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Aliments acides, acidifiants et alcalinisants

          

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Notre alimentation contient des aliments acides, des aliments acidifiants (qui deviennent des acides dans l'organisme après absorption) et des aliments alcalinisants (voir "Acides et bases").

 

Normalement l'organisme est capable de neutraliser les acides incorporés dans notre alimentation lors du passage dans l'intestin grêle par l'intermédiaire des sucs pancréatiques (voir aussi : "L'équilibre acido-basique") ; cependant, les acides formés lors de la dégradation des aliments ou lors du métabolisme (voir : "Acides métaboliques") doivent être éliminés par les poumons (CO2), la peau (transpiration acide) et par les reins (acide urique).

 

Par nature, certains individus éliminent bien ces acides, d'autres plutôt mal. Une personne matinale par exemple, est capable de bien éliminer les acides durant la nuit et se lève en pleine forme. D'autre part, le noctambule a plus de difficultés pour éliminer ces acides et se réveille souvent avec un sentiment de fatigue.

 

La même situation se crée en cas de surcharge psychique (stress, angoisses, idées dépressives...). Puisque le stress freine la capacité de neutralisation des acides, une acidification du milieu peut se manifester rapidement. Les acides non éliminés sont stockés dans les tissus conjonctifs et s'y accumuleront. Cette situation s'exprime par une langue chargée, une transpiration acide (en particulier la nuit), des ballonnements après repas, et une mauvaise haleine. La neutralisation de ces acides exige beaucoup d'énergie. En outre, elle peut entraîner une rétention d'eau, une fatigue chronique et des troubles rhumatismaux (acide urique).

 

Que faire?

 

Sommaire :

 

Répartir les aliments

 

Lister les aliments

 

Choisir le bon aliment

 

L'indice PRAL

 

Côté pratique

 

Contenu :

Répartir les aliments :             Top

 

Certains aliments ont un pouvoir alcalinisant, grâce à leur richesse an anions organiques (Na+, K+, Ca2+, Mg2+). Ils présentent une charge acide nette négative. Une alimentation alcalinisante neutralise et élimine les acides en excès. Les aliments acidifiants sont classés sur base de leur rapport en composants acidifiants tels que chlorure, phosphore et protéines (en particulier les acides aminés soufrés méthionine et cystéine).

 

En effet, le chlorure du sel favorise la production d’acide chlorhydrique, acidifiante. C’est aussi le cas des viandes et des fromages qui apportent du phosphore - tout comme les additifs au phosphate - et contribuent donc à la production endogène d’acide phosphorique. Les céréales en quantité favorisent la production d'acide sulfurique du fait de leur richesse en acides aminés soufrés.

 

A l’inverse les végétaux, fruits, légumes, tubercules, sont alcalinisants du fait de leur teneur en bicarbonates et potassium. 

 

Un déséquilibre entre les sources d'acides et les sources de bases contribue à une acidification de l'organisme (acidose chronique). Il existe des systèmes tampons efficaces pour rétablir l'équilibre, mais avec l'âge, ils le sont de moins en moins, notamment parce que la fonction rénale diminue.

 

Le rapport idéal aliments alcalinisants/acidifiants est égal à 7. Aucun aliment n'est exclu, c'est une question de proportions, et de bons choix.

 

Manger différemment, pour être en pleine forme! Dans le cas contraire, des symptômes d'un terrain acide peuvent se manifester : voir aussi : "Le profil acido-basique".

 

Les aliments peuvent être partagés en aliments acidifiants et alcalinisants, de nature faibles ou fortes.

 

Sont très acidifiants : en général des aliments riches en calories, très concentrés et riches en non-métaux (forte charge acide nette positive)

 

Sont acidifiants : (charge acide nette positive)

 

Sont peu acidifiants : (faible charge acide nette positive)

 

Sont alcalinisants : (charge acide nette négative)

 

Sont très alcalinisants : en général des aliments pauvres en calories, volumineux et riches en minéraux (forte charge acide nette négative)

 

Attention : le goût acide d'un aliment n'a rien avoir avec un éventuel effet acidifiant. Les acides dans les fruits par exemple, ou dans le vinaigre seront neutralisés lors de leur passage dans la première partie de l'intestin (intestin grêle).

 

Lire aussi : "Acides et bases" et "Profil acido-basique".

 

Lister les aliments :             Top

 

 

      • acides et acidifiants  : orange, pamplemousse, airelles,...

      • mi-acides et acidifiants : abricot, prune...

      • séchés et acidifiants : abricot, pruneau...

      • fruits sec oléagineux et acidifiants : noisettes, noix, pistaches...

