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Les additifs alimentaires

          

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Les additifs alimentaires sont des produits naturels ou de synthèse, ajoutés aux denrées alimentaires "industrielles". Un additif alimentaire n'est pas habituellement consommé comme un aliment ou utilisé comme un ingrédient dans l'alimentation. Il est ajouté dans un but technologique au stade de fabrication, transformation, préparation, traitement, conditionnement, transport ou entreposage des denrées alimentaires.

 

Dans l'UE, plus de 300 additifs alimentaires sont autorisés. Leur utilisation est soumise à une réglementation très stricte, selon le principe de la liste positive : tous les produits qui n'y sont pas mentionnés sont interdits!

 

Le rôle de chaque substance et une liste des aliments pouvant la contenir ont été établis par des experts. Seuls les additifs inoffensifs qui répondent à un besoin technologique et/ou ont une utilité pour le consommateur sont admis.  Pour chaque additif, une dose journalière autorisée (DJA) a été déterminée. En théorie, elle est 100 à 1000 x inférieure à celle qui peut présenter un risque. Pour certains additifs aucune DJA n'a été retenue : la législation autorise l'utilisation de cet additif dans une proportion ne dépassant pas la quantité nécessaire pour obtenir un effet désiré (p. ex. une couleur). C'est le principe de quantum satis. Les additifs autorisés sont donc "à priori" sans danger.

 

En fait, on n'en sait trop rien! En effet, on constate, depuis des années, une augmentation significative des cas d'allergie, d'intolérance ou d'hypersensibilité. On sait que certains additifs sont soupçonnés de provoquer des intolérances ou des réactions allergiques, mais ce n'est absolument pas prouvé. Toutefois, nul ne peut garantir leur totale innocuité, surtout s'ils sont consommés en grande quantité. Parce que le problème vient de l'accumulation : les additifs sont omniprésents. On ignore les éventuels risques pour la santé des surdoses. On ignore aussi les risques d'interaction entre différentes substances ingérées en même temps.

 

Mieux vaut donc appliquer le principe de précaution et éviter si possible les additifs, en particulier les additifs considérés comme "douteux" et/ou "susceptibles d'entraîner des réactions allergiques ou d'hypersensibilité".

 

 

Sommaire :

 

Le classement des additifs alimentaires

 

Les additifs douteux

 

Les additifs susceptibles de provoquer des réactions allergiques ou d'hypersensibilité

 

Quelques additifs à surveiller de près

 

Quelques additifs en détail

 

Les arômes, un groupe à part

 

Le pire : les perturbateurs endocriniens

 

Côté pratique

                                                                         

 

Contenu :

Le classement des additifs alimentaires :             Top

 

Les additifs alimentaires sont des substances, sans valeur nutritive, ajoutées en petite quantité aux aliments préparés, dans un but technologique démontré : assurer la conservation, rehausser le goût, créer une texture, renforcer une couleur altérée lors de la fabrication. Ils ne peuvent toutefois pas servir à tromper le consommateur en lui faisant croire que...

 

Plus un aliment est coloré, transformé ou élaboré, plus il contient des additifs : confiseries, plats cuisinés, sauces et desserts préparés, charcuteries et salaisons, produits de pâtisserie, sirops, glaces, limonades, condiments, potages, sauces et desserts hydratés...

 

Si la majorité est effectivement synthétique, beaucoup d'entre eux sont d'origine naturelle ou minérale. Certains sont des micronutriments précieux (vitamines...). Bien qu'il s'agisse donc d'un additif purement naturel, la législation impose qu'il soit repris dans la liste des additifs.

 

Chaque additif est désigné par un code européen : un E suivi d'un chiffre. Les groupes les plus importants sont :

 

 

Les colorants : E100  --->  E1xx

 

Les conservateurs : E200  --->  E2xx (et le E1105)

 

Les antioxydants et acidifiants : E310  --->  E3xx

 

Les émulsifiants et épaississants : E407  ---> E5xx

 

Les exhausteurs de goût : E620 ---> E6xx

 

Les divers : E459, E900, E903, E904, E999, E1201, E1202

 

Les édulcorants artificiels : E951, E952, E953

 

 

Voir : liste des additifs de l'Agence alimentaire

 

Note :

      • dans ces groupes, il existe des sous-groupes d'additifs, tels que les agents moussants, les levures, les humectants, les agents d'enrobage, les agents de charge, les anti-agglomérants...

