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La mélatonine

 

Dernière mise à jour : 2022.7.2

 

 

L'hormone de la nuit.

 

La mélatonine est une hormone naturelle, produite par la glande pinéale (l'épiphyse, système endocrinien) grâce à l’enzyme hydroxyindole-O-méthyltransférase, et libérée la nuit dans l'organisme.

 

    • elle est synthétisée dans l'organisme à partir du tryptophane en présence de Ca/Mg, Zn et de vitamines B3, B6 et B9, de façon centrale dans l'épiphyse (de façon cyclique) et localement (de façon non-cyclique) par les mitochondries de chaque cellule :

 

 

Tryptophane   >   5-OH-Tryptophane (5-HTP)  >   5-OH-Tryptamine (= sérotonine)   >  + Acétyl-Coenzyme A  >   Mélatonine

 

 

 

Dans le cerveau, la synthèse de sérotonine dépend de la quantité de tryptophane qui y pénètre à travers la barrière-encéphalique. D’autres acides aminés sont en compétition avec le tryptophane limitant ainsi son entrée dans le cerveau.

 

Une fois dans le cerveau, le tryptophane est hydroxylé en 5-hydroxytryptophane (5-HTP) sous l'influence de l'enzyme tryptophane hydroxylase puis décarboxylé en sérotonine.

 

 

 

La mélatonine est synthétisée à partir de la sérotonine. Or cette synthèse de la mélatonine durant la nuit dépend de la synthèse du SAMe (voir : "Le cycle de méthyle") durant la journée. Il existe un rythme circadien et un équilibre physiologique inversement proportionnel entre le SAMe et la mélatonine. Ainsi normalement pendant la nuit, les niveaux de mélatonine augmentent et les niveaux de SAMe restent bas. Par contre, pendant la journée, quand les niveaux de mélatonine chutent, les niveaux de SAMe augmentent.

 

S'il y a une déficience de la synthèse de SAMe durant la journée, il y aura une insuffisance de synthèse de mélatonine pendant la nuit.

 

La quantité produite dépend de différents facteurs :

 

      • la lumière et la consommation d'alcool sont des facteurs inhibiteurs.

      • l'âge : la production de la mélatonine diminue naturellement avec l'âge : d'où l'idée avancée que la mélatonine pourrait être une hormone rajeunissante.

      • une supplémentation.

 

 

 

Sommaire :

 

Rôle dans l'organisme

 

Précautions

 

Côté pratique

 

Continu :

Rôle dans l'organisme :          

 

La mélatonine joue un rôle important dans :

 

    • la régulation des biorythmes (l'horloge biologique) : elle favorise le sommeil (1mg en cas de troubles d'endormissementAllégation de santé confirmée par l'EFSA (European Food Safety Authority) - Liste des allégations autorisées) et le rythme de certaines fonctions dans l'organisme.

 

      • la mélatonine est souvent présentée comme le remède miracle pour les insomniaques, les effets du décalage horaire (jetlag) (voir : "Côté pratique"), la dépression et le vieillissement... Il a été confirmé que la mélatonine procure un confort au voyageur confronté au jet-lag dans ses déplacements (au moins 0.5mg juste avant le coucher le premier jour du voyage et les quelques jours suivant le jour d'arrivée à destinationAllégation de santé confirmée par l'EFSA (European Food Safety Authority) - Liste des allégations autorisées).

       

      • la mélatonine n'est pas l'hormone du sommeil mais agit comme antioxydant/capteur de radicaux libres et comme réparateur de neurones, préparant au sommeil. Pour les neurones très stimulés la journée, cette protection est essentielle pour éviter la destruction progressive (dégénérescence) par des radicaux libres, produits au cours de la respiration aérobique normale (production d'énergie).

       

      • en effet, la mélatonine n'est qu'un chaînon conduisant à la formation de la véritable hormone du sommeil, la valentonine (VLT), la véritable hormone du sommeil.

       

      Tryptophane > Sérotonine > Mélatonine (MLT) > 6-méthoxy-harmalan (6-MH) > valentonine (VLT)

    1.  

    2. En réalité, elles sont à trois : la MLT, le 6-MH et la VLT. Ces 3 hormones constituent le système veille-sommeil qui régule, à partir de 22h, et pendant 24 heures, les vies psychique et végétative de l'organisme.

    3.  

