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Le système hormonal

 

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Le système hormonal ou endocrinien est constitué de plusieurs glandes dont les sécrétions, les hormones, sont déversées directement dans le sang qui les transporte vers d'autres organes ou tissus dont elles vont influencer le fonctionnement. Environ 80 différentes hormones existent chez l'Homme.

 

Certaines hormones agissent sur de nombreux organes de l'organisme, comme l'hormone de croissance. D'autres ont une fonction nettement plus spécialisée comme la thyréostimuline qui active les sécrétions de la glande thyroïde. Il existe même des hormones adipocytaires, qui veulent faire la loi!

 

En général, les hormones sont fondamentales à tous les processus dans notre organisme. Mais pas seulement chez l'Homme, tous les organismes multicellulaires, même dans le monde végétal, utilisent des hormones. Le mot "Hormone" est formé sur le grec ancien ὁρμή, hormè ("impulsion", "mise en route"). Elles sont quasi invisibles, inodores et incolores, agissent en arrière plan, en quantités minimes. Voilà pourquoi l'endocrinologie (la science qui étudie les hormones) est tellement difficile et compliquée...

 

Toutefois, nos gènes, mes aussi des maladies (auto-immunes, allergiques...) et des facteurs environnementaux tels que stress, âge avancé, traumatismes, intervention chirurgicale, radiation, chimiothérapie, médicaments, castration (Farinelli!), ED's ... peuvent perturber les équilibres hormonaux, pouvant provoquer des changements physiques et même des maladies. Nos hormones déterminent donc comment nous sommes aujourd'hui et comment nous serons demain...

Sommaire :

Les glandes endocrines

 

La régulation du système endocrinien

 

Le résumé des voies endocriniennes

 

Les hormones naturelles et de synthèse

Contenu :

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Les glandes endocrines

 

  1. L'axe épiphyse-hypophyse-hypothalamus

 

 

Ces 3 glandes produisent de nombreuses hormones :

 

 

 

 

L’ocytocine est connue aussi pour avoir un rôle dans d'autres comportements, comme la reconnaissance sociale, l'empathie, l’anxiété... Chez l'être humain, l'inhalation d'ocytocine permettrait de majorer un état de confiance vis-à-vis d'autrui, elle aurait aussi un effet facilitateur de l’extinction de la peur. En mesurant le taux de cette hormone dans le sang des patients, les chercheurs se sont aperçus qu'elle était déficitaire chez les patients atteints d'autisme .

 

L'ocytocine est un petit peptide de 9 acides aminés. Sa séquence des acides aminés (Cys-Tyr-Ile-Gln-Asn-Cys-Pro-Leu-Gly) ne diffère que par 2 acides aminés de celle de la vasopressine (Cys-Tyr-Phe-Gln-Asn-Cys-Pro-Arg-Gly) (ook hypothalamus-hypofyse).

 

 

* L'hormone de croissance :

      • est une hormone anabolique comme la DHEA et la testostérone, dont les concentrations diminuent avec l'âge

      • agit sur l'ensemble du corps pour stimuler la croissance des os et du tissu musculaire pendant l'enfance, puis sur le métabolisme des graisses chez l'adulte

      • assure indirectement la croissance en stimulant la libération hépatique d'IGF-1 (facteur de croissance apparenté à l'insuline-1) ;

 

      1. Nous avons besoin d'IGF-1 mais des taux trop élevés ou trop bas peuvent être problématiques. L'IGF-1 est notamment impliqué dans la croissance des enfants, comme "bras armé" de l’hormone de croissance. Le niveau d’IGF-1 est aussi modulé par l’alimentation, et notamment la consommation de certaines protéines. Les études cliniques ont établi que les protéines laitières ont un effet très marqué sur l’IGF-1 plasmatique. On estime d’ailleurs que l’augmentation générale de la taille dans les pays où l’on consomme des laitages est essentiellement due aux protéines laitières. Ce IGF-1 transmet le message de croissance aux os, muscles... En effet, chez l'enfant avec retard de croissance, on ne recherche pas d'abord la présence sanguine d'hGH mais celle d'IGF-1. Toutefois, des résultats précises ne sont possible qu'avec un test de stimulation de l'hGH (voir plus loin).

