de l'acide citrique (Krebs) et bêta-oxydation (mais également d'autres processus tels que le cycle d'urée et la biosynthèse de protéines à centre fer-soufre (Fe-S) et de hème).

 

Lors de la production d'ATP, le risque d'erreurs est élevé. Le résultat nous est bien connu : une carence en ATP, entraînant de la fatigue, des déséquilibres et des maladies.

 

Le déficit en ATP par dysfonction mitochondriale est souvent caractérisé par une acidification éminante (accumulation d'acide lactique dans les muscles). Du plomb dans les jambes...

 

 

 

Pour assurer le bon fonctionnement des mitochondries, la présence est indispensable de  :

 

 

Les mitochondries sont régulées par  

 

Les fournisseurs d'énergie TAG vs glycogène :            Top

 

 

Nous obtenons de l'énergie via la combustion de graisses (9,2 kcal/g), de protéines (4,2 kcal/g), d'hydrates de carbone (4,2 kcal/g) et d'alcool (7,2 kcal/g). Nous stockons des quantités importantes de graisses (10 - 15 kg) et de protéines (6 - 7 kg, toutes fonctionnelles); par contre, nous ne possédons qu'une petite réserve d'hydrates de carbone sous forme de glycogène musculaire (350 g; non mobilisable) et hépatique (80 g; mobilisable), ainsi qu'une petite quantité de glucose extracellulaire (20 g). En cas d'abstinence, ces réserves assurent la survie durant environ 35 jours (graisses), 15 jours (protéines), 15 heures (glycogène musculaire), 3,5 heures (glycogène hépatique) et 40 minutes (glucose extracellulaire). Durant un carême prolongé, le cerveau obtient du glucose, via la gluconéogenèse, en transformant des protéines d'origine musculaire (des acides aminés glucogéniques tels que : alanine, cystéine, glycine, sérine, thréonine et tryptophane). Une petite partie du glucose est synthétisé à partir du glycérol, obtenu par lipolyse des triglycérides, libérées du tissu adipeux durant le carême, en association avec des acides gras libres.

 

 

      • l'insuline inhibe la Lipase HormonoSensible (LHS)...;

      • le glucagon, les catécholamines (adrénaline, noradrénaline), des corticostéroïdes et l'hormone de croissance hGH (voir "Le système hormonal")... activent la lipase ce qui conduit à l'hydrolyse des TAG et à la production d'énergie dans les mitochondries.

 

Les TAG se trouvent dans les graisses animales (chaîne longue, acides gras saturés), les huiles végétales (chaîne courtes et acides gras insaturés) et dans les produits laitiers.

 

La quantité de graisse que le corps brûle est directement proportionnelle à la concentration d'acétone dans l'haleine.

 

 

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