Zoëlho, vers un mode de vie conscient.

Le vieillissement

"If you are your only project, then death is the end. But if you also care about others, the project  continues." (Stephen Cave).

 

"Il n’est pas vrai que les gens arrêtent de poursuivre des rêves parce qu’ils vieillissent, ils vieillissent parce qu’ils arrêtent la poursuite leurs rêves"  (Gabriel Garcia Marquez).

 

 

Dernière mise à jour : 2022.7.17

 

 

Le vieillissement serait un phénomène qui est programmé génétiquement : il y a une horloge biologique de vieillissement dans tout tissu vivant, avec un programme génétique qui détermine la croissance, le développement et l'apoptose des cellules (Lire aussi : "Le cycle cellulaire"). Mourir est essentiel pour le fonctionnement du mécanisme de sélection naturelle. Des mutations fortuites et meilleures ne peuvent se développer que lorsque d'autres disparaissent.

 

ET / OU

 

Le vieillissement serait attribué au fait que les organismes vivants accumulent des dommages (e.a. du stress oxydant/des radicaux libres) car leurs mécanismes de réparation (e.a. des antioxydants) sont insuffisants. Suite aux dommages à l'ADN et à toutes sortes de stress, nos cellules se détériorent et s'arrêtent finalement se multiplier. Mais elles ne meurent pas (senescence), elles continuent à produire des protéines au pouvoir inflammatoire. Le vieillissement serait donc dû, non plus à un défaut matériel, mais fonctionnel : une insuffisance des défenses et une surcharge de déchets par cross-linking et polymérisation (lire aussi : "Le vieillissement cellulaire").

 

L'adaptation et la lutte font partie de la vie. La vie elle-même est une lutte constante contre les lois fondamentales de la physique, contre cette tendance qu'a l'énergie à toujours se dégrader, la lutte contre les fameuses lois de l'«entropie» (dans les transformations d'énergie, c'est la tendance vers un état de désordre moléculaire où l'énergie n'est plus utilisable sous forme de travail, ou plus simple : la tendance naturelle de dégrader d'un état d'ordre vers un état de désordre = la deuxième loi de la thermodynamique ou principe de Carnot). Nous deviendrons tous malades, si nous vivons assez longtemps...

 

ET / OU

 

Le vieillissement serait associé à la baisse de production de certaines hormones dans l'organisme. C'est le cas de la DHEA, une hormone naturelle dont la production diminue avec l'âge et dont les propriétés antivieillissement ont été découvertes.

 

Indépendamment aux causes, ce que veut chacun, c'est de jouir plus longtemps des privilèges de la jeunesse en restant en bonne santé. Avoir une alimentation saine et équilibrée permet certes, de ne pas prendre de poids et d’être en meilleure santé. Mais aussi de la préserver plus longtemps... En outre, la prévention nutritionnelle en milieu de vie est essentielle pour améliorer la santé et la qualité de vie des personnes les plus âgées. Plus que jamais, "Mieux vaut prévenir que guérir"...

 

Plus que jamais, parce que les adultes d’aujourd’hui sont globalement en moins bonne santé que leurs parents au même âge .

 

Sommaire :

 

Le vieillissement, une maladie ?

 

Le vieillissement, une éventuelle explication

 

Vivre vieux, vieillir jeune

 

Vieillir et gérer son temps libre

 

Côté pratique

 

Contenu :

Le vieillissement, une maladie ?             Top

 

Si le vieillissement est une maladie, on peut la guérir. Avoir 40 ans pendant 20 ans...

 

Mais, si on possède un ou des gène(s) qui permet(tent) de rester jeunes plus longtemps, pourquoi ne sont-ils pas constamment activés?

 

Cependant, dans la logique de la stratégie de l'évolution, pour empêcher l'extinction des espèces, l'impératif biologique est la reproduction et non la longévité. Une fois qu'on a procréé, les gènes ne se soucient plus guère de maintenir en vie l'organisme.

 

Vieillir fait partie de la vie, c'est une étape inévitable : chaque jour qui passe nous rapproche de plus en plus de cette période de la vie, que nous appelons, "l'âge d'or". Nous savons que nous ne vivons plus comme les générations précédentes. Chaque année, nous recevons (statistiquement parlant) du temps de vie en cadeau, allongement de l'espérance de vie oblige. Par rapport aux générations précédentes, nous sommes donc, d'un point de vue relatif, "plus jeune". Mais tout est une question de point de vue, de son image de soi. La beauté est relative. Chaque chenille deviendra papillon. C'est une règle élémentaire. Et à l'inverse, chaque papillon a été jadis chenille.

