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L'usure articulaire

 

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Ou "rhumatisme d'usure" (puisque toutes les affections des articulations, des muscles, des ligaments, des bourses séreuses et des os, font partie des rhumatismes)...

 

L'usure articulaire désigne l'altération progressive des cartilages articulaires.

 

Les parties les plus importantes des articulations sont :

 

 

L'arthrose est la maladie articulaire la plus répandue. Elle touche 15% de la population dont 70% de la population âgée de plus de 65 ans. Elle provoque d'importantes limitations fonctionnelles, une diminution de la qualité de vie et un important retentissement psychologique. Dans l'arthrose, on constate une détérioration, non seulement du cartilage, mais également de tous les composants articulaires (l'os, la synoviale, les tendons, les muscles).

 

Les genoux, les hanches et les doigts sont les premiers atteints par cette dégénérescence. Toutefois, elle peut toucher n'importe quelle articulation (colonne vertébrale...). En effet, pour se défendre l'organisme va s'adapter afin de compenser la déformation et réduire la douleur. Ainsi, une entorse mal soignée peut entraîner une réaction en chaîne : une marche asymétrique, la bascule du bassin, et enfin, un mal de dos. Il est donc important de remonter la chaîne des compensations pour en débusquer la cause primaire.

 

Tout le monde est, de près ou de loin, concerné par la maladie. Ce monde pense que le cartilage de nos os à force de frotter s'érode comme des plaquettes de frein trop servies. Et bien, c'est le contraire!

 

Sommaire :

 

Le développement

 

Les facteurs de risque

 

Les principaux symptômes

 

Les traitements

 

Côté pratique

 

Contenu :

Le développement :             Top

 

Les différentes articulations et muscles de l'appareil locomoteur humain garantissent la mobilité de corps.

 

 

 

* Cette contraction cesse normalement aussitôt. Cependant on constate souvent après un choc (physique ou psychique), quand le traumatisme a été important, que la contraction réflexe ne cesse pas: c'est devenu une contraction involontaire permanente, ce qu'on appelle une contracture/crampe musculaire. Or un des symptômes de la contracture est la douleur, permanente ou intermittente, aggravée par la contraction du muscle. Comme celui-ci, par définition, traverse l'articulation, la douleur est souvent ressentie comme "articulaire". Comme elle augmente au mouvement, celui-ci est douloureux, limité, voire impossible, d'autant que le muscle contracturé, raccourci, résiste à son étirement.

 

Ces spasmes musculaires provoquent souvent des spasmes de muscles voisins, qui sont étirés par "réaction en chaîne" parce que les uns sont reliés aux autres par des aponévroses et que le spasme d'un premier muscle provoquant l'étirement du second, celui-ci se contracte à cause du réflexe myotatique. Ainsi, les spasmes de tous les muscles de la "chaîne" dureront autant que celui du premier, lequel est permanent puisque d'origine traumatique. Il faut donc traiter la vraie cause de la douleur ressentie par le malade qui se trouve en général à distance de l'endroit où il a mal...

 

Ni douleur ni limitation de mouvement ne peuvent être dues à l'os ou au cartilage qui le recouvre. Contrairement à d'autres tissus conjonctifs, le cartilage n'est pas innervé ou irrigué, et ne peut donc pas être responsable de douleur.

 

 

* L'arthrose est la forme la plus courante de dégénérescence articulaire. Elle résulte d'un déséquilibre entre les mécanismes de la chondroformation (formation du cartilage) et ceux de la chondrolyse (dégradation du cartilage). L'arthrose n'est pas uniquement le résultat d'une simple usure du cartilage, mais surtout la conséquence d'un trouble fonctionnel des chondrocytes qui assurent le renouvellement du cartilage en fabriquant collagène et protéoglycanes. Initié par une contraction involontaire permanente, l'arthrose commence d'abord par une raideur de l'articulation suivie d'un blocage articulaire aggravé par une circulation lymphatique insuffisante :

 

  1.  

 

  1.  

      • le liquide synovial (syn-ovial en grec "comme (le blanc de) l'oeuf") : fait partie de la circulation lymphatique et apporte, en bougeant, la nourriture pour le cartilage

        • en restant immobile

          • = aucun apport de produits alimentaires (e.a. des protéoglycans tels que l'acide hyaluronique, glucosamine, chondroïtine...) ni de l'eau entraînant un épaississement (gélatineux) et une diminution du liquide synovial.

            • diminution de la lubrification de l'articulation, ainsi que de l'absorption des chocs.

            • la couverture en acide hyaluronique du cartilage est estompée, laissant ce dernier plus exposé aux lésions mécaniques et inflammatoires.