      2.  

      • est une hormone de stress comme le cortisol

      • maintient la glycémie et la tension artérielle (l'insuline est un antagoniste de l'hGH)

      • exerce une action positive sur la fonction cognitive et sur le système immunitaire

      • stimule la production du collagène (peau (cicatrisation!), tendons, muscles) et favorise la combustion des graisses

      • plus vous avez d'hormones de croissance, plus vous avez de vivacité d'esprit et de mémoire.

 

* L'hormone de croissance est libérée la nuit (voir : "Biorythmes") durant le sommeil profond et pendant des courts exercices physiques intenses tels que le "HIIT - High Intensity Interval Training" (voir : "Bouger"). Bien dormir est donc une nécessité. L'hormone de croissance nous donne cet éclat jeune et en pleine forme.

      • le stress diminue le niveau de l'hormone de croissance,

      • limiter toujours la consommation de sucres (en particulier le soir) : l'insuline freine l'action d'HGH et l'HGH inhibe la synthèse de l'insuline

      • en cas d'un nombre insuffisant de récepteurs à l'hormone de croissance (IGF-1, valeurs de référence : 110-500), une résistance à l'hGH peut survenir, en particulier chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes et d'infections chroniques, des états caractérisés par une élévation constante des cytokines.

      • le rapport IGFBP (= transporteur) / IGF-1 doit être < 3 (homme) et < 3.3 (femme) : des valeurs plus élevées indiquent une déficience en hormone de croissance libre-active circulante, pouvant entraîner :

        • fatigue

        • perte de masse musculaire

        • problèmes de réparation lors de lésions musculaires, tendineuses, d'organes...

        • accumulation de graisse intra- et extra-abdominale, syndrome métabolique, résistance à l'insuline

        • faiblesse psychologique

 

* Une production suffisante d'hGH diminue l'atrophie musculaire qui se produit naturellement avec l'âge (1% /an à partir de 40 ans). Par contre, un déficit en hGH chez l'adulte accroît le risque d'ostéoporose, de déchirures musculaires, d'inflammations au niveau des tendons et des articulations, de diabète de type 2 (l'hGH inhibe la synthèse d'insuline)de troubles immunitaires, de troubles cognitifs et du sommeil.

 

* Les symptômes d'un déficit en hGH : douleurs musculaires, surpoids (graisse abdominale), perte de force musculaire, fatigue, troubles du sommeil, perte d'appétit, perte de libido... Un déficit en hGH masque souvent d'autres carences, telles qu'une carence en cortisol.

 

* Le test de stimulation de l'hGH : en injectant de la GHRH (hormone sécrétée par l'hypothalamus) ou l'acide aminé arginine (comme substance stimulant la sécrétion de l'hormone de croissance), on peut stimuler la production de l'hGH par l'hypophyse, afin de déterminer les causes éventuelles d'un déficit en hGH. Un traitement par hGH normalisera la masse musculaire et osseuse, tandis que la masse lipidique diminuera. Les éventuels effets indésirables d'un tel traitement : douleurs musculaires, oedèmes et parfois le syndrome du canal carpien.

 

 

 

 

 

Les hormones produites par l'hypophyse n'agissent pas directement, mais activent d'abord d'autres glandes/organes (thyroïde, ovaires, testicules, surrénales (cortex), foie...) qui à leur tour libèrent les hormones souhaitées. L'axe hypothalamus - hypophyse - glande/organe, appelé l'axe endocrinien, assure donc la communication endocrine entre les 3 différents niveaux.

 

 

  1. La glande thyroïde :

 

 

 

 

 

  1. Les glandes parathyroïdes :

 

 

 

 

  1. Les glandes surrénales : parties corticosurrénale et médullosurrénale

 

 

 

 

      • les glucocorticostéroïdes tels que le cortisol, qui ont une action importante dans le métabolisme des sucres (hyperglycémiante) et celui des protéines ; il possède, associé à l'hydrocortisone, des propriétés anti-inflammatoires et anti-allergiques.

