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L'infection fongique

 

Dernière mise à jour : 2022.5.1

 

 

Le terme «mycose» désigne les maladies causées par des champignons. Parmi les 100.000 es­pèces répertoriées, seules quelques-unes sont pathogènes pour l'homme. En médecine, les agents responsables des mycoses sont classés en champignons filamenteux (dermatophytes), moisissures et levures (Candida). Certains d’entre eux sont présents de façon tout à fait normale dans notre corps où ils se nourrissent de matières mortes. D'autres espèces, beaucoup plus nombreuses, vivent dans notre environnement quotidien : les sols que nous foulons, l’air que nous respirons et certaines eaux impropres à la consommation.

Les dermatophytes sont à l'origine des infections fongiques de la peau, tant au niveau de la tête, que du tronc ou des pieds. Les moisissures et les levures, quant à elles, s'attaquent aux muqueuses et aux organes internes; ces mycoses systémiques se rencontrent en particulier chez les patients immunocompromis. Le système immunitaire peut également être affaibli par certaines maladies chroniques, le diabète ou la prise d'antibiotiques ou de corticoïdes, ce qui permet aux champignons de proliférer massivement. Mais attention, des infections fongiques sont également impliquées dans quelques maladies banales...

 

Une épidémie de Candida auris (l'infection fongique nosocomiale!) pourrait être la première causée e.a. par le changement climatique.  Ce champignon est renommé être très résistant, se proliférant extrêmement rapide en étant très mortel. Un super-champignon, mais aussi une zoonose (pouvant être transmise de l'animal sur l'espèce humaine)...

 

Sommaire :

 

Les types de champignons

 

Les principales infections fongiques

 

L'infection fongique

 

L'infection chronique par Candida

 

Côté pratique

 

Contenu :

Les types de champignons          

 

Champignons exogènes :

 

  1. matières organiques en décomposition : débris végétaux, poils, … (foin moisi ► 109 spores Aspergillus/g)

 

      • contamination par voie aérienne (bronches, alvéoles, sinus) : entraînant des troubles locaux (p. ex. des sinusites chroniques) et/ou une diffusion éventuelle aux organes profonds.

      • contamination par voie cutanée : brûlés, plaie, bandage adhésif, geste invasif (cathéter, ponction, chirurgie).

 

Champignons endogènes :

 

  1. commensaux des muqueuses digestives : Candida albicans

    saprophytes de la peau ou des muqueuses : Candida spp., Trichosporon ... 

 

      • prolifération locale : mycoses des muqueuses.

      • dissémination par voie hématogène lors d’altération de la barrière digestive (chirurgie, antibiotiques, chimiothérapie, corticoïdes,  ...) ou cutanée.

 

Les principales infections fongiques          

 

Les principales infections fongiques rencontrées en Europe occidental sont : les candidoses, les cryptococcoses, l’aspergillose. Les candidoses systémiques et les aspergilloses sont des infections opportunistes qui se présentent rarement chez l'adulte sain. Les cryptococcoses par contre sont des infections fongiques classiques qui peuvent survenir chez l'homme sain (voir aussi : "Le microbiote").

 

    • En terme de fréquence, les candidoses prédominent de façon importante. En outre, la candidose est l'infection la plus fréquemment rencontrée en cancérologie. Deux facteurs permettent son développement : la dépression immunitaire entraînée par la chimiothérapie (ou la radiothérapie) et l'utilisation d'antibiotiques qui sélectionne cette mycose. On voit beaucoup de candidoses buccales et vaginales puis des candidoses oesophagiennes. Au niveau de la peau, l’incidence des candidoses est faible. Ce sont les muqueuses qui sont principalement impliquées, sans que l’on sache l’expliquer vraiment. Les candidoses buccales sont souvent une des premières manifestations de l’infection à VIH.

 

    • La cryptococcose est due à une levure qui atteint le système nerveux central. L’incidence est très variable selon les régions. En Afrique, elle représente 15 à 30% des infections opportunistes diagnostiquées ; aux USA et en France, 2 à 5%. On ne sait pas quand un patient présente une cryptococcose si l’infection était anciennement latente ou si elle est récente. L’infection est neurologique mais aussi disséminée. Il peut y avoir des atteintes cutanées, pulmonaires, hépatiques mais c’est l’atteinte du cerveau qui en fait la gravité.