 

Cette rage anti-âge peut à tort laisser croire que le vieillissement est une maladie à combattre, et qu'il serait possible d'y remédier. Toutefois, il s'agit plutôt d'un problème de représentation personnelle. L'image qu'on a de soi, doit-elle être uniquement fondée sur l'apparence physique? Ne peut-on pas se sentir bien sans se trouver jeune et sublime? Rester jeune, un signe extérieur de richesse?

 

Cependant, nous ne sommes pas sans armes : la longévité de l'organisme dépend aussi de la personne même. Ne pas simplement ajouter des jours à sa vie, mais ajouter de la vie à ses jours : ça doit être le but final!

 

Le maître mot, c'est la prévention, par  

 

 

Il convient, en particulier, de maintenir le désir, la motivation, l'action. Faute de quoi on glissera le vieillissement "usuel",  le laisser-aller progressif, la perte graduelle des fonctions, due à la désocialisation, la solitude...

 

Dans ce cadre, il faut considérer les données suivantes :

 

En moyenne dans l’UE des 27, l’espérance de vie sans incapacité (EVSI) est de 62 ans chez les femmes et de 61.3 ans chez les hommes soit un écart de seulement 0.7 an entre les deux sexes alors que l’écart d’espérance de vie à la naissance (EV) est de 6 années (82.7 contre 76.7).  Malte et la Suède se détachent nettement avec une EVSI supérieur à 70 ans pour les deux sexes alors que le troisième pays est la Grèce avec une EVSI de 67.6 ans chez les femmes et 66.4 chez les hommes.

 

Chez les femmes, la France se classe en douzième position en 2010 (moins deux places versus 2009) à 63.5 ans d’EVSI alors que ce pays présente la plus longue EV de 85.3 ans avec l’Espagne. Chez les hommes, la France se classe en quatorzième position en EVSI à 61.9 ans, en baisse de trois places versus 2009. En matière d’EV, la France n’arrive qu’en huitième position chez les hommes à 78.2 ans. 

 

L’Allemagne fait moins bien que la France, avec des résultats misérables par rapport à son leadership  économique aussi bien en matière de PIB que de chômage. Les Allemands ont des résultats en EVSI inférieurs de 3.5 ans  à la moyenne de l’UE dans les deux sexes et sont en 20ème et 22ème position respectivement chez les femmes et chez les hommes.

 

L’EV continue à progresser dans tous les pays européens dans les deux sexes alors que l’EVSI diminue chez les femmes et augmente légèrement chez les hommes. Les femmes étant plus nombreuses dans les populations européennes, on observe une augmentation du nombre d’années de vie avec incapacité au cours du temps dans l’UE 27 ce qui est une source d’augmentation des dépenses de santé d’une part et de diminution de la qualité de vie des femmes d’autre part. Les mauvais résultats de la France et de l’Allemagne en EVSI sont à relier (c’est une des sources parmi d’autres) à leur niveau plus élevé des dépenses de santé (dans les 5 premiers pays les plus dépensiers dans le monde).

 

On peut craindre une dégradation de l’EVSI dans l’UE 27 dans les années à venir du fait de la crise économique et financière. L’Allemagne démontre qu’une économie solide ne suffit pas à apporter à sa population une durée de vie longue en bonne santé.

 

Aux E.U., l'épidémie d'obésité et de diabète, la pollution environnementale, les mauvaises habitudes alimentaires  (fastfood), la sédentarité... provoquent une diminution de l'espérance de vie : 75.6 ans (hommes) et 80.7 ans (femmes) ! Même en Europe, on voit une stabilisation de la longévité aux âges maximaux de l'humanité .

 

Le vieillissement, une éventuelle explication             Top

 

Le processus de vieillissement est un phénomène très hétérogène, qui est influencé tant par des variables génétiques que par des facteurs environnementaux. Le vieillissement entraîne une perte de réserve fonctionnelle de différents organes, une augmentation de la prévalence des maladies chroniques et une sensibilité accrue au stress, tout comme au cancer. La vitesse de ce processus de vieillissement varie selon les personnes : l’âge chronologique n’est donc pas un bon marqueur de l’âge biologique. En outre, l’espérance de vie des sujets âgés dépend de leur état de santé global.

