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La gestion énergétique

 

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Les hydrates de carbone, les lipides et les protéines sont d'abord dégradés en substrats cataboliques : acides aminés, glucose, acides gras et glycérol.

 

Ces réactions de dégradations moléculaires fournissent

 

 

 

 

 

      • lors de la fermentation (en anaérobiose), les électrons cataboliques seront à nouveau transférés sur des porteurs de carbone, tels que le pyruvate, et ensuite, en présence d'oxygène, transférés sur un accepteur final, tel que l'oxygène.

 

      • ce processus d'oxydoréduction actionne des pompes à protons, qui diffusent de l'énergie par une chaîne de transport d'électron selon le potentiel électrochimique de la membrane et produit finalement l'ATP.

 

 

Dans l'organisme, l'ATP en particulier sert comme source d'énergie pour assurer le transport mais surtout pour mener les réactions anaboliques, telles que la gluconéogenèse, la lipogenèse, la synthèse protéique et le synthèse d'ADN. En outre, l'ATP sert également comme source d'énergie pour la transduction des signaux, le maintien de la chaleur corporelle et pour le mouvement. L'énergie chimique est donc convertie resp. en énergie électrique, thermique et mécanique. L'énergie (solaire) présente dans les aliments ne se perd pas, elle passe seulement d'une forme d'énergie à une autre.

 

Sommaire :

L'énergie

Le pouvoir énergétique des nutriments

La production énergétique

Les porteurs d'énergie

Le contrôle de la production énergétique

La bilan énergétique

Le métabolisme énergétique

 

Les besoins énergétiques

 

Contenu :

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L'énergie

 

Les substances alimentaires peuvent être divisées en carburants qui produisent des calories et en éléments anabolisants tels que les vitamines.

 

En cas de pénurie (famine), un déficit en carburants sera fatal avant un déficit en éléments anabolisants. Puisque on consomme de l'énergie (environ 2000kcal/j), même quand on ne fait rien. En effet, le cerveau et les nerfs continuent à diriger les muscles et les organes, le coeur à battre, le foie à mobiliser la réserve de graisses stockée au niveau des fesses, etc...

 

La calorie est la norme d'énergie. L'énergie est une notion difficile : une personne qui pèse 120 kilos est très riche en calories, mais n'est pas nécessairement énergique. il existe en effet différentes formes d'énergie. L'énergie contenue dans la graisse corporelle ou dans une boisson sportive représente de l'énergie potentielle. L'énergie potentielle est de l'énergie (en calories) qui peut être transformée en énergie motrice ou électrique, plus de la chaleur.

 

Lorsqu'on manque d'énergie, il ne s'agit pas d'une déficience en énergie potentielle, suffisamment présente. Il nous manque plutôt la vitalité pour transformer l'énergie potentielle présente dans les réserves corporelles ou dans l'alimentation en p. ex. des mouvements. "Le sucre apporte de l'énergie nouvelle" signifie un nouvel apport de l'énergie potentielle. Ce n'est pas le sucre qui va nous motiver à bouger, et l'énergie potentielle sera stockée sous forme de graisse sous cutanée. Toutefois, lorsqu'on bouge, l'énergie potentielle sera transformée en énergie motrice + chaleur (durant le métabolisme d'aliments ou de graisses corporelles). Et en énergie électrique (pour le cerveau, les muscles, le coeur...) + chaleur.

 

Notre organisme brûle constamment des graisses, même quand nous dormons. Il est plus économe de sucres que de graisses, parce que sa réserve est plus petite que celle des graisses, et en particulier parce que le cerveau n'utilise que des sucres. Pour le cerveau, il existe bien un moyen de secours pour assurer l'apport suffisant de sucres en cas de carence (gluconéogenèse), mais l'organisme a plus facile de tirer l'alarme : le sentiment de faim (voir : "Processus fornisseurs d'énergie").

 

La réserve d'énergie est stockée sous forme de graisse : même les personnes minces possèdent 10 à 20 kilos de graisse. En général, les femmes en possèdent plus que les hommes, en prévision d'une éventuelle grossesse. En cas de famine ou grève de la faim, la graisse située au niveau sous-cutané, abdominal et fessier sera d'abord utilisée. Les protéines musculaires et des tissus seront brûlées en dernier lieu. Jusqu'à épuisement de calories.