          • = aucune élimination de déchets cellulaires

         

        1. ---> perte du maintien en place de l'articulation > mauvaise posture > usure de l'articulation.

      •  

        • en bougeant : le cartilage est nourri, le liquide synovial augmente et devient plus liquide

          • un apport suffisant d'eau est donc indispensable pour le bon fonctionnement articulaire

          • la plus grande réserve d'eau est stockée dans les muscles : plus la masse musculaire est élevée, plus la quantité d'eau stockée est importante

          • les protéoglycans sont comme des éponges, elles retiennent le liquide synovial dans l'articulation ; plus le cartilage est capable de retenir l'eau, mieux il est hydraté, plus il est flexible et élastique.

          • entretien et renforcement des muscles et ligaments enfin de maintenir en place l'articulation.

 

 

Avec les années, ils se dessèchent. Le manque d’activité rend les muscles et les tendons rigides et fragiles, car c’est le mouvement qui suscite leur hydratation. Alors, dès qu’on les sollicite plus que de coutume, ils font mal. Et malheureusement, quand les tendons sont devenus rigides, il est très difficile de les assouplir à nouveau.

 

 

Cette surexcitation/inflammation a 3 conséquences pour le patient :

 

      • le chondrocyte génère lui-même des composés inflammatoires qui entraînent la destruction du cartilage et il perd la capacité de synthétiser les constituants du cartilage comme il le faisait jusqu'ici

      • les cytokines pro-inflammatoires produites par les chondrocytes activent la transformation d'une graisse de l'alimentation de type oméga6, l'acide linoléique (LA) : le LA est pris en charge par les systèmes COX et LOX : le COX produit des prostaglandines qui sont des puissants médiateurs de la douleur, le LOX produit d'autres médiateurs de l'inflammation, les leucotriènes.

      • ces substances inflammatoires attaquent ensuite les autres parties de l'articulation : tendons, os, liquide synovial... D'où les rougeurs, les gonflements, la chaleur, la douleur qui finit par être paralysante.

 

Ce qui fait que l'inflammation se poursuit en silence en que l'articulation continue de s'altérer. Quelques décennies plus tard apparaît la douleur, tandis que le cartilage a été largement détruit. Sans cartilage, soumise à une inflammation chronique, l'articulation devient raide et fait souffrir : c'est l'arthrose!

 

La dégradation articulaire n'est donc pas la cause mais la conséquence d'un processus qui débute avec une contraction involontaire permanente > inflammation > dégradation!

 

C'est en particulier l'inflammation locale chronique qui va bloquer les enzymes, indispensables dans la synthèse des protéoglycanes par le chondrocyte. La première ligne de défense consiste donc à juguler cette inflammation par tous les moyens : maigrir, bouger, régime pauvre en sucres (enfin d'éviter des problèmes de glycation) et en corps gras qui peuvent donner naissance à des médiateurs qui activent l'inflammation.... Certes, il arrivera qu'un genou enflera après une longue marche, certes il arrivera d'avoir mal, mais ces symptômes seront rares, brèves et supportables.

 

D'après une étude récente, courir peut aider à régénérer le cartilage du genou !

 

 

* L'arthrite : les agressions mécaniques répétées du cartilage entraînent des fissures par rupture du cartilage et dissociation des fibres de collagène. Ces fissures suscitent une hyperhydratation et un ramollissement du cartilage puis une rétention d'eau (oedème) qui fragmente les protéoglycans. La synoviale s'épaissit également et sécrète un excès de liquide synovial (épanchement de synovie). Tout cela aboutit à une baisse de résistance du tissu cartilagineux et à une infiltration d'acide urique, de fer et de métaux lourds dans l'articulation.

 

Au fil du temps, le catabolisme continu des protéoglycans (par des métallo protéinases matricielles) et la perte accrue de glycosaminoglycans induit une abrasion du cartilage articulaire et une réduction de la production de nouveau tissu osseux dans l'articulation, aboutissant à une détérioration de l'articulation.

 

Qui plus est, en vieillissant, la capacité de restauration du cartilage diminue en partie à cause du phénomène de glycation des protéines en présence de sucre, une "caramélisation" des articulations en quelque sorte. Ces protéines modifiées se fixent sur le collagène articulaire et entraînent fatalement une rigidification des articulations qui peut mener à l'arthrose. Ce phénomène, aggravé par une alimentation contenant des protéines transformées par cuisson à haute température (réaction de Maillard), s’accentue avec l’âge.