 

Aucune théorie actuelle ne prend en compte l'ensemble des phénomènes liés à l'âge. Les théories les plus avancées mettent en avant l'importance reconnue du stress oxydant, et le rôle crucial des systèmes biologiques protecteurs vis-à-vis des radicaux libres.

 

 

Trois facteurs importants sont impliqués dans le développement d'une dysfonction mitochondriale :

 

      • Des radicaux libres : durant toute la vie, la propre production d'énergie corporelle (durant la "chaîne respiratoire" mitochondriale) produit des radicaux libres, ainsi que l'exposition aux rayons UV, à la pollution et au stress (émotion positive ou négative). L'évolution a conféré à l'organisme une énorme faculté de réparation des molécules déficientes, du moins jusqu'à la maturité, qui est l'âge de la reproduction. Mais, dès la fin de l'âge de la reproduction, l'accumulation des molécules déficientes excède les capacités de réparation. C'est cette accumulation de molécules déficientes au fil des ans qui conduit aux caractéristiques cliniques du vieillissement que nous connaissons tous.

 

      • Une peroxydation lipidique : particulièrement dans les membranes cellulaires et les organelles, la peroxydation lipidique dans l'organisme est occasionnée par l'auto-oxydation des AGPI en présence d'oxygène et forme du Malonaldéhyde (MDA). Ce MDA peut être un index de la lipidperoxydation et donc de l'altération des membranes biologiques. En effet, le MDA est toxique, peut former des liens croisés (cross-linking) et des polymères avec d'autres molécules dans l'organisme, donc e.a. des métabolites. Le MDA peut former également des pigments insolubles tels que la lipofuscine (dans les lentigos (taches brunes qui se développent avec l'âge) et la cataracte) et les amyloïdes (cellules cérébrales dans la maladie d'Alzheimer). En effet, les cellules nerveuses perdent assez vite leur capacité de se diviser, rendant ces cellules plus sensibles au cross-linking.

 

      • Une glycation : dans les mitochondries, lors d'une réaction chimique entre le glucose et des protéines/lipides, des AGE (Advanced Glycation End Products) sont formés par glycation. Ces AGE peuvent former des agrégats carcinogènes par des liens croisés (crosslinking) entre eux, mais également avec toutes les macromolécules biologiques, induisant des processus pathologiques dégénératifs. Ce processus se déroule dans chaque cellule de l'organisme. Les AGE formés deviennent inutilisables pour l'organisme, ils s'accumulent et viennent perturber son fonctionnement normal : le vieillissement à l'intérieur. Des taux bas de la glycémie freinent donc le processus du vieillissement.

 

 

Jusqu'à récemment, on acceptait que les télomères, des structures d'ADN répétitives (TTAGGG), non codant, situées à l'extrémités des chromosomes, protègaient les cellules contre les dommages. L'idée était qu'après chaque division cellulaire, la longueur des télomères se réduisait un peu, donnant ainsi une indication de l'âge biologique. En outre, il a été prouvé que le stress raccourcit plus vite les télomères et accélère ainsi le processus du vieillissement.

 

Cette thèse est infirmée dans un rapport publié dans le New Scientist : en effet, la longueur des télomères ne donnerait pas une indication fiable de l'âge biologique ou d'une détérioration , surtout parce qu'on observe une grande variation dans leur longueur de départ (chez certains bébés, les télomères sont 3x plus longs qu chez d'autres) .

 

Etant donné que l'exercice physique régulier abaisse le niveau de stress, le paresseux sera davantage sujet aux maladies et deviendra plus vite vieux. Parce que ces cellules ne meurent pas, elles se divisent plus (épuisées, sénescentes). Lorsque trop de ces cellules s'entassent dans l'organisme, elles créent le lit des maladies de vieillesse. Ces cellules épuisées (sénescentes) ne fonctionnent plus comme il faut et transmettent mal les signaux corporels. Elles sécrètent également plus d'agens pro-inflammatoires entraînant des effets délétères sur les tissus environnants. Ces cellules zombies se comportent comme des 'pommes pourries dans un panier’. La recherche se concentre sur des substances capables d'inciter ces cellules zombies à se suicider (apoptose)...