 

 

      • la "pollution chimique" peut survenir à la suite d'une interrelation avec l'environnement : ainsi, lorsqu'une plante est cultivée dans un sol riche en métaux lourds, elle peut être contaminée par ces derniers. Des particules de métaux lourds peuvent se trouver dans notre assiette via le matériel de cuisine: récipients en plastique passés au micro-ondes, assiettes et gobelets jetables chauffés, les encres utilisées dans les emballages alimentaires...

 

      • en utilisant un "extrait naturel", les proportions naturelles seraient respectées. Au lieu d'un code E, l'indication "contient des extraits naturels" suffira.

 

Donc si on n'isole aucune molécule et qu'on utilise une denrée alimentaire en tant que telle p. ex. comme colorant, toutes les substances qu'elle contient vont se trouver dans le produit fini.

 

Toutefois, le consommateur qui regarde que les numéros E est complètement dépassé. En effet, l'industrie alimentaire est inventive. Les phosphates dans la charcuterie ont été remplacés par des "capteurs pour phosphates", autorisant une étiquette sans additifs identifiés par un numéro E. La mention 'Amidon modifié de tapioca' présente mieux que "polyphosphates E452". Mais le rôle de l'amidon de ce tubercule tropical est identique à celui des phosphates dans la charcuterie: retenir l'eau injectée dans l'aliment.

 

Les additifs douteux :             Top

 

Ce sont ceux pour lesquels les analyses sont encore contradictoires ou dont les études sur animal ont démontré des effets de tératogénicité.

 

 

Les colorants : tous sauf : E120 (cochenille, acide carminique), E131 (bleu patenté V), E132 (indigotine ou carmin d'indigo)

 

Les conservateurs : tous sauf : E200, E202, E203, E220 à E228, E249 à E252, E1105

 

Les antioxydants et acidifiants : tous sauf le E322 (lécithines)

 

Les émulsifiants et épaississants : tous sauf les E410 à E417 et le E476

 

Les exhausteurs de goût : aucun

 

Les divers : tous sauf les E903 et E904 (schellak comme cire sur bonbons, pilules, pommes...)

 

Les édulcorants artificiels : E952, E953

 

Les additifs susceptibles de provoquer des réactions allergiques ou d'hypersensibilité :             Top

Les colorants : tous sauf E133, E142, E150c, E150d, E171, E173 (qui restent néanmoins douteux)

 

Les conservateurs : tous sauf : E234 à E242, E284 à E285 (qui restent néanmoins douteux)

 

Les antioxydants et acidifiants : E310 à E321 (tous les autres restent douteux sauf le E322)

 

Les émulsifiants et épaississants : les E410 à E417 et le E476 (tous les autres restent douteux)

 

Les exhausteurs de goût : tous

 

Les divers : les E903 et E904 (schellak comme cire sur bonbons, pilules, pommes...) : tous les autres restent douteux

 

Les édulcorants artificiels : E951 (les E952 et E953 restent douteux)

 

Quelques additifs à surveiller de près :             Top

 

Dans les colorants :

 

 

 

A partir de 2013, la Commission européenne sur base de l'avis de L'EFSA (l'Autorité européenne de sécurité des aliments), a décidé d'imposer des conditions d'utilisation plus sévères pour les colorants E104 (jaune de quinoléine), E110 et E124, afin de protéger la santé du consommateur...

 

Dans les conservateurs :

 

 

 

Dans les antioxydants et acidifiants :

 

 

 

Dans les émulsifiants et les épaississants :

 

 

 

Dans les exhausteurs de goût :

 

 

 

Dans les édulcorants artificiels :

 

 

 

Quelques additifs en détail :             Top

 

E621 : le glutamate monosodique (MSG), ve-tsin (exhausteurs de goût) :

 

Le E621 est un sel du L-glutamate, un acide aminé. Il est fabriqué artificiellement à partir de la mélasse, un sous-produit de la production de sucre. Toutefois, il est également présent dans la nature, et même dans notre organisme où il est impliqué comme neurotransmetteur dans la transduction des signaux entre les neurones et le système nerveux. Aussi le lait maternel est riche en E621! Le E621 se trouve naturellement dans des aliments protéinés tels que lait, viande, volaille, poisson, champignons et fromage fermenté...

 

Des études ont démontré que le E621 rend les aliments plus savoureux (le goût umami). Le E621 peut donc conditionner votre choix des aliments et même votre appétit.

 

Le E621 est actuellement ajouté à presque tous les aliments épicés préparés industriellement et en particulier dans des aliments tels que fromage parmesan, tomates séchées, sardines... (comme "Protéine végétale hydrolysée")Les repas asiatiques sont des vraies bombes d'E621. Le syndrome du restaurant Chinois peut survenir : nausées, maux de tête, même crise d'asthme. Bien que ces réactions soient mises en doute récemment. L'industrie du tabac en use aussi abondamment pour donner un meilleur goût aux cigarettes.