 

 

      • légumineuses acidifiantes : fèves, haricots secs, lentilles sèches, pois cassés...

      • légumes acidifiants : artichaut, asperge, chou de Bruxelles, oignon, oseille, poireau, rhubarbe...

 

 

 

 

En général, une alimentation carnée est plutôt acidifiante, alors qu'une alimentation lactovégétarienne est alcalinisante.

 

Choisir le bon aliment :             Top

 

Une alimentation riche en bases et pauvre en acides ou sans acides contribue à l'alcalinisation du "terrain" et à la neutralisation des aliments acidifiants en excès sans surcharge du système tampon (voir : "Equilibre acido-basique").

 

 

Aliments acides ou acidifiants :

Aliments peu acides ou alcalinisants :

 

 

Café

Café de fruits, café au malt

Lait au chocolat, thé

Thé aux herbes

Jus de fruits, limonades

Eau, lait, lait d'amandes, jus de légumes

Vin, alcool

Eau

 

 

Sucres

Sirop d'érable

Miel, confiture

Concentré de poires, dattes, purée d'amandes, purée de châtaignes

Sucreries

Fruits secs, dattes

 

 

Noix

Raisins secs, prunes, figues, amandes, noix de Brésil, châtaignes

Céréales

Maïs

Légumineuses

Pomme de terre (de préférence en pelure), haricots verts

 

 

Viande, poisson, volaille

Produits laitiers

Huiles raffinées

Huiles végétales (première pression à froid)

Graisses de cuisine, beurre, margarine

Huile d'olive

Cubes de bouillon

 

Bouillon de légumes

Yaourt, kéfir, lait caillé

Fromage de petit-lait (fromage blanc)

Fruits acides

Banane, melon, poire

Légumes acides : tomate, choucroute, cresson

Légumes verts et colorés : carotte, céleri, betterave, courgette, fenouil, potiron

 

 

Vinaigre, jus de citron

Jus de légumes

 

 

 

L'indice PRAL             Top

 

Pour mesurer le caractère acidifiant ou alcalinisant d’un aliment, on peut l’ingérer puis tester le pH des urines et des selles après digestion mais ce n’est pas très pratique.

 

L’allemand Thomas Remer, spécialiste de l’équilibre acide-base (Institut de recherche pour la nutrition des enfants à Dortmund en Allemagne) : a mis au point un indice appelé PRAL, abréviation de « Potential Renal Acid Load », c’est-à-dire « charge rénale acide potentielle ».

 

Cet indice, qui se mesure en milliéquivalents (mEq), évalue la charge acide d’un aliment grâce à :

 

 

Si le nombre obtenu est supérieur à zéro, l’aliment est considéré comme acidifiant, et s’il est négatif, l’aliment est considéré comme alcalinisant, la valeur « zéro » signant la neutralité.

 

Le PRAL est intéressant mais il ne permet que d’approcher sommairement la réalité. En effet, il ne tient pas compte de la teneur en bicarbonates et citrates (il fait la supposition que ceux-ci sont liés au potassium). Surtout, il s’appuie pour les protéines sur une teneur en acides aminés soufrés moyenne, dont certains aliments peuvent s’écarter.

 

Découvrez l’indice PRAL de plus de 4 000 aliments

 

Côté pratique :             Top

 

Actuellement, une alimentation constituée d'aliments industriellement raffinés est composée de 20% d'aliments basiques et 80% d'aliments acidifiants ; toutefois, pour garder une bonne santé, un rapport de 80% d'aliments basiques et 20% d'aliments acidifiants s'avère nécessaire.

 

Consommer des produits frais (légumes, fruits) et des produits protéinés maigres suivant un rapport de 3:1.

 

Et,

 

Les personnes sensibles aux acides doivent limiter fortement ou éviter complètement les aliments acides.

De préférence, elles ne mangent pas :

 

 

Ajouter du sucre accentue l'effet acidifiant.

 

 

L'effet acidifiant augmente ou diminue en fonction  :

 

 

 

Attention :

Dans certaines circonstances (certaines alcaloses métaboliques, syndrome de Gitelman, risque de calcul rénal à base de phosphates de calcium), il peut être utile, selon le conseil du médecin, de suivre au contraire un régime acidifiant. Dans tous les cas, vous pouvez vous aider du PRAL en sachant qu'il ne permet que d’approcher sommairement la réalité. En effet, il ne tient pas compte de la teneur en bicarbonates et citrates (il fait la supposition que ceux-ci sont liés au potassium). Surtout, il s’appuie pour les protéines sur une teneur en acides aminés soufrés moyenne, dont certains aliments  peuvent s’écarter. 

 

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