 

Les acides gras oméga3 EPA et DHA inhiberaient également le raccourcissement des télomères (en stimulant la production de la télomérase, l'enzyme qui favorise l'allongement des télomères) . Le statut en acides gras oméga3 et oméga6 jouerait aussi un rôle important (idéalement 1:5) : un excès en acides gras oméga6 réduit la longueur des télomères, un apport suffisant d'acides gras oméga3 aurait le pouvoir non seulement de préserver mais aussi d'augmenter la longueur les télomères .

 

Prudence toutefois :  une carence en antioxydants/excès d'oxydants (le fer!) pourrait rendre ces acides gras instables, facilement oxydables en produisant des radicaux libres qui favorisent le vieillissement et augmentent le risque de maladies. Toutefois, avoir de beaux télomères ne vous empêchera pas de vieillir... : le télomère est une indication, c'est davantage un reflet qu'une cause, un marqueur de fragilité qu'une promesse de finitude.

 

Qui plus est, des taux élevés d'homocystéine triplent la vitesse à laquelle les télomères raccourcissent (des suppléments de vit B9 et de vit B12 peuvent aider à réduire les taux d'homocystéine dans le cycle de méthyle).

 

 

 

Lorsque tous ces facteurs sont réunis, la cellule entre en sénescence (voir également : "Le stress oxydant" et "Le profil du stress"). A priori, c'est un bon moyen d'éviter qu'elle ne devienne cancéreuse. Mais l'on commence à découvrir qu'un excès de cellules sénescentes dans une région de l'organisme prédispose à un cancer. On croit que ces cellules sénescentes sécrètent des signaux anormaux, créant ainsi un terrain propice pour le développement des cellules précancéreuses.

 

L'élimination de vieilles cellules ou cellules sénescentes (cellules zombies) avec des sénolytiques (dasatinib, quercétine ...) pourrait aider à mieux gérer ou même prévenir certaines maladies.

 

  1.  

    1. En outre, dès la fin de la période de reproduction chez l'être vivant, ses capacités de réparation (en particulier la détérioration cellulaire par oxydation) sont insuffisantes et les mécanismes deviennent défaillants.

  2.  

 

 

 

L'âge est un déterminant important de la composition de la population de cellules immunitaires. Un système immunitaire vieillissant est caractérisé par une diminution du nombre de lymphocytes B et T naïfs, une augmentation du nombre de cellules CD8+ par rapport aux cellules CD4+ et une augmentation de l'inflammation systémique (voir : "La réponse immunitaire").

 

 

 

 

La DHEA, la mélatonine, l'hormone de croissance (hGH, début de la "somatopause"), le cortisol, l'insuline, la sérotonine, les hormones thyroïdiennes, mais aussi les oestrogènes, la progestérone et la testostérone sont autant d'hormones dont la production a tendance à diminuer avec l'âge dès 25 ans pour chuter vers la cinquantaine. En effet, bien vieillir est aussi une question d'hormones : maintenir correctement son équilibre hormonal est indispensable (voir plus loin : "Côté pratique"). L'hormone de croissance (hGH) stimule ainsi les testicules à produire plus de testostérone : d'après des études, il résulte que des taux bas de testostérone représentent une des causes des symptômes du vieillissement tels que perte de la masse musculaire et de la masse osseuse, perte de la libido et de l'énergie et d'une élévation de la masse lipidique. Aussi au niveau de la mortalité, les résultats ont révélé que les hommes dont le taux de testostérone était le plus faible présentaient le taux de mortalité cumulé le plus élevé, suivis de ceux dont le taux hormonal était le plus élevé. En revanche, les sujets dont le taux était moyen (entre 9,8 et 15,8 nmol/l) avaient tendance à vivre plus longtemps....

 

Toutefois, administrer des hormones reste problématique : chaque individu a son niveau "normal" en équilibre avec d'autres hormones. Evaluer cet équilibre s'avère très difficile, en particulier parce que trop d'hormones peuvent stimuler la croissance d'éventuelles tumeurs. Pour la DHEA, il existe des contre-indications et la survenue de complications vasculaires incite à la plus grande prudence et mieux vaut ne l'utiliser que sous contrôle médical. En ce qui concerne les hormones, seule une vraie carence peut justifier leur prescription.

 

Il est néanmoins possible d'augmenter le taux de production de certaines hormones par l'alimentation.

 

Vivre vieux, vieillir jeune :             Top

 

Vieillir en bonne santé veut dire principalement : vivre sainement avant d'être âgé. Le but ne doit pas être d'augmenter l'espérance de vie (temps), mais vivre plus longtemps en meilleure santé (qualité).