 

Le E621 se trouve aussi dans les produits "allégés" où il compense la perte de goût résultant de la suppression de la graisse.

 

Et c'est là qu'est le danger : nous absorbons tous le jours de grandes quantités de MSG, souvent sans le savoir!

 

Mais le MSG n'est pas simplement une substance à laquelle nos papilles digestives sont sensibles - le L-glutamate est également un neurotransmetteur cérébral où elle fait communiquer les neurones entre eux.

 

En effet, le E621, comme neurotransmetteur, stimule votre cerveau. Un lien a été prouvé entre la survenue chez le rat d'une détérioration cérébrale, d'une obésité et d'une voracité suite à une utilisation exagérée de glutamates . Bien que les résultats suggèrent une forte restriction de la DJA, aucune adaptation de la législation n'a été effectuée.

 

Il est étrange que l'E621 semble avoir un effet d'accoutumance : on peut difficilement s'abstenir de ces préparations une fois qu'on est en train de manger (chips...). Mieux vaut donc en user avec modération.

 

 

E951 : l'aspartame (édulcorants artificiels) :

 

L'aspartame a un pouvoir sucrant 200x supérieur à celui du sucre. Il en faut donc très peu pour un apport calorique proche de zéro.

 

Autrefois, l'aspartame a été très souvent critiqué. Depuis, la EFSA (Autorité Européenne  pour la sécurité alimentaire) a mené une étude sur l'aspartame et a conclu que cet édulcorant était un additif sûr et non toxique si la DJA est respecté (40mg/kg/jour).

 

Toutefois, une éventuelle interaction entre l'aspartame et d'autres additifs n'est pas à exclure.

 

C'est un fait que l'aspartame, dans un milieu humide et à une température entre 30 et 90°C se dissocie. Pour cette raison, l'aspartame ne peut pas être utilisé pour la cuisson. En outre, l'aspartame, une fois absorbé, se dégrade dans le tube digestif en méthanol, acide aspartique et en phénylalanine.

 

      • certains individus souffrant de phénylcétonrie, présentent un défaut enzymatique pouvant entraîner une accumulation de phénylalanine par défaut de métabolisme et ne peuvent donc pas utiliser l'aspartame.

      • la quantité de méthanol, un alcool volatil, ainsi libérée est très faible par rapport à l'apport du méthanol par l'ingestion des fruits (où il est toutefois fixé sur des pectines). Au cours de la dégradation de l'aspartame dans notre organisme, le méthanol libre est métabolisé en formaldéhyde toxique, capable de détruire la myéline qui entoure les axones. Cette neurodégénération pourrait jouer un rôle dans le développement de différentes maladies cérébrales telles que l'Alzheimer .

      • l'acide aspartique, un acide aminé, est, quant à lui, un neurotransmetteur. Les concentrations atteintes dans le sang n'influencent cependant pas le métabolisme du cerveau.

 

Une étude scientifique suggère néanmoins que l'aspartame puisse avoir un effet négatif sur les personnes souffrant déjà d'une dépression. D'après une étude récente, la consommation régulière de boissons light édulcorées augmente 2 x plus le risque d'être en surpoids : plus la quantité de boissons édulcorées augmente, plus l'IMC risque de s'élever .

 

Certains nutritionnistes lui reprochent d'entretenir le goût pour le sucre (calories). En effet, depuis toujours, un goût sucré indique à l'organisme un apport en calories et lance un mécanisme métabolique pour les brûler. Toutefois, les édulcorants synthétiques apportent bien le goût sucré mais aucune calorie. Cependant, ils lanceront ce mécanisme métabolique : afin de compenser cet appel de calories, la quantité d'aliments ingérés sera augmentée. D'après des études, il résulte que les édulcorants synthétiques, tels que l'aspartame, augmente l'apport calorique de 150Kcal par repas .

 

En outre, l'exposition régulière à un goût favorise la préférence pour ce goût et inversement. Ainsi, la prise d'édulcorants ne déshabitue pas du goût sucré et l'individu reste attiré par le sucre.

 

L'aspartame est omniprésent, au point que l'ingestion de fortes doses n'est pas impossible. Dans le "Manuel Merck", une référence pour des bonnes pratiques médicales, l'aspartame à fortes doses augmenterait les risques de malformation foetale. En outre, différentes études montrent un lien statistique entre l'ingestion d'aspartame durant la grossesse et des accouchements prématurés... .