        • le soir (à partir de 22h) et la nuit, la concentration cérébrale (nucleus suprachiasmaticus) de la VLT augmente et domine celle du 6-MH. La VLT, par activation allost_#xe9;riques (= agoniste) des

          • récepteurs 5-HT sérotoninergiques, diminue la vigilance, la tension artérielle, la fréquence cardiaque et

          • récepteurs D1 et D2 dopaminergiques, entraîne une relaxation musculaire.

       

        • le matin (à partir de 6h) : l'élimination de la VLT étant beaucoup plus rapide que celle du 6-MH, en quelques minutes les concentrations de 6-MH dans le cerveau deviennent supérieures à celles de la VLT.

       

        • pendant la journée, le 6-MH domine donc. Il a des propriétés pharmacologiques exactement opposées à celles de la valentonine. Le 6-MH, cette hormone du jour, est

          • un antagoniste des récepteurs 5-HT sérotoninergiques et augmente ainsi la vigilance, la tension artérielle, la fréquence cardiaque et

          • un antagoniste des récepteurs D1 et D2 dopaminergiques entraînant une contraction musculaire.

       

      1. Les concentrations sériques de la mélatonine sont les seules qui peuvent être mesurées. Ainsi, la mélatonine est le marqueur de la synthèse des 3 hormones du système veille-sommeil. Il faut mesurer sa concentration plasmatique à partir de 1h du matin et le résultat nous renseigne sur la fonction endocrine de la glande pinéale.

     

Des troubles de la fonction endocrine de la glande pinéale sont responsables de nombreuses affections neurologiques. Une sécrétion insuffisante des 3 hormones MLT, 6-MH et VLT peut provoquer des troubles du sommeil, des dépressions nerveuses, des troubles neurologiques tels que les migraines, des affections neuro-dégéneratives telles que Parkinson et Alzheimer... Une sécrétion excessive est responsable des troubles psychotiques.

 

Note : des suppléments de mélatonine peuvent aider dans la prévention de crises de migraines .

 

      • plus la lumière du jour captée (par l'oeil) est importante, plus la production de mélatonine est inhibée.

        • plus la production de mélatonine durant la journée est inhibée, plus la production nocturne est élevée.

          • plus sa production nocturne est forte, plus le sommeil de la nuit est profond.

 

---> ou : plus la lumière du jour est importante, plus le sommeil de la nuit est profond.

 

      • le taux corporel de mélatonine décroît avec l'âge. Le sommeil en est affecté ce qui stimulerait l'activité des ostéoclastes et accélèrerait le processus de résorption osseuse (voir : "L'ostéoporose") .

 

    • la régulation de la graisse dite brune : la mélatonine soigne pour plus de graisse dite brune et augmente également son activité métabolique. Les individus présentant beaucoup de graisse dite brune, brûlent plus d'énergie et sont plus minces que ceux avec peu de graisse dite brune. D'où son intérêt dans le traitement du surpoids.

 

 

      • elle stimule la production des cellules NK (Natural Killer, voir : "La réponse immunitaire").

      • elle stimule la phagocytose.

      • elle stimule la croissance des cellules de la moelle osseuse (leucocytes, ...).

        • les cellules T auxiliaires possèdent des récepteurs à la mélatonine.

      • elle exerce une activité régénératrice/un effet neuro-endocrine sur le thymus et le système immunitaire : la mélatonine augmente la sécrétion de la thymuline et de lymphocytes T.

      • elle possède une activité immunostimulante dans le traitement du cancer : elle ne possède pas elle-même un effet antitumoral, mais protégerait le patient contre la toxicité de la chimiothérapie utilisée. En effet, la mélatonine présente un effet antioestrogénique dans le traitement de cancers hormonodépendants (p. ex. cancer mammaire ) et pourrait renforcer l'action de la chimiothérapie. Toutefois, chez la souris, des travaux ont montré que la mélatonine réduit la croissance des tumeurs, la prolifération des cellules et inhibe l’angiogenèse (formation des vaisseaux sanguins vers la tumeur) . En effet, la nuit lors du pic de mélatonine, la croissance cellulaire ralentit...

      • elle présente un effet sur l'apoptose, la prolifération cellulaire et l'angiogenèse (donc utile dans le traitement du cancer) .