 

L'étude en détail du menu et des paramètres médicaux des populations des îles d'Okinawa (Japon) et de Crète (Grèce) ou encore du village italien de Campodimele, entre Rome et Naples, toutes réputées pour compter un nombre de centenaires bien au-dessus de la moyenne, offre la conclusion suivante :

 

Manger mieux ET moins :

 

Une façon drastique pour limiter les dégâts oxydants est un moindre apport de calories, donc d'aliments : des quantités plus faibles de radicaux libres seront produites. Si nous voulons vivre plus longtemps et en bonne santé, nous devons manger mieux. Il faut manger non seulement mieux mais aussi moins, certes pour éviter les pathologies liées à l'alimentation mais surtout parce que le fait de restreindre l'alimentation retarde la sénescence et allonge la durée de vie. "Manger 30% de moins, vivre 30% plus longtemps!" (voir : "La restriction calorique"). Des études chez des souris et des chimpanzés adultes le confirment (tandis qu'une restriction calorique n'est pas bénéfique aux jeunes animaux).

 

La suralimentation semble frapper les mitochondries (la théorie de l'hyperfonction) : leur cycle de production de l'énergie cellulaire, l'ATP, perd alors en efficacité et produits des radicaux libres. En revanche, quand on mange moins, l'enzyme la sirtuine 1 (SIRT1), entre en action : elle activerait dans le noyau des nouveaux gènes, connus pour générer de nouvelles mitochondries et optimiser leur fonctionnement. Davantage d'ATP est produit, mais surtout moins de radicaux libres. Manger moins limiterait les dommages induits sur l'ADN et sur les protéines de nos cellules par les fameux radicaux libres, les produits secondaires et toxiques qui sont issus de la conversion de nutriments en énergie.

 

Note :

Les sirtuines (SIRT1 et SIRT3) et la NAD+ forment une sorte de paire de rêve dans la régulation du métabolisme énergétique. Pour les sirtuines, la NAD+ est indispensable pour être activées et protéger les cellules. Toutefois, avec l'âge, le niveau de la NAD+ diminue.

 

Toutefois, une réduction calorique en tant que moyen de défense contre les effets de l'âge ne peut en vérité être recommandée sans précautions. Une forte restriction alimentaire expose au risque de sous-nutrition, qui anéantirait tous les effets bénéfiques d'un tel régime.

 

Mots clés :

 

 

      • contrôle du poids corporel (le surpoids peut entraîner des maladies telles que diabète, cancer, affections cardiovasculaires causées par des taux trop élevés de cholestérol et de triglycérides suite à une alimentation trop riche en sucres...). En effet, les graisses ne sont pas à l'origine de l'épidémie d'obésité et d'affections cardiaques... Un régime pauvre en graisses n'apporte pas les moyens nécessaires pour assurer une renouvellement cellulaire correct (des graisses saines sont sources de bon cholestérol, indispensable pour les parois cellulaires, la fabrication d'hormones...).

 

      • produits frais : les produits préparés et pré-emballés contiennent en général des acides gras "trans" toxiques, ainsi que des additifs alimentaires (colorants, conservateurs...). Voir aussi : "Manger cru".

 

 

Bouger plus :

 

Faire de l'exercice physique, sans se mettre la pression mais avec régularité (donc pas du cardio-training), protège le cerveau tout autant que le corps et renforce la production de l'hormone de croissance (GH par l'hypophyse). En effet, les personnes physiquement en forme conservent une meilleure acuité intellectuelle et sont moins sujettes aux affections telles que hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète, usure articulaire, obésité, dépression... Bouger renforce l'autophagie, un processus capable de recycler des particules et de restes protéiniques, et freine ainsi le vieillissement de l'organisme.

 

Grâce à une activité physique régulière, le cerveau produit davantage d'hormones du bonheur (sérotonine...) et l'organisme brûle plus de calories, prends des forces et fait le plein d'énergie.

 

En particulier, la respiration doit être surveillée : la capacité respiratoire diminue fortement avec l'âge. Une expiration profonde et correcte est cruciale.

 

Voir aussi : "Bouger, bouger, bouger".