 

Lorsque nous faisons du sport tranquillement, les muscles brûlent davantage de graisses que des sucres. Par contre, lorsque l'effort devient plus intense, la combustion de sucres augmente. La combustion de graisses aussi, mais moins prononcée. Toutefois, pour brûler plus de graisses, il faut s'entraîner : celui qui fait beaucoup d'efforts physiques, consomme plus d'énergie, et son organisme cherchera toujours le chemin énergétique le plus avantageux. Il améliora donc le traitement des graisses, puisque c'est le combustible dont on possède les plus grandes réserves (voir : "Disponibilité des substrats énergétiques, Leur balance d'utilisation au cours de l'exercice physique".

 

Un sportif bien entraîné peut donc brûler plus facilement des graisses qu'un sportif débutant. Ce dernier brûlera plus facilement des graisses lorsqu'il s'entraîne tranquillement, environ à la moitié de sa fréquence cardiaque maximale (FCM : voir "La diététique du sportif"). Ce niveau d'effort peut être soutenu pendant longtemps.

 

En cas de famine, la personne obèse ne mourra pas d'un manque de carburants (de calories), mais plutôt d'un déficit en éléments anabolisants tels que les vitamines. L'organisme a besoin de vitamines comme un moteur nécessite de l'huile.

 

La vitamine B1 p. ex. sera la première vitamine déficitaire. L'organisme possèdent une réserve de vitamine B1 pour couvrir les besoins durant environ 1 mois. Les muscles, les nerfs et le cerveau dépendent de cette vitamine. Un déficit peut entraîner une maladie, le"béribéri" (l'incapacité de bouger suite à une détérioration nerveuse et musculaire) qui peut être fatale. Une autre forme de déficience en vitamine B1, observée chez les alcooliques, attaque le tissu nerveux entraînant la mort par défaillance cérébrale (syndrome de Wernicke-Korsakoff).

 

Chacune des 13 vitamines ont un rôle spécifique à jouer dans l'organisme et doivent être présentes en quantités suffisantes. Dans le cas contraire, des maladies déficitaires surviennent : vitamine C (le scorbut), vitamine A (la cécité), vitamine B12 (atteinte cérébrale), vitamine D (anomalies osseuses et fractures), vitamine K (hémorragies), ...

 

Outre les vitamines, les acides aminés essentiels, les acides gras essentiels, les minéraux et les oligo-éléments sont indispensables à l'organisme. En effet, ils jouent le rôle de cofacteur dans la catalyse. Par exemple :

 

Dans le cycle de Krebs : Acétyl-coA, vit B5, vit B1

 

Dans la production énergétique (chaîne respiratoire, phosphorylation oxydative ):

 

L'excès de calories représente le problème alimentaire majeur. L'organisme reçoit plus d'énergie potentielle sous forme de graisses, de glucides, de protéines et d'alcool qu'il est capable de brûler ; dès lors l'excès sera stocké sous forme de graisses. Cependant, étant donné que l'organisme n'est pas conçu pour porter un surpoids, les risques d'usure articulaire, de calculs biliaires, de diabète, de maladies cardio-vasculaires et de cancer sont accrus.

 

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Le pouvoir énergétique des nutriments

 

La combustion de graisses apporte 9 kcal/g, de glucides 4 kcal/g, de protéines 4 kcal/g également et d'alcool 7 kcal/g (Facteurs d'Atwater).

 

Pour calculer le pouvoir énergétiques des nutriments, tous les fabricants s'appuient sur les calculs de Wilbur Olin Atwater, chemiste anglais de la fin du XIX ème siècle. En théorie, les calories sont la quantité de chaleur émise par la combustion d'un aliment, pour mimer ce que notre métabolisme fait chaque jour.  

 

Toutefois, les calories des étiquettes (la densité énergétique de l'aliment) sont des estimations qui ne reflètent pas la réalité physiologique de la digestion.

 

La digestion est une série complexe d'opérations qui consomment des calories. Couper les nutriments en petits morceaux , n'est pas gratuit. D'autre part, il est plus compliqué de transformer des protéines en molécules assimilables par l'organisme que des glucides ou lipides. Les protéines apportent peu d'énergie et leur digestion coûte plus cher. Idem pour les fibres dont la fermentation dans l'intestin consomme de l'énergie.

 

Qui plus est : le nombre des calories libérées varie selon le mode de cuisson. La cuisson agit comme une prédigestion : en facilitant l'extraction des nutriments, elle réduit le temps de travail de l'estomac. Plus les aliments sont cuits, chauds et mous, plus ils libèrent de calories. L'organisme dépense donc moins pour digérer, autant de calories disponibles pour stocker...