 

    • L’aspergillose est une atteinte grave essentiellement bronchique ou pulmonaire qui apparaît lors d’une immunodépression importante (CD4<50). Le diagnostic n’est pas simple car Aspergillus est omniprésent. En cas de présence d’Aspergillus dans un lavage, on ne donnera un traitement qu’aux patients très immunocompromis. Chez un patient immunocompétent, la présence d’Aspergillus dans le lavage n’a pas de signification pathologique.

 

L'infection fongique (ou mycose) est une maladie contagieuse. Les risques de transmission de patient à patient de toutes les mycoses évoquées (Candida, Cryptococcus, Aspergillus) sont difficiles à évaluer car toutes les mycoses existent à l’état latent dans une grande partie de la population. C’est l’immunosuppression qui permet à ces mycoses de se manifester ou, par exemple, à l’occasion de la prise d’antibiotique, la modification de la flore intestinale peut éventuellement favoriser une infection.

 

Les composés azolés sont les médicaments indiqués dans le traitement d'infections fongiques graves. Toutefois, on constate une résistance croissante contre ces azolés. Selon les chercheurs, cette résistance n'est pas causée par leur utilisation inappropriée chez des patients (les quantités d'azolés utilisées en médecine sont trop faibles : 400kg/a aux Pays-bas). On croît plutôt que leur utilisation massive comme antifongiques dans l'agriculture et dans des produits ménagers tels que savons, désinfectants et peintures (au total 130.000kg/a) est responsable. Qui plus est, on retrouve déjà ces champignons résistants dans notre milieu, dans le compost p. ex. ... .

 

L'infection fongique          

 

La candida existe naturellement chez l'homme sain dans les muqueuses de la cavité buccale, de l'intestin et du vagin. Cette levure vit normalement en saprophyte (ils ne se nourrissent que de déchets organiques de son hôte) dans l'intestin humain ou animal. Elle est généralement sans danger, tant que l'équilibre bactérien qui contrôle sa multiplication n'est pas altéré.

 

Une flore intestinale produit de la biotine. La biotine empêche la transformation du Candia d'une levure (presque) inoffensive, en un mycélium agressif. En effet, dans certaines conditions épigénétiques (antibiotiques à large spectre, terrain acide par des mauvaises habitudes alimentaires, sucre raffiné, stress chronique... qui affaiblissent le système immunitaire et perturbent la flore intestinale qui produit alors moins de biotine), elle peut se multiplier de manière excessive et envahir tout l'appareil digestif (bouche, intestin, anus). Ce mycélium provoque de porosités dans la paroi intestinale autorisant le passage d'acétaldéhyde toxique, de bactéries, de virus et de peptides (morceaux d'acides aminés) dans la circulation sanguine.

 

Après dissémination par voie sanguine, elle peut même se propager dans tout l'organisme (bronches, peau, vagin, organes, etc...) sous forme de muguet (bouche), de perlèche (bouche) ou de mycoses (candidose vulvovaginale, cutanée et au niveau de l'ongle (onyxis)).

 

Les infections à candida sont opportunistes, la levure devenant pathogène quand certains facteurs favorisants sont présents. En tant que parasite, une levure (p.ex. Candida) peut développer des structures spécialisées comme des rostres qui pénètrent facilement dans les cellules de l'hôte pour devenir un champignon. Elle change à ce moment de forme : d'un bouton (levure) vers une forme de filaments mycélien lorsque les conditions leur sont favorables. Présent partout dans l'organisme, il laisse des secteurs entiers en acidose, à l'abri des effecteurs immunitaires, particulièrement lorsque l'organisme vieillit, malade (stress, suite d'infection virale) ou meurtri (thérapies agressives). Voir aussi : "Le cancer".

 

Les facteurs favorisants sont de différentes origines :

 

    • locales : humidité, chaleur, transpiration, mauvaise hygiène / hygiène excessive...

    • alimentaires : régime déséquilibré  trop riche en sucres (le candida est un grand consommateur de glucides) et pauvre en vitamines

    • médicamenteuses : antibiothérapie, corticothérapie, traitements favorisant la sécheresse buccale comme les somnifères, les immunosuppresseurs, la chimiothérapie, prise de contraceptifs oraux en particulier les stéroïdes.

    • générales : état pathologique du patient (diabète, SIDA), grossesse...

    • les hémopathies concernant le polynucléaire neutrophile qui constitue la barrière de défense contre l'infection à candida.

