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Les hormones protéiques

 

Dernière mise à jour : 2021.11.19

 

 

Les hormones FSH, LH et TSH

 

 

    • contrairement aux hormones stéroïdiennes qui traversent la membrane cellulaire pour se fixer sur un récepteur intracellulaire, les hormones protéiques ne savent pas entrer dans la cellule :

 

      • pour cette raison, la réponse des hormones stéroïdiennes est plus lente par rapport à celle des hormones protéiques et inversement, le temps nécessaire pour arrêter une action induite par des hormones stéroïdiennes est plus long.

 

    • ce sont des gonadotrophines : elles sont impliquées e.a. dans la régulation de resp. les ovaires, les testicules et la glande thyroïdienne.

 

    • leur libération hypophysaire est gérée par l'hypothalamus, une zone du cerveau qui contrôle la plupart des fonctions automatiques de l'organisme, telles que le maintien de la température corporelle, les sensations de soif et de faim, le comportement sexuel, le cycle sommeil-éveil ainsi que le cycle menstruel (voir aussi : "Systèmes de régulation autonome").

 

    • une interaction constante entre l'hypothalamus ou l'hypophyse et les organes concernés permet de synthétiser à l'instant propice les gonadotrophines correctes et donc également leurs dérivés hormonaux.

 

Sommaire :

 

La FSH

 

La LH

 

La TSH

 

Continu :

 

         

FSH (Follicle Stimulating Hormone)

 

 

La FSH appartient, comme la LH (Hormone Lutéinisante), aux gonadotrophines : ce sont des glycoprotéines produites par les cellules gonadotropes du lobe antérieur de l'hypophyse, aussi bien chez l'homme que chez la femme...

 

 

Rôle de la FSH chez la femme :

 

      • elle entraîne la croissance des follicules dans les ovaires.

      • elle stimule les follicules à produire des oestrogènes... (à partir d'androgènes!).

 

 

Rôle de la FSH chez l'homme :

 

      • elle stimule les cellules de Sertoli dans les tubes séminifères, qui contrôlent l'évolution de la spermatogenèse...

 

 

En général, la FSH agit d'une façon efficace en présence de la LH : l'ovulation n'est possible qu'en cas d'action précise et concomitante de la FSH et de la LH.

 

    • D'une part, leur sécrétion est déterminée par le rapport des concentrations des hormones sexuelles dans le sang et le cerveau (rétrocontrôle négatif) et est inhibée par l'inhibine (une hormone glycoprotéinique produite par les testicules ou les follicules) qui freine la libération de la FSH par l'hypophyse !

 

    • D'autre part, la décapeptide hypothalamique LH-RH (= Gonadotropin Releasing Hormone, Gn-RH) est impliquée dans la synthèse, l'accumulation et la sécrétion de la FSH (et de la LH).

 

Note :

 

La libération de la GnRH et de la LHRH (et donc également la sécrétion de la LH et de la FSH) n'est pas continue mais suit un rythme régulier de périodicité avec des pics plasmatiques (afin d'éviter une désensibilisation...) (voir aussi : "Biorythmes").

 

         

LH (Hormone Lutéinisante)

 

La LH appartient, comme la FSH (Follicle Stimulating Hormone), aux gonadotrophines : ce sont des glycoprotéines produites par les cellules gonadotropes du lobe antérieur de l'hypophyse, aussi bien chez l'homme que chez la femme.

 

Rôle de la LH chez la femme :

 

      • elle stimule (avec l'hormone FSH) la maturation folliculaire dans les ovaires et la transformation du follicule rompu en corps jaune pendant la phase lutéale du cycle menstruel.

      • après l'ovulation, elle est responsable  (avec l'hormone FSH) de la sécrétion de progestérone et d'oestrogène par le corps jaune.

 

Rôle de la LH chez l'homme :

 

      • elle stimule la production de testostérone par les cellules interstitielles de testicule (Leydig) (chez l'homme, la LH est aussi appelée ICSH (Interstitial Cell Stimulating Hormone).

 

 

En général, la LH agit d'une façon efficace en présence de la FSH : l'ovulation n'est possible qu'en cas d'action précise et concomitante de la FSH et de la LH.

 

    • D'une part, leur sécrétion est déterminée par le rapport des concentrations des hormones sexuelles dans le sang et le cerveau (rétrocontrôle négatif) et est inhibée par l'inhibine (une hormone glycoprotéinique produite par les testicules ou les follucules) qui freine la libération de la FSH par l'hypophyse !

 

    • D'autre part, la décapeptide hypothalamique LH-RH (= Gonadotropin Releasing Hormone, Gn-RH) est impliquée dans la synthèse, l'accumulation et la sécrétion de la LH (et de la FSH).... ;

 

Note :

 

La libération de la GnRH et de la LHRH (et donc également la sécrétion de la LH et de la FSH) n'est pas continue mais suit un rythme régulier de périodicité avec des pics plasmatiques (afin d'éviter une désensibilisation...) (voir aussi : "Biorythmes").

 

         

TSH (Thyroïd Stimulating Hormone)

 

La TSH ou la thyréotropine est produite par l'hypophyse et stimule la synthèse des hormones thyroïdiennes. L'hypophyse elle même est sous le contrôle de l'hypothalamus, un centre cérébral supérieur, qui produit l'hormone thyréotrope (Thyreotropin-Releasing Hormone -TRH).

 

L'action de la TSH est partiellement inhibée par les hormones thyroïdiennes T4 et T3. Cette inhibition de la TSH est basée sur un mécanisme de rétrocontrôle négatif, via la T4, bien que cette hormone soit considérée comme précurseur de la T3.

    • c'est rendu possible du fait que l'hypophyse est capable de convertir la T4 en T3.

 

Valeurs normales : 0.3 - 4.5 μU/ml (au E.U. : 0.3 - 3.0 μU/ml). Des valeurs supérieures à 2.0 μU/ml sont suspectes. Une élévation de la TSH montre en effet une défaillance thyroïdienne.

 

Note :

 

      • un taux faible de T4 peut indiquer une glande thyroïdienne défaillante ou une mauvaise fonction hypophysaire (qui ne stimule pas ou pas assez la glande thyroïdienne) ; puisque cette hypophyse produit en temps normal la TSH lorsque la T4 est faible, un taux élevé de la TSH confirmera la responsabilité de la glande thyroïdienne dans l'hypothyroïdie.

 

      • lorsque les taux de la T4 sont faibles, et ceux de la TSH normaux, il est probable que l'hypophyse soit la cause de l'hypothyroïdie. Cette constatation peut avoir des lourdes conséquences, étant donné que l'hypophyse est également impliquée dans la régulation d'autres hormones (sexuelles et de croissance), mais aussi dans la fonction surrénale!

 

      • la valeur des taux de la TSH n'est pas liée à des plaintes formulées lors d'une hypo- ou une hyperthyroïdie!

 

 

Une perturbation de l'hypophyse peut montrer d'éventuels autres troubles glandulaires, nécessitant d'autres types de traitements.

 

---> L'hypophyse, l'hypothalamus et la glande surrénale appartiennent au même axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.

 

 

 

 

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