 

A la longue, à force de sollicitations ou de chocs, le cartilage finit par disparaître. Les os se touchent, les articulations se raidissent. Dans les formes graves, elles peuvent se bloquer complètement. La douleur s'explique par le contact direct entre les deux os de l'articulation et par l'inflammation qui s'ensuit. L'inflammation de la membrane synoviale inhibe la production du liquide synovial. On appelle cette inflammation aiguë ou chronique des articulations, l'(ostéo)arthrite.

 

Comparaison avec l'arthrite rhumatoïde : voir plus loin.

 

 

* Les formes pathologiques :

 

 

      • en outre, l'arthrose diminue sensiblement la qualité et la quantité d'acide hyaluronique (principal composant de la synovie, qui lubrifie l'articulation et protège le cartilage) naturellement produit par l'organisme, de sorte que le cartilage altéré est moins nourri et moins protégé.

 

      • l'arthrose ne touche pas uniquement le cartilage articulaire, mais également tout l'appareil locomoteur (l'os sous-chondral, la membrane synoviale, les ligaments et les muscles de soutien).

 

      • l'arthrose touche principalement les articulations de la hanche, du genou et de la colonne vertébrale.

 

      • En outre, les petites articulations interphalangiennes ne sont pas épargnées et demandent un soin particulier. L'arthrose digitale est favorisée par certains facteurs : les télomères leucocytaires plus courts équivalent à une accélération de onze ans d'usure. Sont en cause des mécanismes génétiques, qui interviennent dans le vieillissement, le stress oxydant et l'implication d'une inflammation chronique à bas bruit.

 

      • la douleur de l'arthrose est ressentie lors des mouvements et a tendance à s'aggraver au fil de la journée. Le matin, la douleur est atténuée au réveil. Raideur après une période d'inactivité.

 

Note :

Des similitudes dans le mécanisme physiopathogénique de l'athérosclérose et de l'arthrose ont été mises en évidence. La pathologie vasculaire pourrait être impliquée dans le développement et la progression de l'arthrose.

 

 

 

      • les articulations les plus fréquemment touchées sont celles du poignet, des pieds et parfois des vertèbres..

 

      • la douleur de l'arthrite se présente jour et nuit, et est maximale le matin : il faut parfois d'une demi-heure pour que les articulations s'assouplissent.

 

 

 

Les patients touchés par la goutte courent un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, dû à l'état inflammatoire chronique. La goutte est en effet un signal, un signe d'autres troubles métaboliques. Plus de la moitié des patients souffrant de goutte présentent d'ailleurs un syndrome métabolique, un ensemble d'affections qui pèsent très lourdement au niveau cardiovasculaire. L'apnée du sommeil pourrait favoriser le développement de la goutte .

 

Un traitement pharmacologique pour réduire le taux d'acide urique ne peut jamais être instauré au moment d'une crise de goutte. D'ailleurs, le taux d'acide urique est à ce moment normal chez la moitié des patients, certainement parce que l'acide urique excédentaire a précipité. Le médecin traitant doit attendre au moins 2 semaines après la crise de goutte pour pouvoir accorder une valeur diagnostique à un tel dosage.

 

Un traitement hypo-uricémiant doit être instauré avec une très faible dose, qui sera ensuite augmentée lentement sur une période de au moins 3 mois. En effet, une diminution trop rapide des taux d'acide urique peut déjà provoquer une crise. Afin d'éviter la survenue de crises jusqu'à la dose qui garantit l'absence de crises, le patient doit, d'une façon préventive et au moins jusqu'à 3 mois après la dernière crise, respecter un traitement des crises aiguës de goutte (tel que la colchicine). Qui plus est, ces mêmes patients sont en général obligés de continuer un traitement hypo-uricémiant toute leur vie (tel que l'allopurinol).

 

 

 

La goutte et la pseudo-goutte peuvent se manifester simultanément : la goutte peut se développer à tous les âges (en particulier chez l'homme), la pseudo-goutte se présente cependant en général après 50 ans (chez la femme et chez l'homme). Des douleurs et des raideurs peuvent survenir au niveau des épaules, des poignets, des doigts, des pieds, des hanches et/ou du dos. Les genoux peuvent être enflés (inflammation).

 

Les facteurs de risque :             Top

 

Différents facteurs généralement liés au style de vie concourent à la dégradation du cartilage  :

 

      • une carence en calcium et vit D : augmentent le risque d'ostéoporose et donc de fracture...

       

      • une exposition insuffisante à la lumière solaire : en effet, la lumière solaire structure l'eau corporelle : elle transforme l'eau (H2O, potentiel électrique neutre) en eau avec un potentiel électrique négatif (H3O2). Cette eau structurée avec une charge négative tapisse les épiphyses opposées de l'articulation formant deux couches de charge négative séparées par des particules positives, facilitant la circulation du liquide synovial/lymphatique.