 

Les infections au candida peuvent être superficielles (cutanées, des muqueuses buccale (couche blanche sur la langue), génitale, de l'oesophage) ou profondes. Dans les candidoses systémiques, le candida peut coloniser tous les organes, bien que les localisations rénales soient les plus fréquentes. Elles touchent les personnes souffrant de neutropénie. Elles sont souvent mortelles.

 

Les traitements médicamenteux indiqués éradiquent rarement les Candida. Cela justifie parfois des traitements d’entretien ou de prophylaxie secondaire pour éviter les rechutes.

 

L'infection chronique par Candida          

 

Selon des statistiques et des études menées dans le monde entier, l'infection chronique par Candida frappe entre 70 et 80% de la population mondiale. Dans les derniers 15-20 ans on a pu observer une remarquable augmentation de beaucoup de pathologies psychosomatiques, et de plus en plus de manifestations de l'infection chronique par Candida. Différents facteurs sont responsables de cette situation.

 

    • Les sécrétions du tractus gastro-intestinal (acide gastrique, enzymes pancréatiques, bile...) aident à limiter la prolifération du candida. Il s'avère nécessaire de détecter d'éventuelles carences/causes (des antiacides?) et d'administrer, si nécessaire, des compléments qui augmente l'acidité gastrique (voir : "Troubles gastro-intestinaux"), comble les enzymes pancréatiques et par des compléments qui favorisent la fonction biliaire.

 

    • Le foie joue un rôle-clé dans le traitement de Candida albicans. En effet, un foie qui fonctionne mal, favorise la prolifération du candida. Qui plus est, le candida produit une sorte d'alcool (sensation de gueule de bois) qui doit être détoxiqué par le foie.

     

    • La levure Candida albicans produit l'acétaldéhyde, un produit auxiliaire toxique qui inhibe e.a. l'activité de l'enzyme méthionine synthétase, entraînant une élévation des taux sanguins d'homocystéine (facteur de risque cardiovasculaire) et une diminution des taux des folates, indispensables dans la réparation des acides nucléiques (ADN). Voir aussi : "Le cycle de méthyle".

 

    • Le milieu intérieur est normalement anaérobie : il est réducteur. La vie se maintient à l'abri de l'air avec peu d'oxygène. Or les champignons (de même que les moisissures et les candidoses) se développent toujours en un milieu humide, tiède et oxydé. Les causes réelles sont celles qui favorisent l'oxydation de l'organisme. Cette oxydation se traduit sur le plan bio-électronique par une augmentation du facteur d'oxydo-réduction (rH2) qui dépasse souvent 28 (rH2 > 28) alors que la norme de bonne santé se situe à 22 (voir aussi : "Les réactions d'oxydo-réduction, Côté pratique").

 

 

Les principales causes responsables sont :

  1.  

    • les médicaments oxydants : antibiotiques, corticoïdes, pilule, chimiothérapie, transfusions sanguines et la plupart des vaccins...

    • les aliments oxydants : sucre blanc, pain blanc à la levure, pâtisserie industrielle, friture, fromage gras, viandes grasses, huiles raffinées, levures et champignons...

    • les boissons oxydantes : eaux d'adduction chlorées et stérilisées et certaines eaux minérales, toutes les boissons instantanées ou celles à base de jus de fruits ou de cola et certaines boissons alcoolisées...

    • les stress (physiques, énergétique, émotionnels et affectifs) et les pollutions (électromagnétiques, chimiques, électriques...) ont une répercussion oxydante par création de radicaux libres. Ils agissent en neutralisant les électrons.

    • mais probablement aussi : empoisonnement due aux amalgames de mercure dentaire, empoisonnement chimique au foyer (produits ménagers), au bureau (les célèbres VOC - Volatils Organiques Composés), de l'environnement auprès des fermes et des usines chimiques etc., et surexposition aux EMF's endommageants (champs électriques et électromagnétiques) : lignes électriques de haute tension, fours micro ondes, téléphones sans fil (DECT), ...

 

D'autres facteurs qui contribuent au développement et au maintien d'infections fongiques zont p. ex. : dysfonction intestinale, mauvais péristaltisme entraînant un passage trop lent des fèces, toxines intestinales, détoxication hépatique surchargée, toxines environnementales, déficit en sels biliaires, mauvais mariages alimentaires, détérioration de l'équilibre acido-basique, trop de protéines et de hydrates de carbones raffinés, trop peu d'acide gastrique (hypochlorhydrie), alimentation pauvre en fibres et augmentation de la perméabilité intestinale.