 

ATTENTION :

 

Ce qui compte, c'est activer le plus possible de muscles. Muscle, os, coeur, cerveau...., en ralentissant le rythme du vieillissement de tous ces organes, l'activité physique prolonge bel et bien la durée de vie en bonne santé. Mais peut-on dire qu'elle allonge la durée de vie globale? Ce qui est certain, c'est l'activité physique régulière améliore la qualité de vie et permet de bien vieillir.

 

Toutefois, une partie importante des adultes plus âgés n'est pas motivée à effectuer des exercices et peut être aidée par la "Whole body vibration" par plate-forme vibrante du type Power Plate. En outre, ce technique a également un effet positif sur la densité osseuse.

 

 

Boire beaucoup :

 

Boire au moins 1.5 à 2L par jour (eau, tisanes, thé vert...) : cela stimule le métabolisme et permet d'éliminer. En outre, les minéraux contenus dans l'eau minérale ont des vertus préventives (Mg dans le stress, Ca pour l'os...).

 

 

Eliminer le stress :

 

En outre, le comportement positif et l'optimisme diminuent les taux de cortisol dans le sang. Un état d'humeur positif améliore la fonction immunitaire et diminue diabète et hypertension artérielle. Etre d'humeur positive, autrement dit de bonne humeur semble réduire le risque de présenter une CI à 10 ans, alors reprenons avec les auteurs de la présente étude le refrain " don't worry, be happy" . Voir aussi : "Le profil psychique"..

 

 

Stimuler son cerveau :

 

Le cerveau vieillit surtout si l'on ne s'en sert pas. Lire, échanger des idées, se passionner pour un jeu ou pour le bricolage... : toutes ces activités cérébrales seraient des facteurs de jouvence neuronale! Les personnes qui se confrontent régulièrement à des situations intellectuellement stimulantes ou inédites sont celles qui sont les mieux protégées contre ce déclin cognitif, mais aussi contre les maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer... Des connections toutes neuves peuvent se former lorsqu'on continue à stimuler son cerveau. Ce qui est très important puisque la perte de mémoire relève plus d'un problème d'accessibilité que de "perte".

 

Plus on avance dans l'âge, plus grand sera le risque de démence. Chez nous, l'espérance de vie a fortement progressée les dernières années, mais les premières signes de démence apparaissent toujours au même moment de la vie, vers 65 ans. Notre corps reste en bonne santé, mais notre cerveau ne suit plus. Notre santé occidentale est axée principalement sur le maintien de la santé corporelle, de notre physique : on a développé des meilleurs médicaments cardiovasculaires, des techniques chirurgicales nouvelles, des traitements anti-cancer plus efficaces... Sauf qu'on devient peu à peu dément. Et on a négligé d'y investir .

 

Environ 1 adulte âgé sur 3 sera dément. C'est dommage, mais on n'arrive pas à intervenir dans les processus de la démence sénile. Durant la dernière décennie, aucune progression n'a été obtenue dans ce domaine, un traitement médicamenteux adéquat contre la démence n'est donc pas pour demain. Il est peut-être mieux de ne plus se battre pour vivre aussi longtemps que possible, mais de se battre pour vivre plus heureux. En effet, bien qu'on vit de plus en plus longtemps et en bonne santé, on ne peut pas affirmer que les gens sont heureux. Il suffit de regarder les chiffres de suicides...

 

 

Aspirer à une vie sexuelle active :

 

L'aspiration à une plus grande longévité sexuelle pourrait constituer une motivation pour adhérer aux règles d'hygiène de vie ou aux traitements prescrits. De 10,6 ans pour les femmes, l'espérance de vie sexuelle active est de 15 ans pour les hommes, mais ces derniers perdent pourtant plus d'années de vie sexuelle active que les femmes du fait de leurs problèmes de santé. Une notion qui pourrait peut-être en motiver plus d'un... .

 

 

Gérer son énergie vitale :

 

Bien vieillir, c'est d'abord maintenir sa vitalité et sa qualité de vivre. L'énergie vitale, on l'obtient que par le sommeil, le repos, la purification, l'élimination, le jeûne et par une bonne alimentation. Les stimulants (café, tabac, sucre, médicaments, certains aliments...) n'apportent pas d'énergie vitale mais temporairement une sorte d'énergie imaginaire.

 

L'espérance de vie s'explique par la manière dont nous gérons notre rendement énergétique.