    1.  

      • la déshydratation : l'eau est un élément essentiel du cartilage ; un manque d'eau au niveau de l'articulation entraîne une déshydratation chronique des disques intervertébrales qui contribue à l'usure du cartilage. Durant la journée, les disques perdent les liquides du fait de la pression et du mouvement tandis la nuit, ces disques se remplissent à nouveau. Humidifier suffisamment l'air et une cure d'eau peuvent aider.

 

      • le manque local d'oxygène : bouger suffisamment, l'étirement (stretching) a pour but d'oxygéner les espaces intra-articulaires, améliorant ainsi la circulation synoviale locale et donc leur fonction.

 

      • des contractures musculaires : un manque d'exercices physiques (vie trop sédentaire, immobilisation...) affaiblit le système musculaire qui doit normalement soutenir l'articulation. En cas d'activité statique exagérée, les fibres musculaires ont tendance à s'attacher (raideur musculaire), au lieu de pouvoir glisser librement les unes sur les autres (ce qui se produit lorsqu'on bouge suffisamment). Elle provoque des contractions/rétrécissements musculaires, entraînant à terme un blocage et une compression de l'articulation sous-jacente, et finalement une détérioration articulaire.

 

      • un traumatisme (fracture, entorse, luxation, rupture ligamentaire, blocage vertébraux à répétition... : entraîne éventuellement le blocage et la compression de l'articulation sous-jacente, et finalement la détérioration articulaire.

 

      • un relâchement musculaire ou au contraire, des tensions musculaires, le stress, la fatigue... : l'arthrose peut être la traduction de l'impuissance face à un ou plusieurs problèmes ; cela se traduit psychiquement par une obstination, physiquement par une arthrose (contracture!), mais c'est en fait un signe du désespoir de l'âme. A forcer de se bloquer, les arthrosiques transforment leur corps en un carcan qui exprime leurs peurs.

 

      • une pratique de sport, avec risque d'usure prématurée : trop de sport à l'âge moyenne augmente considérablement le risque d'arthrose. A ce moment de la vie, il est donc préférable de choisir un sport plus doux, tel que la natation ou le vélo.

 

    1.  

      • apport excessif de glucides :  l'ostéocalcine régule aussi le taux de glycémie. Sauf que, lorsqu'on mange toute la journée, une perturbation de l'équilibre du remodelage permanent de l'os s'installe. Manger constamment entraîne une hyperinsulinémie et une résistance à l'insuline. En effet, pour garder l'équilibre de la glycémie, nos os sont tenu à soutenir continuellement le pancréas dans sa production d'insuline. Et pendant ce moment, la formation de l'os est empêchée... (voir : L'ostéoporose").

 

      • certaines pathologies dites rhumatismales, comme la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante, fragilisent les articulations et favorisent le phénomène d'usure.

 

      • le surpoids est un facteur important parce qu'il imprime en permanence une sollicitation accrue des articulations qui finissent par s'user prématurément.

 

      • un stress mécanique : la répétition des mêmes mouvements (travail à la chaîne...).

 

      • le vieillissement : peu fréquent chez les moins de 40 ans, l'arthrose touche 70% de la population âgée de plus de 65 ans. En effet, la rupture des grands alignements s'ajout avec l'âge. Ces désalignements modifient les surfaces de contact : la pression dans l'articulation n'est plus répartie uniformément. Ainsi se développe arthrose cervicale, coxarthrose (hanche) et arthrose du genou. Le surpoids va encore accentuer la pression dans l'articulation.

 

      • le diabète de type 2 : pourrait être un facteur de risque indépendant pour l'arthrose sévère ; des altérations dans le métabolisme du glucose pourraient promouvoir directement l'arthrose .

 

      • le fructose  (sucre de fruits, partie du sucre blanc) : augmente la production d'urates entraînant une hyperuricémie. En outre, l'ingestion chronique de fructose provoque aussi une inflammation de l'hypothalamus, entraînant une perte d'immunité (voir "Le fructose").

       

      • la consommation de certains aliments tels que la viande rouge : la viande rouge contient une molécule inflammatoire Neu5Gc, ce qui peut perturber le système immunitaire .

       

       

 

      • des facteurs héréditaires, surtout pour certaines localisations (hanche, genou).

 

      • des malformations innées (dysplasie de la hanche) ou acquises (scoliose, genoux arqués...).

 

      • certains métiers : en particulier, ceux qui nécessitent d'être agenouillé ou qui obligent à s'accroupir pour soulever des charges.