 

    • elle fait partie du groupe des antioxydants : un stress oxydant pourrait expliquer l'accélération de l'apparition d'une déficience cognitive (maladie d'Alzheimer). En effet, la mélatonine neutralise les radicaux libres et protège la fonction mitochondriale:

 

      • la mélatonine est un antioxydant plus puissant que le béta-carotène ou la vitamine C et 2 x plus puissante que la vitamine E. En outre, la mélatonine, produite localement dans chaque cellule par les mitochondries, protège chacune de nos cellules contre des ROS produits par ces mêmes mitochondries.

      • la mélatonine stimule la production de glutathion, SOD et de catalase, des antioxydants puissants.

      • une diminution de la production de la mélatonine avec l'âge pourrait être en rapport avec la pathologie du vieillissement.

 

 

    • la mélatonine empêche in vitro la croissance des cellules prostatiques en cas d'hypertrophie (HPB) Jung-Hynes B, Huang W, Reiter RJ, Ahmad N. Melatonin resynchronizes dysregulated circadian rhythm circuitry in human prostate cancer cells. J Pineal Res. 2010 May 27 (Epub ahead of print).

 

      • une diminution de l'influence de la mélatonine pourrait expliquer le fait que l'apparition de l'HPB chez l'homme augmente avec l'âge.

 

    • par un effet pléiotropique : la mélatonine agit sur des fonctions de l'organisme régulées par des gènes, comme l'hypertension artérielle (pendant le jour et la nuit) en influençant la fonction endothéliale, le stress oxydatif, le système nerveux autonome et le système rénine-angiotensine .

     

    • l'antagonisme mélatonine-insuline :

 

      • la mélatonine détermine la production d'insuline : des hauts niveaux de mélatonine durant la nuit limitent la production insulinique pendant le sommeil ; le jour, lorsque les taux de mélatonine sont faibles, la production d'insuline reprend son cours normal (un niveau élevé d'insuline diminue probablement la concentration sérique de la noradrénaline, l'activateur le plus important de la synthèse de mélatonine).

      • certaines formes de diabète trouvent leur origine dans cet antagonisme mélatonine-insuline : en effet, une variante génétique pourrait générer sur la paroi des cellules productrices d'insuline un plus grand nombre de récepteurs à la mélatonine, augmentant ainsi sa sensibilité à la mélatonine, ce qui inhibera sa capacité de libérer de l'insuline.

 

 

Précautions :              

 

Chez le patient présentant :

 

    • des troubles du sommeil : un avis médical s'avère nécessaire en cas d'administration prolongée

    • un souhait de conception : des hautes doses peuvent inhiber l'ovulation

    • des troubles du SNC : problèmes mentaux, dépression, ...

    • des allergies, des maladies auto-immunes : la mélatonine stimule le système immunitaire et peut accentuer sa réponse allergique ou immunitaire

    • diabète : prise après un repas, la mélatonine peut affecter la régulation de la glycémie pendant quelques heures; par conséquent, administrer 3h après un repas

    • en cas de leucémie

    • chez des enfants

 

Grossesse/Allaitement :

 

    • son utilisation durant la grossesse et la période d'allaitement est à éviter (des petites quantités peuvent passer dans le lait maternel)

 

Interactions potentielles avec :

 

    • des médicaments favorisant une dépression du SNC : la mélatonine peut potentialiser l'action de ces médicaments

    • les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques, les somnifères, les calmants... : ils freinent la libération de la mélatonine (en provoquant donc des troubles du sommeil)

    • les antidépresseurs (fluoxétine...), les AINS (ibuprofène, indométacine...) : peuvent diminuer la sécrétion nocturne de la mélatonine

    • la warfarine ... : la mélatonine peut influencer les effets de la warfarine

    • des corticosteroïdes : la mélatonine neutralise leur effet

    • ...

 

Eventuels effets indésirables (voir aussi le RCP):

 

    • aucune toxicité ni des effets indésirables graves n'ont été observés ; toutefois, les effets suivants ont été rapportés durant le traitement par mélatonine :

      • troubles neurologiques : étourdissements matinaux, sentiment de gueule de bois ou tête lourde, céphalées, syncope, somnolence, convulsions

      • troubles psychiques : anxiété, troubles dépressifs

      • troubles cutanés : rash, éruption maculopapuleuse

      • troubles digestifs : nausées, diarrhée, constipation, crampes abdominales, pancréatites aiguës

      • autres : inhibition de la fertilité et de la libido, gynécomastie, exacerbations des symptômes de fibromyalgie, troubles du sommeil, ...