 

Et il y a le côté cognitif : l'inscription "allégé en graisses" suffit pour sous-estimer le nombre de calories apportées. Alors que sa teneur n'a peut-être pas changé. Or, plus qu'on croit que l'aliment est allégé, plus on compense en en mangeant davantage. Idem pour l'impact de la taille des portions : manger un aliment pauvre en graisses ou en calories, c'est bien pour autant que vous résistez à la tentation de manger davantage. Sinon, cet aliment pauvre en graisses ou en calories vous fait grossir! En outre, on ne sait rien de l'effet conjugué des dizaines d'additifs que l'on ingère chaque jour...

 

Eviter donc les aliments transformés. L'idéal est d'acheter des aliments bruts, le repas idéal est celui qui est fait à la maison.

 

 

Manger sainement est cependant plus que compter des calories. Il est vrai que toutes les graisses apportent beaucoup de calories, mais les graisses poly-insaturées contribuent à une bonne santé, tandis que les graisses saturées peuvent élever les taux sanguins de cholestérol et le risque cardiovasculaire. Bien que les graisses saturées et insaturées offrent la même densité énergétique, elles exercent différents effets sur la santé. Cela ne veut pas dire que les graisses saturées sont absolument à éviter. Au contraire, elles nous sont très utiles...

 

Les aliments à densité nutritionnelle élevée contiennent beaucoup de nutriments essentiels et relativement peu de calories. Ils sont presque à l'opposé des aliments à densité énergétique élevée. Cette densité nutritionnelle à été définie par un score NNR (Naturally Nutrient Rich-score) qui évalue la contribution des aliments à fournir des nutriments pour un apport énergétique journalier de 2000 kcal (soit 8360 kJ) et qui comprend 16 macronutriments clefs (protéines, AGMI, Ca, Fe, K, Zn, vit A, B1, B2, B5, B9, B12, C, D, E, et fibres. Grâce à ce score NNR, un bon choix alimentaire ne dépend plus de l'absence de sucres, graisses ou sel, mais de la présence d'un nombre de nutriments indispensables au maintien de la santé.

 

Entre-temps, aux E.U., on développe l'index NRF (Nutrient Rich Food) : à l'aide de la formule NRF9.3, on pourrait, pour chaque aliment, repas ou alimentation totale journalière, calculer un score, basé sur la présence de 9 nutriments à promouvoir et de 3 nutriments à limiter. Le score obtenu se situe entre 1 et 5 et est graduel. Plus le score est élevé, mieux c'est!

 

 

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La production énergétique

 

L'alimentation nous fournit tous les éléments nécessaires, des vitamines, des électrons et de l'énergie (solaire). Les éléments peu présents sont souvent utilisés complètement. L'excédent des autres éléments est éliminé ou stocké. Un apport énergétique est toujours indispensable, même chez les organismes adultes, étant donné que chaque réaction biochimique nécessite un peu d'énergie.

 

En général, comme source d'énergie, un substrat carbonique est utilisé : son catabolisme par oxydations successives produit du dioxyde de carbone, de l'eau et de l'énergie. Le dioxyde de carbone est finalement éliminé.

 

Dans les réactions cédant de l'énergie, des protons sont souvent impliqués. La concentration aqueuse cellulaire est de 55 moles, la concentration totale de protons est donc de 110 moles. En outre, les protons sont tellement réactifs que les réactions qui fixent des protons ne nécessitent pas la présence d'enzymes. Etant donné que la présence d'eau est toujours suffisante, la gestion de la loi d'équilibre pour l'eau n'est pas maintenue.

 

Ajoutez à cela que le fait que l'eau passe aisément la membrane cellulaire, contrairement aux protons qui portent une charge (polaire). Lors des processus de transport, le transport d'eau n'est pas considéré, mais bien celui des protons.

 

Dans des réactions d'oxydoréduction, l'hydrogène des composés est représenté comme H+ (H plus un électron) et l'oxygène comme O2-  (eau moins deux protons).

 

Note : pour ajouter de l'eau à des substances dans une réaction biochimique, la présence d'une enzyme est souvent nécessaire : une hydratase lorsque la substance ne se dégrade pas ensuite, une hydrolase lorsque la substance se dégrade...