 

      • une modification des taux d'oestrogènes.

 

      • certains médicaments pris à long terme.

 

      • une infection.

       

      • ...

 

 

Mais également à cause :

 

      • d'un déséquilibre des prostaglandines : par une moins forte présence d'acides gras essentiels biologiquement actifs dans notre alimentation... : voir aussi "Le profil PG-TX-LT".

 

      • de réactions auto-immunes : qui peuvent évoluer vers une perte de tolérance vis-à-vis des auto-antigènes.

 

 

      • d'une perte de la qualité osseuse  : vie trop sédentaire, médicaments, état hormonal, tabagisme, déficiences alimentaires ...

 

Les principaux types et symptômes :             Top

 

Arthrose :

 

Caractéristiques :

 

Symptômes :

 

 

(Ostéo)arthrite :

 

Caractéristiques :

 

Symptômes :

 

 

Arthrite rhumatoïde :

 

Caractéristiques :

 

Symptômes :

 

 

Goutte :

 

Caractéristiques :

 

Symptômes :

 

 

Différences essentielles entre rhumatisme et arthrose :

 

Rhumatisme

Arthrose

 

  • un état inflammatoire

  • des douleurs également au repos

  • des douleurs nocturnes, amélioration par le mouvement

  • des douleurs au démarrage

  • des articulations chaudes et enflées se déplaçant vers d'autres articulations

  • également chez des jeunes

 

  • étiologie :

    • des facteurs auto-immunitaires

    • des troubles intestinaux (plaques de Peyer)

 

 

 

 

  • clinique :

    • une forte élévation de la sédimentation

    • des facteurs inflammatoires (CRP)

    • des facteurs rhumatismaux classiques s'observent uniquement chez un petit pourcentage des cas

    • un rapport T4/T8 élevé de 1.5 à 3.0

 

 

  • une dégénération articulaire

  • des douleurs après surcharge

  • des douleurs qui s'améliorent en général au repos, et s'aggravent par le mouvement

  • pas de douleurs au démarrage

  • presque tout le monde à un âge avancé

 

 

 

  • étiologie :

    • des traumatismes répétés (chocs, accidents, ...)

    • une faiblesse musculaire unilatérale

    • un stress mécanique

    • une ischémie causée par une surcharge du cartilage (interleucémie)

 

  • clinique :

    • normalement sans élévation de la sédimentation

    • facteurs inflammatoires (CRP)

    • un rapport T4/T8 normal

 

 

Les traitements :             Top

 

L'analyse du liquide synovial est un examen clé de la démarche diagnostique. Une présence accrue de leucocytes dans le liquide synovial indique un état inflammatoire au niveau articulaire. Une culture du liquide synovial peut montrer la présence d'une infection bactérienne. Un examen microscopique permet de détecter la présence de cristaux ainsi que leur origine.

 

Ensuite, il est important de déterminer les taux de la ferritine sérique, parce que, à terme, l'hématochromatose entraîne souvent l'arthrose (voir : "Nutribilan").

 

Les traitements classiques se limitent à réduire l'inflammation de l'articulation en administrant des AINS, qui agissent contre l'inflammation en inhibant la formation de médiateurs inflammatoires (leucotriènes, prostaglandines... ) et à soulager la douleur. Dans certains cas, l'administration de corticostéroïdes par infiltration est prescrite.

 

 

 

 

Ces traitements n'ont aucun effet bénéfique sur la progression structurelle de l'articulation. Au contraire, les AINS auraient pour effet, à long terme, d'accélérer la dégénérescence articulaire.

 

En outre, d'après une étude, l'utilisation d'AINS augmente clairement le risque de fibrillation auriculaire ou de flutter surtout chez les nouveaux utilisateurs. Il serait donc important d'évaluer le risque cardiovasculaire individuel avant de prescrire (au moins pour la première fois) ce type de traitement .

 

Il existe également des traitements chondroprotecteurs qui ralentissent la progression de l'usure articulaire, en freinant la dégradation du cartilage et en stimulant sa restauration. Toutefois, les effets bénéfiques d'un tel traitement ne sont pas immédiatement sensibles, car il s'agit d'un processus de reconstruction lent mais fondamental.

 

Le sulfate de glucosamine, principal monomère des glycoaminoglycans (acide hyaluronique, kératan, héparan sulfate) et le chondroïtine sulfate ont des effets à la fois structuro modulateurs en anti-inflammatoires. Il s'agit donc d'un aminomonosaccharide (sucre aminé : glucose + glutamine) naturel servant de substrat préférentiel pour la biosynthèse de cette chaîne de glycoaminoglycans et donc pour la production de protéoglycans du cartilage humain.