 

La plupart de ces causes et facteurs sont liés à l'alimentation et au style de vie. Une consommation médicamenteuse excessive et une mauvaise alimentation empêcheront donc le succès à long terme de toute thérapie fongique.

 

Les symptômes en sont multiples, on trouve :

 

    • des colites intestinales avec gaz, ballonnements, démangeaisons anales, diarrhée, constipation.

    • une fatigue progressive et inexpliquée avec sommeil médiocre et récupération insuffisante, asthénie.

    • des allergies aggravées (cutanée, respiratoire ou alimentaire) et des mycoses.

    • des troubles du comportement alimentaire : alcoolisme, boulimie, envies de sucre (chocolat, gâteaux...), de graisses saturées (charcuterie, fromage...) et de boissons alcoolisées.

    • problèmes gynécologiques : champignons vaginaux répétitifs (pertes blanches et démangeaisons), inflammations glandulaires (glandes Bartolin) kystes et endométriose; cystite et infections rénales.

    • problèmes de peau : eczéma, séborrhée, psoriasis, acné, champignons aux ongles, aux pieds.

    • problèmes respiratoires : asthme, bronchite.

    • des troubles du comportement : dépressions, anxiété, fatigue chronique, maux de tête...

    • troubles du sommeil (difficulté d'endormissement), de la concentration (mémoire, volonté en baisse) et de l'humeur (irritation, inquiétude, agressivité, insatisfaction...).

    • problèmes d'oreilles, de thyroïde.

    • douleurs articulaires et musculaires.

 

L'infection à candida peut également perturber les fonctions cérébrales, par des troubles métaboliques au niveau des neurones, des déviations dans la structure membranaire et par une perte de l'apport d'oxygène, et est associée à une série de plaintes psychiques telles que perte de concentration et de mémoire, dépression, angoisses inexplicables, somnolence, bourdonnement d'oreilles, vertiges et hallucinations au moment de s'endormir. Des symptômes cérébraux peuvent également être en relation avec des allergies, responsables d'oedème cérébral ou d'entrée de protéines étrangères dans les tissus cérébraux.

 

Afin d'éviter la multiplication des levures, il faut adopter un régime alimentaire approprié.

 

Côté pratique          

 

L'infection fongique locale :

 

Une mycose vaginale "banale" apparaît fréquemment et peut être traitée facilement. Elle résulte en général d'une modification de l'équilibre naturel local bien que la contamination puisse se faire par contact sexuel ou avec un objet infecté. Malheureusement, les récidives sont assez fréquentes.

 

Quelques conseils permettront toutefois de limiter le risque de réapparition des mycoses :

 

    • préférer les sous-vêtements en coton, lavables à 60°C

    • une hygiène intime journalière à base d'eau claire. supprimer les bains désinfectants, les douches vaginales, les savons parfumés et autres sprays intimes : ils ne feront qu'augmenter le risque!

    • utiliser, si nécessaire,

      • un savon alcalin

      • des lubrifiants : en cas de sécheresse vaginale, des lésions mécaniques peuvent apparaître

      • au moment des règles : éviter des tampons périodiques

    • en cas d'infection :

      • s'abstenir ou utiliser des préservatifs pour prévenir la contamination des deux partenaires.

      • éviter d'utiliser des mêmes draps de bains avec le partenaire

 

Les mycoses buccales sont fréquentes (langue et gorge blanchâtres). En général, aucun traitement spécifique n'est nécessaire. Toutefois, préférer des pastilles pour la gorge "sans sucre", puisque les mycoses adorent le sucre...

 

Les inflammations du sinus (sinusites), mais également l'asthme qui, malgré un traitement par antibiotiques, antihistaminiques et/ou corticoïdes locaux, persistent durant plus de 3 mois, indiquent un état inflammatoire maintenu par une infection fongique. Seule une enquête environnementale chez le patient  (habitation, meubles, vêtements, poussières, humidité...) utilisant des tests immunologiques à l'aide d'extraits fongiques, peuvent mettre en évidence la présence d'une éventuelle réponse immune spécifique ou d'une réponse de type allergique dirigée contre des allergènes appartenant aux espèces identifiées à leur domicile. Plus de 90% d'inflammations du sinus semblent avoir à l'origine une infection fongique! Dans tous ces cas, l'antibiothérapie (contre des bactéries) ne serve à rien et la corticothérapie locale renforce la dépression immunitaire.

