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Glycoprotéines            Top

 

Une glycoprotéine est une protéine portant un groupement de polysaccharides (p. ex. l'acide sialique) formée par glycosylation (= une glycation enzymatique : l'ajout enzymatique d'oligosaccharides au cours de la biosynthèse de certaines protéines).

 

Par contre, la glycation non enzymatique/chimique (réaction de Maillard) est une réaction pathologique spontanée donnant naissance aux protéines glyquées. La vitesse de la réaction dépend de la concentration des deux molécules. L'une des protéines dont la glycation a été particulièrement étudiée est l'hémoglobine, qui sous sa forme glyquée est appelée HbA1c.

 

Des glycoprotéines connues :

 

 

Les lectines (des glycoprotéines végétales) appartiennent aux systèmes chimiques d'autodéfense utilisés par des plantes contre leurs prédateurs. En effet, les plantes ne veulent pas être mangées... Les lectines jouent un rôle dans la communication et l'interaction entre cellules. Ainsi les lectines peuvent occuper plusieurs sites de fixation par affinité à des oligosides spécifiques. Dont l'acide sialique, une molécule de sucre qui permet la transmission nerveuse initiée par l'acétylcholine. Pour la plante, notre corps est un énorme insecte ... On croit que les lectines sont à l'origine de maladies auto-immunes et de problèmes neuropathiques, cognitifs, inflammatoires ou cardiaques.

 

Certains aliments sont riches en lectines : haricots, lentilles, céréales (blé, soja...), légumes de la famille des solanacées (aubergines, pommes de terre, poivrons...). Une alimentation pauvre en lectines peut être indiquée en cas de maladies auto-immunes ou de maladies (inflammatoires) chroniques.

 

Une glycoprotéine est synthétisée par glycosylation de type N- ou O- , selon l'acide aminé utilisé.

 

 

P. ex. :

 

La PON-1 (paraoxonase-1) est une glycoprotéine calcium dépendante, synthétisée par le foie, qui se fixe sur le HDL-cholestérol sanguin, en assurant son intégrité, activité et efficacité. Elle présente des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et détoxifiantes. La PON-1 est activée par les PPAR gamma (voir : "Peroxysomes"). Des faibles valeurs sanguines de la PON-1 sont associées à des pathologies cardiovasculaires, indépendamment les taux sanguins des lipides. Le jus de la grenade pourrait stimuler l'activité de la PON-1.

 

 

 

      • le collagène de type I : intervient dans la formation de la peau, des tendons, des os et de la cornée,

      • le collagène de type II est présent sous forme de fines fibres dans la substance fondamentale du cartilage hyalin (avec les collagènes IX, X et XI) : cette structure explique les propriétés physiques : la solidité et la résistance. La forme non-dénaturée du collagène de type II conserve sa structure unique (triple hélice).

      • le collagène de type III : il se trouve en particulier dans le muscle squelettique et dans la paroi des vaisseaux sanguins.

 

Outre la glycine, l'hydroxylysine et l'hydroxyproline jouent un rôle important dans la formation de collagène. La présence de la vit C est nécessaire dans la conversion des 2 acides aminés, la lysine et la proline, en hydroxylysine et hydroxyproline.

 

      • la glycine dans : poisson, viande, produits laitiers...

      • la lysine  dans : viande, poisson, produits laitiers et légumineuses

      • la proline dans : blanc d'oeuf, germes de blé, ...

 

Les plats réputés en collagène sont consommés de façon exceptionnelle : l'os à moelle, le bouillon, les poissons entiers, la tête de veau, le pied de cochon, la poule au pot, les tripes, l'andouilette... Ces plats, ils appartiennent à un autre époque... Ce n'est pas un hasard bien sûr que le bouillon, la gelée et autres plats riches en collagène aient été très répandus dans notre culture. Et il est bien dommage que, il y a environ une génération, cette habitude se soit brusquement perdue. Ce phénomène est d'autant plus regrettable que les conditions de vie modernes rendent l'apport alimentaire de collagène particulièrement nécessaire.

 

Son mode d'action est basé sur un processus immunitaire qui inverse les effets destructeurs de l'ostéoarthrite et permet ainsi au contraire à l'organisme de réparer ses articulations. Son administration active la réponse immunitaire : elle permet d'identifier le collagène comme nutriment et non comme corps étranger à attaquer. Ce faisant, la destruction du collagène est ralentie de même que les phénomènes inflammatoires associés, entraînant une diminution des épisodes douloureux et une meilleure mobilité articulaire.

 

Note : Le collagène est la substance brute, tandis que la gelatine est le produit obtenu par ébullition prolongée de collagène.

 

Les sucres jouent le rôle de récepteurs : p. ex. fonction de reconnaissance du système immunitaire (entraîne la réaction de rejet lors d'une transplantation ou d'une transfusion sanguine). Le Dolichol (un acide gras à partir du cholestérol, crucial pour les yeux et le cerveau), un transporteur d'acides aminés, est indispensable dans la fixation des sucres sur la protéine.

 

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