 

La glucosamine est capable de modifier le métabolisme des chondrocytes : une absorption accrue de glucosamine dans le cadre d'un régime adapté est mise en rapport avec une augmentation des glycoaminoglycans et a pour conséquence une rétention d'eau accrue dans la matrice de collagène, formant ainsi un lubrifiant très visqueux dans les articulations.

 

Toutefois, outre la présence de glucosamine, le soufre joue également un rôle important dans la synthèse des protéoglycans, puisqu'une grande partie des glycosaminoglycans contiennent du soufre.

 

Le soufre est un élément très important dans la protection contre les radicaux libres (GSH), il intervient dans le processus de détoxication et, surtout, il est indispensable à la bonne qualité du cartilage. Une carence soufrée conduit donc à une baisse de biosynthèse de ces chaînes de glycosaminoglycans.  En outre, notre organisme possède peu de réserves en soufre.

 

 

ATTENTION :

 

      • la glucosamine :

        • étant synthétisée à partir de la chitine, extraite des crustacés, il est recommandé aux patients allergiques aux crustacés de rester prudents lors de la prise de cette molécule.

        • certaines études évoquent la possibilité de développer une résistance accrue à l'insuline : par précaution, il est préférable de recommander aux diabétiques de contrôler régulièrement leur glycémie.

 

      • la chondroïtine : sa prise pourrait potentialiser les effets des anticoagulants (par analogie structurale chimique des héparinoïdes).

 

 

Concernant le liquide synovial,

 

      • un apport nutritionnel d'acide hyaluronique associé à du collagène de type 2 a démontré une augmentation intra-articulaire en acide hyaluronique et une diminution de la douleur ;

 

Le collagène de type 2 possède une structure propre et se retrouve dans des organes spécifiques. Il est présent sous forme de fines fibrilles dans la substance fondamentale du cartilage hyalin et y apporte solidité et résistance. Il réduit après 15 jours de plus de 30% la douleur de l'arthrose : son mode d'action est basé sur un processus immunitaire qui inverse les effets destructeurs de l'ostéoarthrite et permet ainsi au contraire à l'organisme de réparer ses articulations. Son administration active la réponse immunitaire : elle permet d'identifier le collagène comme nutriment et non comme corps étranger à attaquer. Ce faisant, la destruction du collagène est ralentie de même que les phénomènes inflammatoires associés, entraînant une diminution des épisodes douloureux et une meilleure mobilité articulaire.

 

      • une association de mucopolysaccharides, de collagène de type 1 et de vitamine C a démontré une augmentation de la prolifération des ténocytes, une diminution de la douleur ainsi que la disparition de l'inflammation du tissu tendineux.

       

      • des concentrations plus élevées d'acides gras à chaîne courte se rencontrent également dans le liquide synovial, ce qui confirme leur effet important sur la fonction des articulations. En effet, p. ex. dans la moelle osseuse, des concentrations accrues d'acides gras à chaîne courte (propionate) réduisent le nombre d'ostéoclastes (type de macrophages qui sont responsables de la résorption osseuse), freinant ainsi l'ostéolyse. Un régime pro-microbiote (= riche en fibres) pourrait donc exercer une action anti-inflammatoire, en influençant positivement la densité osseuse...

 

 

Le silicium sous forme organique, c'est-à-dire non oxydée (on dit "réduite"), soluble, et donc active et hautement assimilable par l'organisme, y compris au niveau cellulaire, est intéressant pour soigner l'arthrose (le silicium est indispensable à la synthèse des glucosaminoglycanes), et pourrait soigner de nombreuses autres maladies, comme l'ostéoporose, l'athérosclérose (le silicium intervient dans la synthèse et l'arrangement des fibres d'élastine et de collagène constitutives des parois artérielles, dont elles améliorent la souplesse), de nombreux problèmes de peau (le silicium est indispensable à la constitution et au renouvellement des fibres de collagène, d'élastine et de glucosaminoglycanes)..., et renforcer le système immunitaire.  

 

Côté pratique :             Top

 

C'est en particulier l'inflammation locale chronique qui va bloquer les enzymes, indispensables dans la synthèse des protéoglycanes par le chondrocyte. La première ligne de défense consiste donc à juguler cette inflammation par tous les moyens : maigrir, bouger, régime pauvre en sucres et en corps gras qui peuvent donner naissance à des médiateurs qui activent l'inflammation.... Certes, il arrivera qu'un genou enflera après une longue marche, certes il arrivera d'avoir mal, mais ces symptômes seront rares, brèves et supportables.