 

L'aspartame est pour plus de 90% composé de 2 acides aminés (la phénylalanine et l'aspartate) connus pour leur capacité d'élever les taux d'insuline et de leptine (voir : "Entérohormones") : ces hormones sont impliquées dans la satiété et le stockage lipidique. Donc, même sans ingestion de sucre, l'aspartame est capable d'élever les taux d'insuline et de leptine... Cependant, comme l'exposition chronique à l'insuline entraîne une résistance à l'insuline, l'exposition chronique à la leptine entraînera une résistance à la leptine. Perturbant ainsi les messages hormonaux qui ordonnent d'arrêter de manger, de brûler les graisses...

 

De toute façon, l'aspartame ou tout autre produit de remplacement ne fait pas maigrir lui-même. Les édulcorants intensifs tels que l'aspartame sont tellement puissants qu'il faut ajouter à la préparation un produit pour donner du volume. Il s'agit souvent d'amidon, ce qui signifie que le nombre de calories épargnées en utilisant un édulcorant seront rajoutées.

 

En attendant que la réévaluation du bénéfice/risque de l'aspartame (par l'EFSA (Autorité européenne de Sécurité Alimentaire) en novembre 2013) démêle enfin le vrai du faux, le consommateur en est quitte pour décider lui-même s'il vaut mieux être light avec le light. En tout cas, le principe de précaution reste d'application : mieux vaut éviter les additifs.

 

Les arômes, un cas à part !             Top

 

Les arômes sont en fait des odeurs (nez). Le rôle des arômes synthétiques est crucial car il permet à un aliment d'avoir un goût à moindre coût car il est souvent moins cher que le naturel. Mais l'arôme n'est que l'une des 2 composants de la flaveur, l'autre étant la saveur, constituée par les molécules du goût, au sens strict, qui agissent donc sur la langue (bouche). Evidemment, molécules du goût et arômes sont indissociables : si un yaourt a le goût de fraise, c'est parce qu'il a une saveur sucrée de fraise, mais surtout parce qu'une fois dans la bouche, les molécules aromatisantes passées à l'état gazeux cheminent jusqu'au nez, via les voies rétronasales.

 

La législation concernant les arômes naturels ou chimiques est beaucoup moins exigeante que pour les additifs. Ils sont pourtant très souvent utilisés pour palier un manque de goût.

 

Les arômes peuvent être classés en trois groupes : les naturels, les naturels identiques et les synthétiques.

 

P. ex. la vanille :

 

La vanille naturelle est la 4-hydroxy-3-méthoxybenzaldéhyde, une substance naturelle isolée d'une orchidée tropicale mexicaine (Vanilla planifolia). Etant donné que la culture naturelle de cette fleur ne suffit pas pour satisfaire la demande mondiale de vanille, cette dernière est également produite d'une façon synthétique à partir du gaiacol ou de la lignine, un produit secondaire de l'industrie du papier (ou par fermentation de l'acide férulique issu du son de riz). Le produit obtenu, la vanilline, est identique au produit naturel (même structure chimique), mais d'origine synthétique. Sur les emballages, la mention "arôme naturel" reste autorisée, même pour la forme synthétique.

 

En outre, des dérivés de ce produit naturel identique avec un pouvoir aromatique plus élevé ont été développés (p. ex. l'éthylvanilline) : il s'agit d'une substance synthétique qui n'existe pas telle quelle dans la nature.

 

Etant donné leur nombre (> 3000 substances répertoriées), les résultats de l'évaluation en cours devraient se faire attendre quelques temps encore.

 

Le pire : les perturbateurs endocriniens             Top

 

De nombreux perturbateurs endocriniens chimiques (PEC), d'origine naturelle ou synthétique,  sont présents dans notre environnement : aliments, air, sol, produits synthétiques... : bisphénol A (BPA), phtalates (DEP, DHP, DCHP), PCB, dioxines, pesticides, dans du matériel médical en plastique, des ciments dentaires, certains médicaments à base de soja (phyto-oestrogènes), des aliments à base de soja ,des oestrogènes (la pilule contraceptive), dans des produits cosmétiques (bon marchés?)... Ils interfèrent d'une manière ou une autre avec les systèmes de régulation hormonale et contribuent à perturber l'homéostasie. Avec éventuellement des conséquences pour la descendance...