 

Certains paramètres cliniques donnent une idée de l'état de santé vitale : plus le nombre de globules blancs est faible, plus la résistance naturelle est élevée ; plus les taux de fer dans le sang sont élevés, plus l'absorption d'oxygène est facilitée ; plus le corps est resté souple, plus la gestion Na/K se maintient, etc.

 

Comment gérer son énergie vitale ?

 

 

 

 

 

Les personnes à faible statut énergétique ont souvent froid ou trop chaud. Les vitamines C et E (antioxydants, irrigation cardiovasculaire), le Q10 (énergie), le zinc (immunité), le Silicium (mise à la terre), le Sélénium (antioxydants, fonction thyroïdienne), le Soufre (production énergétique) et le magnésium (minéral antistress, cofacteur dans la production énergétique et enzymatique) peuvent aider. Parce que chez la plupart des personnes âgées, ces substances sont déficientes.

 

 

Vieillir et gérer son temps libre :             Top

 

Une petite fable :

Un jour, un vieux professeur fut engagé pour donner une formation sur "La planification efficace de son temps" à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses sociétés (et du Conseil du Département!) Le vieux prof ne disposait que d'une heure. Il dit

" Nous allons réaliser une expérience". De dessous la table il sortit un grand pot d'un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu'il posa devant lui. Ensuite, il sortit douze cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux et demanda :

" Est-ce que ce pot est plein ? "

Tous répondirent : " Oui ".

"Vraiment ? " Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux jusqu'au fond du pot. Le vieux prof demanda de nouveau: " Est-ce que ce pot est plein? ". Cette fois, ses brillants stagiaires commençaient à comprendre son manège et l'un d'eux répondit: " Probablement pas! ".

" Bien! " répondit le vieux prof. Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : "Est-ce que ce pot est plein?".

Cette fois, sans hésiter et de concert, les stagiaires répondirent: "Non! "

" Bien! " répondit le vieux prof. Et comme tous s'y attendaient , il prit un pichet d'eau et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof demanda alors : "Quelle vérité nous démontre cette expérience? "

Le plus audacieux répondit :

"Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ".

" Non " répondit le vieux prof, "ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est que "si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous".

 

(auteur inconnu)

 

Chacun doit déterminer les gros cailloux dans sa vie : La santé? La famille? Les ami(e)s? Réaliser ses rêves? Faire ce qu'on aime? Apprendre? Défendre une cause? Se relaxer? Prendre le temps? La bourse ? Ou...toute autre chose ? "...

 

Ce qui compte, c'est distinguer les pierres et le sable. Le sable peut toujours être ajouté plus tard.

 

Certaines personnes utilisent comme outil d'aide un "cercle d'énergie", coupé en morceaux comme une tarte, suivant leur actuel partage journalier du temps. Maintenant, lorsque le devoir professionnel disparaît, un grand morceau se libère : qu'est ce qu'on fait de ce temps libre? Quels sont pour quelqu'un les choses essentielles dans sa vie : les gens, la nature, la culture, rien faire, le sport, la lecture, le bénévolat, la vie politique locale, soigner d'autres, aider d'autres, guider d'autres...?

 

Chercher des nouveaux défis, des nouvelles occupations... Faire quelque chose : attendre dans un fauteuil ne sert à rien. Prendre sa pension n'est pas arrivé au terme de sa vie. Chacun doit réarranger ses cailloux, avant de verser soigneusement un peu de sable.

 

Il existe aussi une vie avant la mort!

 

Et arrivé à 80 ans, on a une longue expérience de la vie : pas seulement de sa vie, mais aussi de la vie des autres. On a vu des triomphes et des tragédies, des victoires et des défaites, des révolutions et des guerres, de grandes réussites et de grandes catastrophes. On a vu des théories s'imposer, puis être renversées par la réalité des faits. A 80 ans, on est plus conscient de la fragilité des choses, et plus ému devant la beauté, la fragilité, l'innocence. A 80 ans, on peut regarder les événements de loin et mettre l'Histoire en perspective d'une façon qui n'est pas possible plus tôt. On peut imaginer, sentir dans ses os, ce qu'est un siècle, chose impossible à 40 ou même 60 ans .

 

Je suis impatient d'avoir 80 ans...
 

Côté pratique :             Top

 

Les raisons pour lesquelles nous vivons maintenant 20 années de plus que dans les années '50 :

 

 

Les chiffres disponibles aux Etats-Unis nous apprennent que l'espérance de vie dans son ensemble y a augmenté de 6 ans entre 1970 et 2000 et que 65% de cette augmentation, équivalent à environ 4 ans, est la conséquence des progrès accomplis pour faire reculer la mortalité cardiovasculaire. La lutte contre le cancer a permis durant la même période de prolonger l'espérance de vie de 3 mois seulement !