 

 

A côté de l'alimentation, la respiration fournit un capteur d'électrons supplémentaires, l'oxygène. Les électrons, libérés lors des réactions cataboliques, sont tous amenés vers ce récepteur d'électrons terminal. Après réduction, ce capteur est éliminé (par l'oxygène sous forme d'eau). Lors de la fermentation en anaérobiose, un tel capteur d'électrons fait défaut. Dans ce cas, un capteur d'électrons interne doit intervenir.

 

 

 

 

Un organisme en équilibre ne peut donc pas produire des électrons en excès.

 

 

Dans l'organisme, la glycolyse, le complexe de la pyruvate déshydrogénase, la lipolyse et le cycle d'acide citrique cèdent leurs électrons au NADH (et un peu au FADH2).

Ces électrons sont ensuite cédés à :

 

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Les porteurs d'énergie

 

L'ATP est un donneur/porteur d'énergie universel : il est stable et facilement impliqué dans des réactions cédant ou utilisant de l'énergie. Les réactions anaboliques nécessitant de l'énergie sont donc en général couplées à une hydrolyse d'ATP. Les molécules d'ATP et d'ADP migrent entre les enzymes, et font donc partie des coenzymes.

 

Il existe deux voies pour la synthèse d'ATP : par phosphorylation oxydative et par phosphorylation du substrat (voir aussi "Coenzymes, ATP").

 

L'ATP formé est un composé riche en énergie : lors de son hydrolyse, beaucoup d'énergie est libérée (une liaison entre groupements phosphate est très riche en énergie lorsque l'autre atome liant possède une double liaison telle que dans l'ATP et le PEP, mais pas dans le G-6P (glucose 6-phosphate)).

 

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Le contrôle de la production énergétique

 

Il est crucial pour l'organisme d'optimiser les flux métaboliques et les concentrations des éléments indispensables. L'enzyme joue souvent le rôle de facteur décisif, bien que d'autres mécanismes de mise au point interviennent (rétrocontrôle, autorégulation...).

 

Dans quelle mesure une étape (donc une enzyme) d'une voie métabolique détermine ou contrôle le flux, est exprimée par l'effet provoqué par l'activation de cette enzyme. Lorsque l'activation exerce une forte influence sur le flux, l'enzyme présente un contrôle important sur ce flux.

 

Des réactions irréversibles sont en général inhibées par leur produit, ou sont dépendantes d'un cosubstrat, dont la concentration est déterminée par des réactions ultérieures. Suite à des influences du début de la voie métabolique sur des processus ultérieurs, les réactions en bout de chaîne métabolique exercent également une influence sur le flux à travers cette voie.

 

 

Ceci est très utile, puisque le besoin du produit final est impliqué dans sa synthèse.

 

 

La régulation d'une réaction peut se faire par  :

 

    1. une modification des concentrations du substrat/produit,

    2. une synthèse enzymatique majorée (contrôle hiérarchique, via expression génétique),

    3. une modification de l'activité enzymatique : p. ex. via des effets allostériques et lors d'une modification covalente de l'enzyme (activation / désactivation de l'hydrolyse d'ATP via des réactions de régulation en cascade de p. ex. l'AMPc).

 

Le contrôle/régulation demande donc de l'énergie.

 

 

En général, il existe une hiérarchie dans les processus de contrôle/régulation :

 

Jusqu'à un certain niveau :

      • l'expression génétique contrôle la concentration enzymatique et,

        • la concentration (=activité) de chaque enzyme contrôle les flux et les concentrations.

 

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La bilan énergétique

 

 

 

      • dans ce cycle, les groupements acétyle sont finalement oxydés en dioxyde de carbone, en cédant 6 électrons au NAD+ et 2 au FAD+.

 

La glycolyse et le cycle de l'acide citrique produisent ainsi resp. 2 et 1 molécule d'ATP via la phosphorylation du substrat.

 

Toutefois, lorsque la respiration est active, la phosphorylation oxydative produit beaucoup plus d'ATP. La chaîne respiratoire utilise ici les électrons du NADH, portés dans la glycolyse, mais principalement dans le cycle de l'acide citrique et dans la lipolyse sur le NAD+  ainsi que ceux portés sur le FADH2 par la succinate déshydrogénase du cycle de l'acide citrique et par l'acylCoA déshydrogénase dans la béta-oxydation (lipolyse).