 

      • les minéralocorticostéroides tels que l'aldostérone, qui doivent assurer la rétention d'eau et de sels minéraux (Na) par l'organisme, grâce aux reins.

 

      • les stéroïdes sexuels ou androgènes surrénaliens tels que la testostérone, l'oestrogène et la progestérone, qui sont élaborés en quantités très limitées par les surrénales en comparaison avec la production gonadique.

 

 

  1. Les glandes génitales (gonades) :

 

 

 

 

 

 

  1. Le pancréas (îlots de Langerhans)

 

 

Deux hormones antagonistes :

 

 

 

 

  1. L'intestin :

 

 

Les fonctions que l'intestin exerce ou auxquelles il contribue, ne sont pas seulement digestives mais aussi immunitaires, endocriniennes, voire neurologiques si on évoque l'existence d'un axe cérébro-intestinal. La production de peptides régulateurs, les uns synthétisés par les système nerveux central ou périphérique, les autres par les cellules endocriniennes du tube digestif et du pancréas suppose l'existence de mécanismes complexes de rétrocontrôle (feedback).

 

voir : "Les entérohormones".

 

 

  1. Les organes à fonction endocrinienne secondaire :

 

 

 

 

      • p. ex. en cas de déficit en vitamine C, des erreurs peuvent survenir dans la construction de la paroi endothéliale. Pour réparer provisoirement ces erreurs, l'organisme fait appel à la lipoprotéine A, une substance collante, rendant la surface de la paroi endothéliale moins lisse. Des dépôts de calcium ainsi que l'adhérence du LDL-cholestérol vont favoriser le développement de cellules squameuses, qui sont à l'origine de l'athérosclérose.

 

 

Résumé :

 

Hypothalamus

Hormones de libération

Epiphyse

Mélatonine

Hypophyse

ACTH, FSH, LH, GH, PL, ...

Testicules

Testostérone, inhibine, ...

Ovaires

Oestrogènes, progestérone, ...

Thyroïde

T3, T4, calcitonine

Surrénales

cortisol, androgènes, ...

Parathyroïde

Parathormone

Tractus digestifs

Gastrine, sécrétine, CCK, ...

Foie

IGF-I

Pancréas

Insuline, glucagon, ...

Thymus

Thymopoïétine

Placenta

GCH, oestrogènes, ...

Coeur

Facteur atrial natriurétique

Rein

Rénine, Erythropïétine, ...

 

 

 

 

Le schéma ci-dessus représente les différentes fonctions nécessitant des hormones pour développer les actions vitales pour l'organisme :

 

Fonctions

 

Hormones

Réponses

Reproduction

Androgènes, oestrogènes, progestérone, hormones hypo-physaires (LH, FSH, prolactine)

Producteurs de gamètes, facteurs de croissance, lactation, gestation, instauration des caractéristiques secondaires et du comportement sexuel

Croissance et développement

Hormones de croissance, hormones thyroïdiennes, insuline, glucocorticoïdes, androgènes, oestrogènes, progestérone

Large action sur la croissance

Maintien de l'environnement interne

Vasopressine, aldostérone, hormone parathyroïdienne et prostaglandine

Contrôle du volume et de la pression artérielle, contrôle de la balance des électrolytes, contrôle des os, des muscles et de la graisse

Disponibilité énergétique

Insuline, glucagon, hormones thyroïdiennes

Régulation du métabolisme

 

 

 

 

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La régulation du système endocrinien

 

A l’étape hypothalamo-hypophysaire, il existe un lien entre les systèmes nerveux et endocriniens qui sert à intégrer les deux systèmes dans une unité de contrôle fonctionnel unique.

 

 

Pour que les hormones puissent régler efficacement le fonctionnement des organes et tissus qui dépendent d'elles, il est nécessaire qu'elles soient libérées en quantités précises, aux moments opportuns.

