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Le profil bionutritionnel

 

Dernière mise à jour : 2021.11.19

 

 

Nos comportements alimentaires et émotionnels sont certes influencés par notre culture, nos habitudes familiales, les médias et le stress de la vie quotidienne.

 

Cependant, l'état de notre organisme, notre état nutritionnel influence, entre autres, l'équilibre entre nos catécholamines (dopamine, noradrénaline et adrénaline) et la sérotonine, neurotransmetteurs qui affectent la transmission de messages vers les voies nerveuses efférentes déterminant notre comportement alimentaire au niveau hypothalamique et notre comportement émotionnel au niveau du locus coeruleus, une région cérébrale, entre autres.

 

Sommaire :

 

Les phases de déficience nutritionnelle

 

Le comportement nutritionnel et émotionnel

 

Le jeu d'ensemble des neurotransmetteurs

 

L'individualité biochimique

 

Côté pratique : débuter avec un bon petit-déjeuner

 

Contenu :

        

Les phases de déficience nutritionnelle :

 

    1. Phase préliminaire :

Les stocks dans les tissus s'épuisent, les réserves nutritionnelles se vident sous silence.

 

 

---> des carences en vitamines et minéraux.

 

 

    1. Phase biochimique :

Une destruction lente ou une inactivité enzymatique, due à un déficit en cofacteurs.

 

      • des caractéristiques de carence comme critères d'indication  : voir "Nutribilan".

 

---> des carences en vitamines et minéraux.

 

 

    1. Phase physiologique - psychique :

Des troubles de comportement et psychologiques, même des psychoses.

 

      • des caractéristiques biologiques précliniques : voir : "Thérapie nutritionnelle".

      • des techniques classiques de prévention : mammographie, test de Guthrie (à la naissance), frottis, ...

 

---> des plaintes fonctionnelles diffuses, basées sur des carences.

 

 

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Le malade va consulter son médecin :

 

 

    1. Phase clinique :

 

Une symptomatologie classique.

 

      • examens classiques : cliniques (TA, auscultation, ...), techniques (échographie, ...), de laboratoire (sang, urine, ...),

 

---> un diagnostique

 

 

    1. Stade anatomique :

 

Des défaillances histologiques et des stades terminaux.

 

      • examens classiques : anatomiques, pathologiques avec : biopsie, cytologie, ponction, ...

 

---> tumeur, ulcère gastrique, ...

 

        

Comportement nutritionnel et émotionnel :

 

On distingue au niveau hypothalamique deux zones impliquées dans la régulation de notre comportement alimentaire.

Le noyau paraventriculaire

(centre de satiété pour les glucides)

 

Ce noyau ventro-médian possède des récepteurs alpha 2 noradrénergiques inhibiteurs et des récepteurs sérotoninergiques stimulateurs de la satiété pour les glucides.

 

Le cortisol libéré lors de stress chronique augmente le nombre de récepteurs alpha 2 noradrénergiques :

 

      • Il est dès lors facile de comprendre l'attirance pour les glucides en période de stress ou simplement dans des conditions de synthèse insuffisante de sérotonine

        • en d'autres termes :

          • un déséquilibre de la balance noradrénaline/sérotonine par déficit de synthèse en sérotonine ou un déficit en récepteurs induira un trouble du comportement alimentaire avec compulsion glucidique, attirance pour le sucre, fringales et polyphagie du jeûne.

 

L'hypothalamus latéral :

 

(centre de la faim pour les protéines)

 

Cette région possède des récepteurs inhibiteurs dopaminergiques et bèta2 noradrénergiques. Leur stimulation induira une diminution de la faim notamment pour les protéines.

 

      • on peut dès lors comprendre l'action de certains médicaments amphétaminergiques (qui augmentent la libération des catécholamines et inhibent la recapture de la noradrénaline et de dopamine) sur l'appétit.

        • on comprend cependant sans peine les effets provoqués chez certains patients synthétisant mal la sérotonine sur la balance noradrénaline/sérotonine.

          • le comportement alimentaire peut alors être orienté vers les glucides et l'humeur se verra tout fait modifiée avec un comportement impatient, impulsif, intolérant aux contraintes et à la frustration, de l'anxiété, des difficultés à trouver le sommeil, des troubles du rythme cardiaque...

 

        

Le jeu d'ensemble des neurotransmetteurs :

 

Le jeu d'ensemble des neurotransmetteurs dopamine, noradrénaline et sérotonine est très important :

 

    • le rôle de la dopamine dans l'initiation de l'activité intellectuelle et physique

    • le rôle de la noradrénaline dans la poursuite des activités dans la journée

    • le rôle de la sérotonine dans le renforcement du sentiment de satiété (surtout pour les glucides) et pour calmer le système nerveux en fin de journée pour finalement induire le sommeil

 

 

L'intensité de la synthèse des catécholamines

 

      • dépend de l'accumulation de la phénylalanine et de la tyrosine, deux acides aminés neutres dont l'utilisation musculaire est insulino-dépendante. Le transport de ces acides aminés à partir du plasma vers le liquide cérébro-rachidien (à travers la barrière hémato-encéphalique)  implique un mécanisme de transport actif commun à plusieurs acides aminés (tryptophane, phénylalanine, tyrosine, valine, leucine, isoleucine).