    • plus de crises chez des enfants atteints de troubles neurologiques

    • une inhibition de l'ovulation avec des doses élevées de mélatonine (sans être un vrai contraceptif)

    • peut aggraver les symptômes d'une dépression existante

    • les effets indésirables à long terme ne sont pas connus

 

Côté pratique :          

 

Le SAMe : (voir : "Le cycle de méthyle")

 

    • 400 à 800mg/j durant au moins 15 jours

 

 

La mélatonine : ne pas avaler telle quelle : absorption sublinguale ou buccale (ou d'abord mâcher les comprimés).

 

    • des troubles du sommeil : débuter avec la dose la plus faible : 0.3 à 1mg, 30 minutes avant le coucher (supplément alimentaire au E.U. mais sur prescription médicale en France et en Belgique (CIRCADIN°)). Cette hormone est sécrétée le soir. Mais, avec l'âge, sa sécrétion par l'épiphyse tend à diminuer. Lorsqu'elle fait défaut, surviennent de nombreux réveils nocturnes provoquant une somnolence gênante dans la journée. S'il n'y a pas de maladie physique ou psychique expliquant ces difficultés, on considère qu'il s'agit d'un sommeil déstructuré sur lequel peut agir la mélatonine. Uniquement lorsque les conseils pour bien dormir (voir plus haut) n'apportent pas une solution satisfaisante.

 

Attention :

On dort moins avec l'âge, c'est surtout le sommeil lent profond qui change. Cependant, les personnes âgées ont quelquefois l'impression de mal dormir, mais la durée totale de leur sommeil est normale, voire augmentée.

 

Note :

La mélatonine n'affecte pas la mémoire ni les fonctions cognitives contrairement aux benzodiazépines (somnifères, calmants, anxiolytiques). 

 

Toutefois :

La mélatonine peut aider dans le traitement de : 

 

 

    • le jetlag : la mélatonine (jusqu'à 5mg/jour, de 3 jours avant le départ jusqu'à 3 jours après l'arrivée, à administrer de préférence le soir, un 1/2 heure avant se coucher, afin de ne pas perturber le rythme jour/nuit) aide à diminuer les symptômes d'un jetlag. Elle peut être utile dans le soutien d'un rythme artificiel sommeil-éveil (p. ex. en cas de travail en équipe...).

 

Le glissement du rythme jour/nuit indique des troubles de l'équilibre hormonal : un apport de mélatonine 1 à 2mg, le soir au coucher peut aider.

 

---> Ne pas administrer au bébés (< 5ans) : ils doivent trouver progressivement leur propre rythme jour/nuit! A 3 mois, le bon rythme commence à se mettre en place et l'enfant commence à faire ses nuits.

 

    • on trouve la mélatonine dans le maïs, le riz, le radis japonais, la tomate et la banane... mais en dose infime.

    • le calcium, le magnésium et les vit B3, B6 et B9 accroissent le taux de mélatonine (voir aussi : "Le cycle de méthyle").

    • le tabac, l'alcool, la caféine, le coca, et le chocolat noir freinent sa sécrétion naturelle.

    • idem pour certains médicaments, tels que l'aspirine, l'ibuprofène, des somnifères et certains antidépresseurs.

 

 

La lumière :

 

    • la lumière extérieure est beaucoup plus intense que la lumière artificielle : la lumière dans un bureau présente en général une intensité de 500 lux, tandis que la lumière extérieure atteint facilement des intensités de plus de 20.000 lux, même en cas de ciel fortement couvert.

 

    • la lumière extérieure varie également en couleur au cours de la journée, tandis que la lumière dans un bureau reste constamment blanche et chaude.

      • la lumière blanche arrête la production de mélatonine (le matin, clair, en forme).

      • la lumière jaune-bleue inhibe/freine la production de mélatonine (durant la journée).

      • la lumière rouge stimule la production de mélatonine (le soir, agréable).

 

    • afin de simuler d'une façon la plus naturellement possible la lumière extérieure à l'intérieur, il s'avère donc nécessaire d'augmenter non seulement son intensité, mais aussi ses couleurs :

      • l'intensité de la lumière artificielle est le facteur limitant : il doit être possible de l'améliorer jusqu'à 800 lux sans augmentation importante de la facture énergétique.