 

Dans le traitement des infections au candida superficielles des muqueuses buccale (couche blanche sur la langue), le violet de gentiane est aussi efficace que la nystatine .

 

 

L'infection fongique systémique :

 

Une analyse de sang vivant (ASV) peut démontrer la présence ou l'absence d'infection systémique fongique causée par la levure (Candida albicans ou autre), et / ou mycélium.

 

Dans la pratique, 3 affections se présentent en général ensemble : infection par Candida-albicans, hypoglycémie et allergie. Ces 3 affections se maintiennent mutuellement et doivent donc être traitées en même temps.

 

Des toxines fongiques peuvent atteindre le cerveau et y provoquer des troubles neurologiques : dépression, anxiété,  PTSD (Post Traumatic Stress Disorder) ou TSPT (Trouble de Stress Post Traumatique).

 

 

L'infection fongique par contamination alimentaire :

 

Dans le doute et face à la possible présence d’autres bactéries, champignons ou polluants indésirables, il paraît raisonnable de laver soigneusement les fruits et les légumes non pelés et non bio avant de les consommer.

 

On suggère de faire tremper les fruits et les légumes dans un bain d’eau additionnée de bicarbonate de soude (à la concentration de 10 mg/ml) pendant une quinzaine de minutes . Cette solution alcaline permet de dissoudre les résidus chimiques qu’on pourra ensuite mieux retirer à l’aide d’un chiffon microfibre, dont la matière est mécaniquement plus efficace qu’une simple éponge.

 

Pour éliminer les micro-organismes des surfaces, le vinaigre blanc dilué est souvent utilisé, par les particuliers comme en restauration. S’il semble efficace sur certains germes comme le staphylocoque doré, certaines données indiquent qu’il le serait sensiblement moins sur les candida, y compris C. auris. À moins de l’utiliser le vinaigre pur (vinaigre à 10% minimum d’acide acétique) et additionné de 1,5 % d’acide citrique. Dans cette configuration, l’efficacité semble élevée sur une belle brochette de germes, dont certains candida .

 

 

Le régime alimentaire Candida :

 

    • sont à éviter (le but est de carencer le candida):

 

      • tous les aliments qui contiennent > de 15% hydrates de carbone (glucides, sucres tels que fructose, sucrose (sucre de table), lactose (sucre de lait)...) ; en outre, le sucre affaiblit également le système immunitaire...

      • des hydrates de carbone raffinés (produits à base de farine blanche) même si ils contiennent < de 15% de glucides ;

      • absolument : les aliments contenant une teneur importante en levure ou en moisissures : pain, fromages, sauce soja, boissons alcooliques (bière, cidre, ...), vinaigre, fruits secs, cacahouètes, champignons,... : choisir plutôt du pain au levain ;

      • contrôler aussi les notices ou étiquettes de médicaments et suppléments alimentaires ;

      • la viande de porc ou de veau ;

      • les fruits sucrés (même si ils contiennent < de 15% de glucides) ;

      • des additifs alimentaires étrangers à l'organisme ;

      • des produits laitiers et dérivés (contiennent des sucres de lait), sauf des petites quantités de beurre ou de yaourt ;

      • des boissons alcoolisées : alcool, vin... ;

      • des produits qui contiennent de la caféine : cola, café, thé, chocolat... ;

      • des jus de fruits (même les jus fraîchement pressés) ;

      • des jus de légumes en conserve ou congelés : seuls les jus de légumes fraîchement pressés sont autorisés parce que la plupart des jus de légumes en conserve ou congelés contiennent de l'acide citrique, un sous-produit mycosique, qui peut provoquer certaines réactions ;

 

    • à préférer :

 

      • l'huile d'olive peut stopper le développement anormale du candida dans les intestins. En effet, l'huile d'olive contient des substances antimycosiques et antimicrobiennes (acide oléique) qui protègent contre des infections par Staphylococcus aureus , Streptococcus mutans , Escherichia coli , Candida utilis et Aspergillus niger.  