 

 

 

 

Par contre, en 50 ans, nous avons réussi à détruire notre milieu. Et sans milieu équilibré, nous ne pouvons pas survivre. Réussir ce défi sera notre mission pour l'avenir.

 

Les 4 causes majeures impliquées dans le vieillissement :

 

 

 

L'alimentation :

 

En général :

 

Pour rester en bonne santé, il faut avoir une alimentation riche en vitamines (groupe B, vit A, C, D, E), en acides gras, en fibres alimentaires et en nutriments : par exemple : légumes, fruits (en particulier des myrtilles et des cantaloupes), haricots (source primaire de protéines), noix, soupes, eau fraîche, thé de cannelle.

 

Les résultats d'une étude montrent qu'un régime méditerranéen limite la perte cérébrale (perte avec l'âge du volume de la matière grise et l'épaisseur du cortex mesurés par RMN) .

 

En particulier :

 

 

 

      • DHEA :

        • augmenter sa concentration avec du poisson et des huiles végétales.

        • à partir du Yam, une plante mexicaine qui possède des racines très riches en diosgénine (dosée à au moins 16%), substance reconnue comme précurseur de la DHEA et de la progestérone (d'où son utilisation dans le traitement de la ménopause). Par rapport aux substituts hormonaux, les précurseurs présentent l'avantage de laisser le choix à l'organisme de synthétiser lui-même l'hormone nécessaire en fonction de ses propres besoins

        • augmenter par méditation.

 

      • testostérone :

        • augmenter avec l'avoine, le Ginseng...

        • le zinc aide aussi dans la production de la testostérone et se trouve dans : huîtres, homard, crevettes, shii-take, fèves de soja, son, pépins de potiron...

 

      • cortisol :

        • réguler avec du magnesium et du complexe de vit B, en relation avec la DHEA.

 

      • hormone de croissance (GH par l'hypophyse) :

        • augmenter en bougeant.

        • augmenter en soutenant l'hypophyse avec des acides gras essentiels et de la vitamine C.

        • ne pas souper trop tard, étant donné que des taux accrus d'insuline et d'hormones entériques freinent la production nocturne de l'hormone de croissance.

        • augmenter avec une alimentation riche en tryptophane le soir : le tryptophane stimule la libération de la GH : 1 à 2g à jeun avant le coucher.

        • arginine, ornithine, lysine, glutamine : 2g/j de chaque, durant max. 12 semaines, et ensuite 6 à 8 semaines de repos (voir aussi "La diététique du sport"). A administrer matin et soir, éviter la prise concomitante de tryptophane (respecter un intervalle de 2

        • glycine : 6g/j durant 10 semaines : jusqu'à 4 x la production de la GH.

 

 

      • pregnénolone (précurseur de la progestérone et de la DHEA)

        • la diosgénine, extraite du yam sauvage (Igname, Dioscorea opposita/villosa), 2 à 5mg/jour le matin : l'organisme décide la route synthétique à suivre (voir : "Hormones stéroïdes") ; la pregnénolone agit sur les fonctions cérébrales, la mémoire, la faculté de penser et l'humeur et possède également des propriétés anti-inflammatoires.

        • dans le jaune d'oeuf (avec la biotine).

 

 

Mais il faut également :

 

 

Note :

Les vitamines à propriétés antioxydantes peuvent limiter les détériorations provoquées par les radicaux libres, elles ne peuvent cependant pas prolonger la durée de vie.

 

 

 

 

 

 

Pour le cerveau :

 

 

L'activité de la télomérase :

 

 

 

Et rester optimiste : refuser d'adopter une attitude négative. Etre jeune, ce n'est rien d'autre, qu'un état d'esprit : quand on a l'esprit jeune, on le garde jusqu'à la fin de ses jours. Voir aussi : "Le profil psychique".

 

 

Note :

Voir également la prévention des maladies liées à l'âge telles que : Alzheimer, andropause, HBP, ménopause, cancer, troubles de la mémoire et de la vue, troubles du sommeil...

 

 

Finir sa vie avec dignité : Belgique, Nederland, France

 

Gérer la fin de votre vie : Before you go

 

 

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