      • les couleurs doivent pouvoir 's adapter aux activités durant la journée :

        • le jour, une lumière blanche et froide pour être (et rester) en forme : atmosphère stimulante et productive.

        • le soir, une lumière jaune, légèrement rougeâtre : atmosphère reposante et agréable.

 

La norme actuelle pour l'intensité de la lumière artificielle est basée sur des critères visuels : voit-on assez?. Toutefois, pour se sentir bien ( = bien gérer sa production d'hormones), son intensité est trop faible et ses couleurs non adaptées!

 

    • une personne travaillant à l'intérieur toute la journée ne capte donc pas assez de lumière. En se promenant un quart d'heure à l'extérieur, même lorsqu'il fait mauvais temps, on capte suffisamment de lumière pour assurer un bon sommeil.

 

    • aller à pieds ou à vélo au travail est encore mieux : une bonne quantité de lumière au début de la journée met l'horloge biologique à l'heure (pour cette raison, une luminothérapie est toujours programmée le matin vers 9 heures).

 

 

Voyager (jetlag) : il faut apprendre à "utiliser" la lumière!

 

    • Quand on voyage d'est en ouest :

      • le matin :

        • lumière : il faut éviter de retarder le cycle en évitant la lumière du matin en portant des lunettes solaires p. ex., en recherchant la pénombre ou en portant un masque de sommeil occultant, ...

        • alimentation : préférer les protéines (par rapport aux glucides) le matin à l'heure locale du petit-déjeuner.

      • le soir :

        • lumière : il faut s'exposer davantage à la lumière pour retarder l'heure de coucher.

        • alimentation : préférer les glucides (par rapport aux protéines) le soir à l'heure locale du souper.

 

    • Quand on voyage d'ouest en est :

      • le matin :

        • lumière : avancer le cycle en stimulant la vigilance le matin : en prenant une douche, en s'exposant à la lumière (promenade matinale, sport, ...) avant le petit-déjeuner, en s'exposant le plus possible à la lumière du jour, en évitant des siestes qui risquent de perturber davantage le cycle éveil/sommeil.

        • alimentation : préférer les protéines à l'heure locale du petit-déjeuner.

      • le soir :

        • lumière : éviter les sources de forte lumière, éviter les travaux et l'activité physique le soir : ils entraînent une surexcitation. Seules exceptions : la natation et les sports en chambre.

        • alimentation : l'insuline, dont la sécrétion est augmentée par la consommation de glucides et dans une moindre mesure, de protéines, favorise le passage du tryptophane. Il faudrait donc consommer des glucides en même temps que les protéines sources de tryptophane.

          • préférer les sucres lents à l'heure locale du souper.

          • des hydrates de carbone lents (céréales, pâtes, riz, pommes de terre en chemise,...) et des légumes (200g, mais pas de légumineuses) ne sont pas trop lourds à digérer et apportent l'énergie nécessaire à la synthèse de la sérotonine (action relaxante) et de la mélatonine (hormone du sommeil)... : les deux sont synthétisées à partir du tryptophane. Les glucides facilitent ainsi l'endormissement et améliorent les capacités de mémoire logique. Limitez l'apport de protéines difficiles à digérer (d'origine animale ou végétale), optez plutôt pour du poisson ou de la volaille.

 

Les effets consécutifs au changement d'heure sont d'autant plus marqués avec l'âge, la période du cycle menstruel et les voyages d'ouest en est (des E.U. vers l'Europe).

 

Note :

La société Lucimed (Villers-le-Bouillet) en Wallonie développe la "luminette", une sorte de paire de lunettes comprenant une source lumineuse (2 x 4 diodes) et un hologramme, une combinaison qui augmente sensiblement le nombre de rayons lumineux passant à travers la rétine. Cette lunette est portée le jour au-dessus du visage en permettant l'usage de lunettes normales au besoin.

 

 

 

 

   ZOELHO (c) 2006 - 2023, Paul Van Herzele PharmD                        Dernière version : 30-mai-23                

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Le lecteur gardera en permanence à l'esprit que les propriétés curatives décrites ne remplacent en aucun cas l'avis médical toujours indispensable dans l'établissement d'un diagnostic et dans l'appréciation de la gravité de la pathologie. Par contre, nous stimulons l'utilisateur à prendre lui-même des décisions relatives à sa santé, basées sur sa propre recherche, toujours en dialogue avec un professionnel de santé.

 

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