      • les aliments lactofermentés : pain au levain, yaourt et caillé maigre... et, en Asie, les dérivés fermentés du soja : le miso, le tempeh, le shoyu, le tamari... : la production d'acide lactique aboutit à une acidification du milieu (jusqu'à pH 4) et à une inhibition du développement de germes pathogènes et de moisissures. Autres aliments lactofermentés : jus de légumes lacto-fermentés, kéfir, Kombucha, jus de pain de Kanne (Brottrunk)...

      • le pain au levain (sans levure), riz complet et pommes de terre cuites

      • comme garniture : viande fumée, rosbif, fromage très jeune, oeufs, tomate, crudités ; éviter le jambon et toutes les sortes de saucisse

      • le poisson, l'agneau, le chèvre, le mouton, le poulet et le boeuf (mais plus de poisson que de viande!)

      • les crudités : salades, endive, carottes, radis, concombre....; éviter les conserves

      • les oeufs

      • du fromage très jeune (hüttenkäse), du fromage jeune avec modération

      • des noix : noix, amandes, noisettes...

      • de la graisse de noix de coco (voir aussi plus loin) : pourrait prévenir et limiter la prolifération intestinale de candida (vu chez des souris)

      • des boissons : lait de soja, lait de riz, jus de fruits non sucrés, tisanes (sans sucre ajouté), eau plate ;

      • des édulcorants synthétiques

      • des probiotiques

 

 

Suppléments alimentaires :

 

    • la vitamine B3 (nicotinamide) : pourrait freiner une enzyme essentielle dans la croissance et la survie du Candida Raymond M et al. Modulation of histone H3 lysine 56 acetylation as an antfungal therapeutic strategy. Nat. Med. 2010 Jul;16(7):774-80 .

     

    • la vitamine B8 (biotine) : empêche la transformation du Candia d'une levure (presque) inoffensive, en un mycélium agressif.

 

    • la N-acétyl-glucosamine (NAG) : dans le cas de la candidose, on utilise le NAG pour nourrir le système et favoriser la réparation des muqueuses.

 

    • la levure de bière inactive (provenant des résidus de brassage de la bière, ces composants fongiques ont été tués par séchage à très forte température) : beaucoup l'utilise comme apport en vitamines B et de polysaccharides qui stimulent le système immunitaire (effet probiotique).

 

    • des antimycosiques biologiques :

      • des formules spéciales antimycosiques de probiotiques

      • des fructo-oligosaccharides

      • l'ail : Allium sativa

      • l'arbre à encens : Boswellia serrata : permet de restaurer la muqueuse intestinale (et bronchique) en luttant efficacement contre l'inflammation chronique

      • la chlorophylle : grâce à son pouvoir bactériostatique et mycostatique, la chlorophylle  se comporte comme un régulateur puissant de la fermentation intestinal et un facilitateur de la régénération de la flore au détriment des Candida albicans

      • le gingembre : Zingiber officinale

      • l'acide cinnamique (extrait de cannelle) : présente des propriétés antiseptiques et antifongiques, connue dès la période précolombienne

      • l'acide butyrique (beurre, parmesan...)

      • l'acide caprylique (dans l'huile de coco) : connu pour ses propriétés antifongiques ; lorsqu'il y a une prolifération des candidas qui sont des levures saprophytes du système intestinal, l'acide caprylique a une action significative dans le traitement de la candidose

      • l'amandes d'abricot

      • Hydraste du Canada (Hydrastis canadensis ) rhizome poudre. : 250 à 750mg/jour durant 3 semaines ; respecter ensuite un intervalle de 2 semaines

      • lactoferrine : 300mg par jour

      • ...

 

 

L'aromathérapie :

 

    • contre le Candida albicans : les HE de thym à carvacrol (Thymus vulgaris carvacroliferum CT 7), d’origan d’Espagne (Corydothymus capitatus), de sarriette des montagnes (Satureja montana), de giroflier (Eugenia caryophyllus) et cannelle de Ceylan (Cinnamomum verum ou C. zeylanicum).

 

 

Conseils importants :

 

    • éviter d'inhaler des levures et des spores fongiques (caves, compost, matelas, vieux livres...)

    • éviter de courir pieds nus à la piscine

    • éviter de porter des vêtements synthétiques serrés

    • éviter des serviettes périodiques plastifiées

    • éviter le stress

 

    • assurer une ventilation suffisante dans les lieux humides

    • bouger : se promener, faire du vélo...

 

 

 

 

 

   ZOELHO (c) 2006 - 2023                           Paul Van Herzele PharmD                        Dernière version : 08-janv.-23                

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