 

Pour ce faire, plusieurs mécanismes de régulation, reposant essentiellement sur des phénomènes d'action et de rétro-action, vont entrer en jeu, certains soumis à des facteurs endogènes, d'autres à des facteurs exogènes liés à l'environnement.

 

Voir aussi : "Les systèmes de régulation autonome".

 

La sécrétion des hormones n'est donc pas uniforme, elle suit un certain "rythme", en situation de vie et d'activité "normale". Chaque hormone possède donc son propre rythme de sécrétion.

 

Voir : "Les biorythmes".

 

Le centre de contrôle semble constitué par le complexe hypothalamo-hypophysaire.

 

      • Les mécanismes d'action et de rétro-action

 

Ainsi l'hypothalamus produit des hormones de libération (releasing factors) qui sont transportées par le sang vers l'hypophyse, soit pour y être stockées dans un premier temps (p. ex. l'ADH et l'ocytocine), soit pour déclencher la sécrétion des hormones hypophysaires comme l'ACTH, la TSH, la FSH et la LH.

 

Certaines hormones hypophysaires vont ensuite stimuler le fonctionnement d'autres glandes comme la TSH (thyroïde), l'ACTH (surrénales), la FSH et LH (glandes sexuelles)... Sous l'effet de ces excitations, ces différentes glandes "cibles" vont produire leurs propres hormones, ou modifier le volume de leurs sécrétions.

 

En fonction des besoins de l'organisme, lorsque la production de ces hormones atteint un niveau suffisant dans le sang, un "message hormonal" est envoyé à l'hypothalamus et à l'hypophyse pour ralentir ou faire cesser la production des hormones de libération et des hormones stimulantes (phénomène de rétro-action : le fonctionnement de certaines glandes est inhibé par les sécrétions d'autres glandes qu'elles stimulent).

 

 

      • La régulation endogène

 

Cette régulation fait partie du bagage génétique de l'organisme. Les mécanismes d'action et de réaction sont ici génétiquement déterminés. Les dysfonctionnements de ce système sont expliqués par des "erreurs" génétiques.

 

Le déterminisme génétique, spécifique pour chaque être humain, entraîne donc l'individualisation de ces régulations endogènes.

 

 

      • La régulation exogène

 

Ces stimulations viennent de l'extérieur de l'organisme : l'alternance jour/nuit, chaud/froid, les rythmes sociaux, le niveau de l'activité.

 

P. ex. en cas d'effort physique :

 

        • les catécholamines s'élèvent au début de l'effort, puis la noradrénaline continue d'augmenter tandis que l'adrénaline se stabilise.

 

        • l'insuline : sa concentration diminue en fonction de la durée de l'effort ; l'augmentation du débit sanguin élève ensuite quantitativement les apports en glucose et en acides gras, tandis que l'accroissement de la sensibilité à l'insuline des fibres musculaires contribue à la baisse de concentration de cette hormone.

 

        • les corticostéroïdes (cortisol) s'élèvent en cas d'exercice physique prolongé.

 

 

        • les hormones sexuelles augmentent au début de l'effort, mais diminuent lorsque la durée dépasse 3 heures.

 

        • l'aldostérone s'élève en relation avec l'élévation de la pression osmotique du plasma et de la température corporelle (afin de maintenir le volume circulant et le stock de sodium).

 

        • l'adrénaline, le glucagon et l'hormone de croissance permettent la mobilisation des réserves de glycogène du foie et des lipides du tissu adipeux, aboutissant à une concentration accrue de glucose et d'acides gras dans le sang.

 

        • le cortisol intervient dans le synthèse du glucose dans le foie à partir d'acides aminés issus de la dégradation des protéines.

 

 

        • ...

 

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Le résumé des voies endocriniennes

 

Les "centres maîtres" (cortex cérébral, système limbique, hypothalamus) : envoie neuronale de facteurs de libération ou d'inhibition (système de contrôle et de rétro-contrôle) à l'adénohypofyse via un réseau porte artériel (connection en série de l'hypothalamus et l'hypophyse).