 

 

La bilan énergétique par molécule de glucose :

 

 

 

en aérobiose

en anaérobiose

2 ATP utilisés dans la glycolyse

-2

-2

4 ATP formés dans la glycolyse

+4

+4

2 NADH2 formés via la chaîne respiratoire

+6

 

8 NADH2 formés via le cycle de l'acide citrique

+24

 

2 GTP dans le cycle de l'acide citrique

+2

 

2 FADH2 formés via la chaîne respiratoire

+4

 

 

 

 

Total :

+38

+2

 

 

Chaque molécule participante de glucose apporte en aérobiose au total 38 molécules d'ATP extra.

 

Note :

Il s'agit d'une appréciation théorique. Il est évident que des étapes préparatoires, telles que le transport actif du NAD réduit à travers la membrane mitochondriale pour servir dans la chaîne respiratoire, demandent aussi de l'énergie. Le total net exact est pour cette raison évalué à moins de 36 molécules d'ATP.

 

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Le métabolisme énergétique

 

La première loi de la thermodynamique stipule que l'énergie ne peut être détruite ni créée de novo : l'énergie n'est que transformée et passe d'une forme d'énergie à une autre (Loi de Lavoisier).

 

Sur base de cette loi, le flux énergétique à travers l'organisme peut être présenté comme suit :

 

apport d'énergie (Ea) - dépense d'énergie (Ed) = réserve d'énergie (ΔE)

 

Dans un état d'équilibre énergétique, ΔE  = zéro : la réserve énergétique dans l'organisme reste constante, la dépense est complètement compensée par l'apport via l'alimentation (la combustion des aliments).

 

En général, l'équilibre énergétique est perturbé : ΔE sera positif ou négatif et la réserve d'énergie, et donc le poids corporel, sera respectivement augmentée ou diminuée. L'équilibre énergétique est en fait une donnée dynamique, qui varie constamment suivant l'apport et la dépense d'énergie par l'organisme. Rarement, les deux se neutraliseront parfaitement.

 

En effet, l'apport des aliments est plutôt périodique. Bien que la dépense énergétique puisse être intense, elle est cependant toujours minimale. En pratique, l'organisme consomme toujours de l'énergie pour son métabolisme basal (BMR), l'énergie nécessaire pour assurer l'activité cellulaire et nerveuse ainsi que le maintien thermique, en état de repos physique et mental complet. La dépense d'énergie pour le métabolisme basal est déterminée par l'importance de la masse maigre (muscles) : en effet, la masse grasse est moins active métaboliquement, ce qui entraîne chez la personne en surpoids un métabolisme basal plus faible par rapport à son poids corporel.

 

La dépense d'énergie (Ev) peut varier d'une personne à l'autre, même à poids corporel égal. Surtout le besoin énergétique journalier détermine cette différence. Sa plus grande partie (60 à 70%) est formée par le métabolisme basal (BMR). Le métabolisme basal est le plus intense chez l'enfant jusqu'à l'âge de 10 ans. Ce métabolisme basal varie selon la personne, l'une a des besoins plus élevés que l'autre. Une prédisposition génétique est probablement impliquée. Mais l'importance de ce métabolisme basal dépend en grande partie de la masse corporelle sans graisses, la masse musculaire. Parce que les muscles consomment de l'énergie, contrairement à la masse adipeuse qui en consomme peu.

 

En formant des muscles, on augmente donc son métabolisme basal. Inversement, lors d'une cure d'amaigrissement, le métabolisme basal sera réduit. Un corps plus mince nécessite moins de force musculaire pour porter son poids. Si on veut rester mince, il faut donc réduire l'apport calorique. Pour cette raison, les hommes, par rapport aux femmes, peuvent ingérer plus de calories sans prise de poids : ils possèdent naturellement moins de graisses et plus de muscles, et présentent donc un métabolisme basal plus élevé (BMR).

 

Les personnes "à combustion lente", qui prétendent prendre du poids en buvant de l'eau, ne doivent pas réduire d'avantage leur apports caloriques. Au contraire, elles doivent augmenter, en bougeant plus, leur masse musculaire pour élever leur métabolisme basal. Des modifications spontanées dans leur mode d'activités peuvent augmenter leur métabolisme basal journalier de 100 kcal par jour.

 

La perte de masse musculaire diminue le métabolisme basal et les besoins caloriques chez la personne âgée.

 

D'autre part, lors de l'ingestion d'aliments, une certaine quantité d'énergie s'avère nécessaire pour digérer et dégrader les aliments, avant qu'une combustion réelle puisse assurer un apport énergétique net. La réponse thermogénique à l'ingestion d'aliments est relativement constante et est évaluée à environ 10% de la dépense énergétique totale.