 

 L'accumulation de phénylalanine et de tyrosine au niveau central sera fonction de l'importance relative de celles-ci par rapport aux autres.

 

 

L'intensité de la synthèse de la sérotonine

 

      • dépend de l'accumulation du tryptophane par rapport à la phénylalanine, la tyrosine, la valine, la leucine et l'isoleucine, 5 acides aminés neutres dont l'utilisation musculaire est insulino-dépendante. Le transport du tryptophane à partir du plasma vers le liquide cérébro-rachidien (à travers la barrière hémato-encéphalique)  implique un mécanisme de transport actif commun aux autres acides aminés neutres (phénylalanine, tyrosine, valine, leucine, isoleucine).

 

 L'accumulation du tryptophane au niveau central sera fonction de l'importance relative de celui-ci par rapport aux autres acides aminés précités.

 

 

Le rapport Tryptophane / Phe Tyr Val Leu Iso (normalement 0.08 à 0.16)

 

      • augmente après l'ingestion de glucides (suite à la décharge d'insuline qui provoque une utilisation musculaire des acides aminés neutres).

 

      • diminue après l'ingestion de protéines par augmentation des acides aminés neutres :

 

        • il n'est pas étonnant d'observer un rapport pouvant être inférieur à 0.04 chez les obèses insulino-résistants

        • un rapport aussi faible peut se rencontrer également chez des patients très minces présentant une addiction et un comportement compulsif pour les glucides.

 

Voir également : Les neurotransmetteurs : "Influencer leur synthèse".

 

        

L'individualité biochimique :

 

Chaque individu est unique sur le plan biochimique : d'une part, chaque individu a des besoins propres et génétiquement prédéfinis en nutriments ; d'autre part, ces besoins peuvent cependant varier à chaque moment suivant les facteurs environnementaux et conditionnels. En outre, dans chaque individu, les différents tissus présentent d'autres besoins.

 

Finalement, la digestion et l'absorption sélective des nutriments varie énormément et dépend fortement de l'état fonctionnel intestinal de l'individu, de l'apport de prébiotiques et de probiotiques, du degré d'acidité des différents compartiments intestinaux, de la qualité des aliments ingérés, etc...

 

La dynamique physiologique détermine évidemment aussi les besoins : un sportif a d'autres besoins (antioxydants, ...) qu'un casanier! Chaque individu est différent et demande une approche individuelle.

 

 

Lire aussi : "Le nutribilan".

 

        

Côté pratique : débuter avec un bon petit-déjeuner

 

Grâce à un bon petit-déjeuner, la sérotonine et l'adrénaline assurent un "happy day" dès le matin. Un petit-déjeuner correct améliore la mémoire et la capacité de concentration durant toute la journée, parce que le cerveau a besoin de glucose et de graisses. Les glucides complexes dans les produits à base de céréales non raffinées assurent l'apport de bons sucres, de tryptophane, acide aminé précurseur de la sérotonine (cerveau et intestin) et de phénylalanine et tyronine, acides aminés précurseurs de l'adrénaline (glande surrénale).

 

    • la sérotonine aide à se sentir bien dans sa peau ; elle détermine chaque jour l'humeur en influençant le moral, le comportement, l'appétit, la libido et la qualité du sommeil. Puisque elle sera transformée en mélatonine la nuit, pour assurer un bon sommeil. Des faibles taux de sérotonine entraînent troubles du sommeil, dépression, mélancolie et perte d'appétit.

 

    • l'adrénaline est essentielle pour débuter la journée et pour se sentir bien tout au long de la journée ; elle assure la forme, la vigilance, la réactivité et le mécanisme de "fight-flight" (lutte/fuite) durant la journée.

 

Afin d'assurer ces fonctions, l'adrénaline collabore avec l'insuline (pancréas). Pendant un bon petit-déjeuner, l'insuline est sécrétée pour aider l'entrée cellulaire du glucose (production d'énergie), ce qui permet de débuter la journée d'une façon optimale et d'assurer un maintien énergétique durant toute la journée. L'adrénaline de son côté aide à équilibrer la glycémie, en évitant l'hypoglycémie. Une sécrétion insulinique est donc toujours suivie par une réponse adrénalinergique afin de maintenir la glycémie et de rester vigilant. L'adrénaline, comme le glucagon (pancréas), agit donc d'une façon antagoniste sur l'insuline.

 

Sans bon petit-déjeuner, l'organisme y n'arrivera pas et sera caractérisé par un état énergétique insuffisant et un seuil psychique faible.

 

Voir aussi : "Le style de vie type".

 

 

 

 

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