 

> La glande maître : l'adénohypofyse (lobe antérieur de l'hypofyse) :

 

      • via la stimulation hormonale des organes endocriniens (cortex surrénal, testes, ovaires, thyroïde) afin de libérer leurs hormones trophiques.

 

> Les organes endocriniens : sécrètent leurs hormones dans la circulation sanguine.

> Le ou les organes cible(s) : subissent l'effet des hormones dans le sang.

> La membrane cellulaire : activation du système de cascade de l'adénylate cyclase (AMPc).

> L'espace cellulaire : activation d'ADN avec formation d'ARN messager (ARNm) qui transporte des données d'ADN vers les ribosomes.

> Les ribosomes : traduction de l'ARNm en protéine, capable d'influencer une fonction cellulaire spécifique :

                  • défense cellulaire (immunité)

                  • rétention de sodium/eau

                  • métabolisme cellulaire

                  • croissance cellulaire

                  • élévation de la glycémie

                  • ...

 

      • via la stimulation directe de(s) organe(s) cible(s) sans passer par des organes endocriniens : prolactine (---> glandes mammaires (production lactique) et corps jaune (LH)) et l'hormone de croissance (---> augmentation de la glycémie et stimulation de la synthèse protéique favorisant la croissance du squelette et d'autres tissus (musculaires, adipeux, ...)).

 

 

Les "centres maîtres" peuvent également par voie neuronale

 

 

 

Sans "centres maîtres" :

 

Certains organes endocriniens ne dépendent pas des "centres maîtres", puisque leur activité dépend du facteur à réguler :

 

 

 

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Les hormones naturelles et de synthèse

 

1. Les hormones naturelles vs de synthèse

 

Les hormones naturelles comprennent les oestrogènes, la progestérone et la testostérone, naturellement présents dans l’organisme des hommes et des animaux, et les phyto-oestrogènes présents dans certaines plantes, comme les germes de luzerne et le soja, et qui ont une activité semblable à celles des oestrogènes une fois ingérés par l’organisme.

 

L’organisme humain est capable de métaboliser et d’excréter rapidement ces substances. Elles restent très peu de temps dans l’organisme et ne s’accumulent pas dans les tissus comme c’est le cas de certaines substances anthropiques. Néanmoins, la question des risques liés à une très forte consommation de soja (notamment par les nouveaux-nés) se pose.

 

Les hormones de synthèse, y compris celles qui sont identiques aux hormones naturelles, telles que les contraceptifs oraux, les traitements hormonaux de substitution et certains additifs alimentaires pour animaux, sont spécialement conçues pour agir sur le système endocrinien et le moduler. Des hormones naturelles ou des produits de synthèse se retrouvent dans les rejets humains, animaux, végétaux ou industriels. Une étude réalisée en Angleterre a montré que, dans certains cours d’eau, la principale source de perturbateurs endocriniens est constituée de rejets humains, avant les rejets industriels. Ils sont d’origine physiologique, ou proviennent de l’absorption puis du rejet de médicaments hormonaux. Ces perturbateurs endocriniens ont une activité soit oestrogénique, soit anti-androgénique, soit encore interfèrent avec les fonctions thyroïdiennes.

 

Contrairement à ce que pratique la médecine officielle, certains médecins axent ses traitements sur des hormones bio-identiques (identiques à celles que vous produisez naturellement), et en micro-doses inférieures ou égales à votre production naturelle, afin de ré-activer et/ou corriger la production naturelle d'hormones.

 

 

2. Les substances anthropiques

 

Les substances anthropiques, quant à elles, représentent des milliers de produits et comprennent des produits de l’industrie chimique (phtalates, bisphénol A, PCB, dioxines, métaux lourds, matériel médical en plastique, ciments dentaires, etc.) et les produits phytosanitaires utilisés en agriculture (herbicides, fongicides, insecticides, etc.). Elles agissent comme perturbateurs endocriniens (PE).