 

L'apport énergétique net est disponible pour toute activité physique. Toutefois, chez la personne sédentaire, la dépense énergétique liée à une activité physique n'atteint qu'environ un tiers du métabolisme basal, tandis que chez les individus très actifs elle peut atteindre jusqu'au double ou plus de l'énergie utilisée pour le métabolisme basal.

 

En résumé :

      • des personnes sédentaires ou alitées ont un besoin énergétique basal de 11.5kcal/450g de poids corporel/jour

      • des personnes avec une activité sportive régulière : 16kcal/450g de poids corporel/jour

      • des personnes aux activités très énergiques (un métier très physique, sportif professionnel, ...) : 18kcal/450g de poids corporel/jour

 

L'énergie peut être exprimée comme une grandeur physique en kcal ou kjoule, dont 1 kcal = 4.184 kjoule ou 1kj = 0.239 kcal.

 

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Les besoins énergétiques

Source : Recommandations nutritionnelles pour la Belgique (Conseil supérieur de la Santé)

 

Le facteur "activité physique" est prépondérant pour la consommation énergétique. C'est le seul facteur qu'on peut maîtriser. En outre, le métabolisme basal diffère aussi selon la personne. Des activités physiques régulières augmentent les besoins énergétiques au repos. Bénéfice doublé garanti!

 

Chaque activité physique consomme de l'énergie. L'intensité de l'activité physique peut être estimée approximativement par la valeur PAL (Physical Activity Level), qui donne le rapport entre la dépense énergétique totale et les besoins énergétiques pour le métabolisme basal.

 

Chaque activité spécifique est caractérisée par un "indice énergétique intégré" (IEI) qui exprime le rapport entre le coût énergétique de cette activité et le métabolisme basal (BMR). Il tient compte de la dépense énergétique des différentes tâches qui composent l'activité.

 

La valeur PAL d'un jour est donc la moyenne pondérée des IEI du jour.

 

Sur base du nombre d'heures de travail par jour, du nombre de jours de travail par semaine et du nombre de semaines de travail par an, une valeur PAL moyenne par an peut être calculée. Des valeurs PAL moyennes ont été calculées en fonction de l'âge et le sexe, et sur base annuelle d'activités légères, moyennes et lourdes.

 

Les valeurs PAL varient ainsi de 1.55 à 2.10 (homme) et de 1.56 à 1.82 (femme).

 

Au niveau individuel, il est possible de calculer d'une façon précise la valeur PAL correspondante à son activité physique. Une personne sédentaire a une valeur PAL moyenne variant entre 1.55 et 1.60. L'OMS a proposé une valeur PAL de 1.75 pour les adultes avant d'éviter le surpoids! Chez des individus avec une valeur PAL de 1.80 ou supérieure, le risque de surpoids devient très faible.

 

Le besoin énergétique total (BET) en utilisant le PAL comme facteur de proportion, peut être exprimé comme suit :

 

BET = PAL x  BMR                  exprimé en kcal/jour

 

 

Attention :

 

 

 

 

 

 

Voir aussi : "La diététique du sportif".

 

Suivant les recommandations nutritionnelles de la plupart des pays européens et celles des Etats-Unis, l'apport global en glucides devrait couvrir au moins 55% du besoin énergétique total (BET), l'apport protéique en moyenne 9-11% et l'apport lipidique ne devrait pas atteindre plus de 30 - 35% de l'énergie totale ingérée.

 

Voir aussi : "Recommandations nutritionnelles pour les hydrates de carbone, les protéines et les lipides".

 

 

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Côté pratique

 

Tout le monde n'aime pas les mêmes aliments. Certains préfèrent des hydrates de carbone, d'autres des protéines. Ce qui compte, c'est se sentir satisfait, sans grignotages ou sentiments de faim.

 

 

 

 

Le rapport des graisses, glucides et  protéines nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme, diffère selon le type. Tous les légumes ne sont pas appréciés par tous les types, parce que leurs besoins diffèrent.

 

Indépendamment du type, le choix alimentaire doit pouvoir assurer :

 

 

Cet état d'équilibre s'exprime par :

 

 

"Avoir confiance dans et écouter son corps lorsqu'on veut rester en bonne santé, aider le à diriger en cas de maladie".

 

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