 

Dans la prévention et le traitement :

 

On ne guérit pas de l'arthrose. Aussi faut-il bien connaître les objectifs du traitement qu'on propose : réduire la douleur, maintenir une mobilité articulaire acceptable, limiter une perte fonctionnelle et donc retarder la détérioration structurelle, améliorer la qualité de vie, ou tout simplement prévenir l'arthrose?

 

Dans la prévention de l'arthrose, bouger suffisamment chaque jour pourra éviter l'apparition de contractures musculaires. Bouger favorise la circulation synoviale : le liquide synovial lubrifie et nourrit le cartilage. Sans oublier le stretching quotidien.

 

Toutefois, lorsque la douleur et la raideur musculaires vous gâchent déjà la vie, la glucosamine seule ne pourra pas vous aider. Une approche plus globale s'impose, pouvant incorporer la glucosamine...

 

Adapter le régime :

 

  1.  

 

 

 

      • préférer les aliments riches en minéraux et alcalinisants :

        • thé vert, pommes de terre, légumes (sauf les épinards et la rhubarbe qui rendent l'organisme plus acide), fruits, lait cru, châtaignes, ...

        • parce que les minéraux neutralisent les acides (voir : "L'équilibre acido-basique").

      • les fruits sont en principe autorisés, bien que leur consommation durant une cure de correction du terrain acide soit déconseillée.

      • essayer une alimentation végétarienne.

      • suppléments alimentaires : p. ex. Lithotame (une algue riche en minéraux)

 

      • essayer d'éviter la consommation de légumes de la famille des solanaceae tels que tomates, poivrons, pommes de terre, aubergines, ... : les alcaloïdes présents pourront perturber la reconstruction du collagène...

      • idem pour les agrumes tels que citron, limon, orange, pamplemousse, ... : ils pourront provoquer des enflures articulaires.

      • des aliments à base de : céréales (en particulier celles qui contiennent du gluten ou raffinées),  produits laitiers, oeufs, levure... peuvent favoriser un état inflammatoire (sont pro-inflammatoires). Ecouter son corps, ses douleurs et ses sensibilités!

      • éviter des graisses (trans) hydrogénées, des sucres raffinés, des additifs... (à l'aide d'un régime d'élimination, type Feingold)

 

 

 

      • les acides gras oméga-3 notamment inhibent l'inflammasome dans les macrophages humains, ce qui pourrait réduire les symptômes de la PR. L'acide eicosapentaénoïque (EPA) et l'acide docosaexaénoïque (DHA) inhibent la synthèse de cytokines inflammatoires par les leucocytes.

      • les acides gras oméga-6 par contre stimulent la production des cytokines pro-inflammatoires.

       

      • le régime occidental ne contient plus tellement d'ALA, le précurseur d'EPA et de DHA, induisant une diminution de l'activité de l'enzyme D6D, impliquée dans la conversion d'ALA en EPA.

      • des taux élevés de cholestérol, de graisses saturées et d'acides gras "trans", des taux insuffisants d'acides gras essentiels (même dans le lait maternel mais manque complètement dans le lait de vache) freinent également l'activité de l'enzyme D6D.

      • des taux élevés de l'acide linoléique (LA, oméga6) freinent l'absorption des acides gras oméga3 et aussi la conversion d'ALA en EPA (oméga3) par compétition pour l'enzyme D6D.

      • l'activité de l'enzyme D6D est également inhibée par un excès d'insuline et par une déficience en magnésium ou zinc.

      • un excès d'insuline (hyperinsulinémie) déplace la synthèse à partir du DGLA des PGE1 (via l'AA) vers des PGE2.

Combiner les acides gras oméga3 aux substances naturelles anti-inflammatoires : GLA, curcumine, Boswellia serrata, Gingembre, bromélaïne, papaïne (Ananas), NAC ...

 

 

 

Adapter le style de vie :

 

 

Des exercices, à faible impact comme la marche et la natation qui ne sollicitent pas trop l'articulation atteinte, de préférence sous contrôle d'un kinésithérapeute :

 

      • aident à décontracter les réflexes myotatiques (d'où l'importance du stretching en particulier après chaque effort musculaire!)

      • aident à oxygéner l'articulation, à soulager la douleur et à prévenir les dommages articulaires.

      • favorise la circulation synoviale : le liquide synovial lubrifie et nourrit le cartilage.

      • renforce les structures sous-jacentes : les muscles, les tendons, les ligaments, ...

      • renforce les os (élévation de la densité osseuse!).