 

Cet  "exposome" (l'ensemble des substances étrangères auxquelles un sujet a été en contact durant sa vie) détermine d'une façon surprenante le risque de maladie et pourrait être plus importante que le génome (l'ensemble des caractéristiques héréditaires) . On n'est donc pas uniquement ce que l'on mange, mais également ce que l'on boit et ce que l'on inspire... Même ce qu'on met sur sa peau : prudence donc avec les cosmétiques qui restent sur ou pénètrent dans la peau (crème du visage, lait corporel, crème solaire... ; les savons, gels douche et consorts ne suscitent pas d'inquiétude directe). Consulter la liste des ingrédients sur l'emballage et traquer des substances telles que propylparaben, butylparaben, éthylhexylméthoxycinnamate, benzophénone (filtre UV) ...

 

Ces PEC influencent le développement et la fonction de reproduction : anomalies sexuelles chez les alligators, certains mollusques et phoques. Chez l'homme, depuis 20 ans, le nombre de malformations génitales (testicules ne descendant pas dans les bourses à la puberté, malformation de l'urètre (hypospadias),  micropénis...) a nettement augmenté, tandis que la production des spermatozoïdes diminue. Sont mises en cause, des substances telles que phtalates, pesticides (agriculteurs!), PCBs, dioxines, parabènes, des nanoparticules (TiO , Ag ...) utilisées sur des aliments (légumes, fruits...) et dans des aliments préparés, des suppléments alimentaires, des ingrédients alimentaires et dans des produits cosmétiques...

 

Même des médicaments courants tels que le paracétamol et des AINS pourraient inhiber la production de testostérone et des prostaglandines Pg .

 

En outre, le nombre de cancers hormonodépendants, comme le cancer du sein, de la prostate ou du testicule, ne fait que croître. Sont mises en cause, des substances telles que PCBs, dioxine, solvants organiques... D'après une étude menée par l'INSERM (France), même des crèmes solaires, des cosmétiques et des savons contiennent des composés phénoliques comme le benzo-phénone-3 (parabènes) pouvant être nuisibles pour le foetus .

 

Ils miment les effets d'une hormone naturelle. L'embryon et le foetus sont particulièrement vulnérables du fait de leur intense activité hormonale. Mais aussi les premiers mois, voire les deux premières années de vie, au cours desquelles les tissus des organes prolifèrent grande vitesse. Toutefois, les effets sur la santé peuvent se dévoiler à tous les âges de la vie : à la naissance, pendant l'enfance, adulte, et même sur plusieurs générations...

 

A lire également : "Les hormones : naturelles, de synthèse et substances anthropiques".

 

La Commission Européenne a proposé de créer une base de données reprenant toutes les substances chimiques dont l'effet perturbateur sur le fonctionnement hormonal a été démontré (environ 550 substances). Les E.U. sont déjà plus loin dans leur gestion de ces substances: "National Report on Human Exposure to Environmental Chemicals" à consulter sur le site "Centers for Disease Control and Prevention (CDC)".

 

Dans un rapport global de l'ONU, publié en 2013, l'organisation certifie que la preuve existe que des substances chimiques jouent un rôle dans "l'augmentation de problèmes de reproduction, de cancers hormono-dépendants, de troubles de comportement et d'apprentissage dont TDAH, dyslexie, QI inférieur et autisme, infections, asthme, et probablement auss d'obésité et de diabète". Selon l'OMS dans son rapport (State of the Science of Endocrine Disrupting Chemicals 2012), ces perturbateurs endocriniens représentent une 'menace mondiale'. L'OMS recommande donc d'interdire l'utilisation de ces substances, par précaution, afin d'éviter que des personnes tombent malade.

 

Côté pratique :             Top

 

Certains additifs alimentaires sont absolument nécessaires pour nous assurer des aliments répondant à tous les critères actuels d'hygiène et de sécurité alimentaire. Les éliminer complètement de notre alimentation n'est donc pas réaliste. Par contre, éviter au maximum les additifs douteux ou allergisants, c'est possible.

 

L'idée n'est donc pas de traquer les additifs à tout prix, mais d'essayer à consommer moins, en lisant les étiquettes et en privilégiant les produits "garantis sans".

 

L'Europe améliore également les règles d'étiquetage des denrées alimentaires : règlement 1169/2011, d'application à partir du 13 décembre 2014. Lisez également les informations pratiques.

 

Donc :

 

 

Attention : certains colorants ont été mis en relation avec l'hyperactivité chez l'enfant,  voir : "Le TDAH (ADHD)".

 

 

Eviter les PE :

 

 

et   

 

Note :

Et dans les cosmétiques (parfum, déodorant, maquillage, shampooing, savon...)? : par exemple le triclosan et le triclocarban, 2 agents anti-bactériens présents dans de nombreux produits de consommation courante, sont retrouvés dans l’organisme des femmes enceintes et peuvent être transférés au fœtus...

 

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