 

Ces PE influencent le développement et la fonction de reproduction : anomalies sexuelles chez les alligators, certains mollusques et phoques. Chez l'homme, depuis 20 ans, le nombre de malformations génitales (testicules ne descendant pas dans les bourses à la puberté, malformation de l'urètre (hypospadias),  micropénis, ...) a nettement augmenté, tandis que la production des spermatozoïdes diminue. Sont mises en cause, des substances telles que phtalates, pesticides (agriculteurs!), PCBs, dioxines, ...

 

En outre, le nombre de cancers hormonodépendants, comme le cancer du sein, de la prostate ou du testicule, ne fait que croître. Sont mises en cause, des substances telles que PCBs, dioxine, solvants organiques, ...

 

Ils miment les effets d'une hormone naturelle. L'embryon et le foetus sont particulièrement vulnérables du fait de leur intense activité hormonale. Mais aussi les premiers mois, voire les deux premières années de vie, au cours desquelles les tissus des organes prolifèrent grande vitesse. Toutefois, les effets sur la santé peuvent se dévoiler à tous les âges de la vie : à la naissance, pendant l'enfance, adulte, et même sur plusieurs générations...

 

Les  PE auraient également des effets sur la croissance du tissu adipeux : ces substances perturbent les axes hormonaux et les régulations hormonales. En terme d'obésité et de tissu adipeux, les principaux perturbateurs endocriniens sont les phtalates et le bisphénol A (BPA). Ces substances sont présentes, à faibles doses, certes, mais partout, jusque dans les emballages alimentaires (vernis de boîtes de conserve, barquettes en plastique "micro-ondables", "box" qui servent à emporter hamburgers ou pizza, certains biberons, ...). A froid, le relargage de ces molécules toxiques par le récipient est très faible. Mais dès lors qu'on le chauffe, on l'augmente fatalement. En 2008, une étude d'envergure suggérait un lien direct : plus les personnes avaient de phtalates dans les urines, plus ils avaient des marqueurs développés de l'obésité . La fabrication de biberons contenant du bisphénol A est interdite dans tous les Etats Membres de l'U.E. à partir du 1er mars 2011. Leur commercialisation à partir du 1er juin 2011.

 

 

PRINCIPALES SOURCES DES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS CONFIRMÉS OU POTENTIELS :

 

Produits pharmaceutiques :

 

DES (Distilbène), éthinyl-oestradiol (contraceptif), kétoconazole (traitement du

pityriasis, pommade)...

 

Produits dentaires :

 

Bisphénol A

 

Produits vétérinaires :

 

DES, trenbolones (augmentent la masse musculaire)...

 

Produits de combustion :

 

Dioxines, furanes, HAP (hydrocarbure aromatique polycyclique)...

 

Produits à usage industriel ou domestique :

 

Phtalates, bisphénol A, styrène (polystyrène)...

Polybromodiphényl éthers (PBDE), polychlorobiphényls, organoétains...

Alkylphénols, parabènes (conservateurs dans les produits de beauté)...

Arsenic, cadmium...

 

Produits phytosanitaires :

 

Organochlorés (DDT, chlordécone...)

Linuron (herbicide)...

Phyto-oestrogènes

Isoflavones (soja, trèfle)...

 

Mycotoxines : sont des substances toxiques produites par des moisissures pouvant apparaître dans les céréales (blé, riz, maïs... ), dans des épices (curcuma, noix de muscade, paprika...), dans des légumes, noix, fruits secs (figues, raisins...), dans le lait, les grains de café et évidemment dans tous les produits dérivés et ingrédients alimentaires qui en contiennent.

 

Toutefois, il y a aussi des moisissures inoffensives : dans des fromages bleus (Penicillium requeforti dans Roquefort, Gorgonzola, Stilton...). Elles sont également indispensables dans la formation de la belle croûte blanche du Camembert, Brie...

 

Zéaralénone (alpha et bêta), ergotamine, déoxynivalénol (DON), fusarénone-x ...

 

Source : L. Multigner, P. Kadhel : Perturbateurs endocriniens, concepts et réalité. Archives des maladies professionnelles et de l’environnement 2008

 

 

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