      • aident à maintenir un poids santé et, ce faisant à réduire le stress sur les articulations

        • des exercices de renforcement : augmentent la force et le tonus musculaire, aidant ainsi à stabiliser et à protéger les articulations atteintes et à diminuer la douleur.

        • des exercices d'amplitude : contribuent à maintenir ou à rétablir le mouvement normal des articulations ainsi qu'à diminuer la raideur.

 

      • le tai-chi : bénéfique pour la condition corporelle et mentale. Des techniques de thérapie comportementale (GRADIT or behavioral graded activity) peuvent également aider le patient à maintenir une activité physique suffisante.

 

La natation est un sport "porté", de sorte que les articulations sont libérées du poids du corps. Celui-ci n’a pas de contact avec le sol comme il en a lorsque on fait de la course à pied par exemple, et les microtraumatismes sont quasiment inexistants.

 

      • les personnes obèses doivent également bouger, en soulageant leurs articulations le plus possible en étant dans l'eau (aquagym), en étant couchées sur le sol (stretching) ou encore en position assise (vélo)...

 

Voir aussi : "Bouger, bouger, bouger".

 

Pour les professionnels de santé : arthrolink.com

 

 

  1.  

 

 

En cas de goutte :

 

 

 

Des supplémentations chondroprotectrices (souvent associées entre elles) :

 

 

Si on compare les diverses formulations de glucosamine, on constate que modifier le sel (passer du sulfate à l'HCl), le dosage (pluri- plutôt que monoquotidien), la formulation (solide plutôt que liquide) ou la composition (l'associer à la chondroïtine) réduit de manière significative la biodisponibilité de la glucosamine. C'est sous la forme sulfate stabilisée par du NaCl (bi-sel) qu'elle présente une meilleure diffusion tissulaire .

 

 

  1.  

 

 

 

 

Autres :

 

 

 

  1.  

      • par l'alimentation, nous ingérons des peptides opioïdes exogènes telles que des gluteomorphines (du gluten) et des casomorphines (de la caseïne du lait). Comme toutes les opiacées, elles dépriment la fonction immunitaire. 

      • des très faibles doses de naltrexone inhiberont temporairement les endorphines circulantes, entraînant une augmentation de la production d'endorphines endogènes. Ces endorphines augmentent non seulement la sensation de bien-être, elles diminuent aussi des symptômes douloureux et boostent la fonction immunitaire en augmentant le nombre de lymphocytes T ce qui ralentit la progression de la maladie .

      • un régime auto-immune doit donc être exempt de gluten et de produits laitiers...

 

 

 

      • l'activité enzymatique peut être limitée par : la chaleur (cuisiner), la fièvre, des métaux lourds, un excès de Cu, Fe et de kinine (avec une inhibition de l'activité de la lipase), un excès de radicaux libres, un changement de pH, des médicaments, des halogènes (F, Cl, Br), un déficit en cofacteurs, un déficit en apoenzymes causé par une déficience en acides aminés appropriés, en vitamines du groupe B (en particulier la B6) et en Zn.

 

      • actions :

        • corriger l'activité enzymatique en cas d'hypochlorhydrie : bétaïne HCl 600mg, 1 à 3x/j

        • corriger l'activité enzymatique : administrer un complexe d'enzymes (lipase, amylase, protéase, trypsine, chémotrypsine, bromélaïne, ...)

        • réparer les muqueuses : réparer avec de la glutamine

        • traiter la dysfonction hépatique (suite au  Leaky Gut Syndrome) : GSH, cystéine, méthionine, NAC

        • protéger le foie : bioflavonoïdes, catchines, Silybum marianum (Chardon marie), Taraxacum offic. (Pissenlit)

        • corriger la flore intestinale : Lactobacillus, GLA (au moins 1.5g/j), huiles de poisson (EPA, DHA)

 

 

 

 

 

      • vit B5 (500mg, 1 à 4x /j) : aide dans la transformation de l'acide urique en ammoniac : moins de raideurs matinales, moins de douleurs

      • vit B3 (500mg à 4g/j) : réduit l'inflammation et améliore la flexibilité articulaire

      • vit B6 (100mg, 1 à 3x /j) : aide à gérer les douleurs et améliore la mobilité articulaire

      • vit B9 (1 à 4mg/j)

 

 

 

 

 

 

 

  1.  

 

 

 

      • Huile essentielle de romarin (Rosmarinum officinalis), plus adaptée encore que l’alcoolat car riche en camphre naturel

      • Huile essentielle de gaulthérie (Gaultheria procumbens).

 

L’une comme l’autre peuvent être employées avec un support huileux pour calmer la douleur et drainer localement les acides inflammatoires.

 

 

 

 

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