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L'infection fongique

 

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Le terme «mycose» désigne les maladies causées par des champignons. Parmi les 100.000 es­pèces répertoriées, seules quelques-unes sont pathogènes pour l'homme. En médecine, les agents responsables des mycoses sont classés en champignons filamenteux (dermatophytes), moisissures et levures (Candida). Certains d’entre eux sont présents de façon tout à fait normale dans notre corps où ils se nourrissent de matières mortes. D'autres espèces, beaucoup plus nombreuses, vivent dans notre environnement quotidien : les sols que nous foulons, l’air que nous respirons et certaines eaux impropres à la consommation.

Les dermatophytes sont à l'origine des infections fongiques de la peau, tant au niveau de la tête, que du tronc ou des pieds. Les moisissures et les levures, quant à elles, s'attaquent aux muqueuses et aux organes internes; ces mycoses systémiques se rencontrent en particulier chez les patients immunocompromis. Le système immunitaire peut également être affaibli par certaines maladies chroniques, le diabète ou la prise d'antibiotiques ou de corticoïdes, ce qui permet aux champignons de proliférer massivement. Mais attention, des infections fongiques sont également impliquées dans quelques maladies banales...

 

Une épidémie de Candida auris (l'infection fongique nosocomiale!) pourrait être la première causée e.a. par le changement climatique.  Ce champignon est renommé être très résistant, se proliférant extrêmement rapide en étant très mortel. Un super-champignon, mais aussi une zoonose (pouvant être transmise de l'animal sur l'espèce humaine)...

 

Sommaire :

 

Les types de champignons

 

Les principales infections fongiques

 

L'infection fongique

 

L'infection chronique par Candida

 

Côté pratique

 

Contenu :

Les types de champignons          Top

 

Champignons exogènes :

 

  1. matières organiques en décomposition : débris végétaux, poils, … (foin moisi ► 109 spores Aspergillus/g)

 

      • contamination par voie aérienne (bronches, alvéoles, sinus) : entraînant des troubles locaux (p. ex. des sinusites chroniques) et/ou une diffusion éventuelle aux organes profonds.

      • contamination par voie cutanée : brûlés, plaie, bandage adhésif, geste invasif (cathéter, ponction, chirurgie).

 

Champignons endogènes :

 

  1. commensaux des muqueuses digestives : Candida albicans

    saprophytes de la peau ou des muqueuses : Candida spp., Trichosporon ... 

 

      • prolifération locale : mycoses des muqueuses.

      • dissémination par voie hématogène lors d’altération de la barrière digestive (chirurgie, antibiotiques, chimiothérapie, corticoïdes,  ...) ou cutanée.

 

Les principales infections fongiques          Top

 

Les principales infections fongiques rencontrées en Europe occidental sont : les candidoses, les cryptococcoses, l’aspergillose. Les candidoses systémiques et les aspergilloses sont des infections opportunistes qui se présentent rarement chez l'adulte sain. Les cryptococcoses par contre sont des infections fongiques classiques qui peuvent survenir chez l'homme sain (voir aussi : "Le microbiote").

 

 

 

 

L'infection fongique (ou mycose) est une maladie contagieuse. Les risques de transmission de patient à patient de toutes les mycoses évoquées (Candida, Cryptococcus, Aspergillus) sont difficiles à évaluer car toutes les mycoses existent à l’état latent dans une grande partie de la population. C’est l’immunosuppression qui permet à ces mycoses de se manifester ou, par exemple, à l’occasion de la prise d’antibiotique, la modification de la flore intestinale peut éventuellement favoriser une infection.

 

Les composés azolés sont les médicaments indiqués dans le traitement d'infections fongiques graves. Toutefois, on constate une résistance croissante contre ces azolés. Selon les chercheurs, cette résistance n'est pas causée par leur utilisation inappropriée chez des patients (les quantités d'azolés utilisées en médecine sont trop faibles : 400kg/a aux Pays-bas). On croît plutôt que leur utilisation massive comme antifongiques dans l'agriculture et dans des produits ménagers tels que savons, désinfectants et peintures (au total 130.000kg/a) est responsable. Qui plus est, on retrouve déjà ces champignons résistants dans notre milieu, dans le compost p. ex. ... .

 

L'infection fongique          Top

 

La candida existe naturellement chez l'homme sain dans les muqueuses de la cavité buccale, de l'intestin et du vagin. Cette levure vit normalement en saprophyte (ils ne se nourrissent que de déchets organiques de son hôte) dans l'intestin humain ou animal. Elle est généralement sans danger, tant que l'équilibre bactérien qui contrôle sa multiplication n'est pas altéré.

 

Une flore intestinale produit de la biotine. La biotine empêche la transformation du Candia d'une levure (presque) inoffensive, en un mycélium agressif. En effet, dans certaines conditions épigénétiques (antibiotiques à large spectre, terrain acide par des mauvaises habitudes alimentaires, sucre raffiné, stress chronique... qui affaiblissent le système immunitaire et perturbent la flore intestinale qui produit alors moins de biotine), elle peut se multiplier de manière excessive et envahir tout l'appareil digestif (bouche, intestin, anus). Ce mycélium provoque de porosités dans la paroi intestinale autorisant le passage d'acétaldéhyde toxique, de bactéries, de virus et de peptides (morceaux d'acides aminés) dans la circulation sanguine.

 

Après dissémination par voie sanguine, elle peut même se propager dans tout l'organisme (bronches, peau, vagin, organes, etc...) sous forme de muguet (bouche), de perlèche (bouche) ou de mycoses (candidose vulvovaginale, cutanée et au niveau de l'ongle (onyxis)).

 

Les infections à candida sont opportunistes, la levure devenant pathogène quand certains facteurs favorisants sont présents. En tant que parasite, une levure (p.ex. Candida) peut développer des structures spécialisées comme des rostres qui pénètrent facilement dans les cellules de l'hôte pour devenir un champignon. Elle change à ce moment de forme : d'un bouton (levure) vers une forme de filaments mycélien lorsque les conditions leur sont favorables. Présent partout dans l'organisme, il laisse des secteurs entiers en acidose, à l'abri des effecteurs immunitaires, particulièrement lorsque l'organisme vieillit, malade (stress, suite d'infection virale) ou meurtri (thérapies agressives). Voir aussi : "Le cancer".

 

Les facteurs favorisants sont de différentes origines :

 

 

Les infections au candida peuvent être superficielles (cutanées, des muqueuses buccale (couche blanche sur la langue), génitale, de l'oesophage) ou profondes. Dans les candidoses systémiques, le candida peut coloniser tous les organes, bien que les localisations rénales soient les plus fréquentes. Elles touchent les personnes souffrant de neutropénie. Elles sont souvent mortelles.

 

Les traitements médicamenteux indiqués éradiquent rarement les Candida. Cela justifie parfois des traitements d’entretien ou de prophylaxie secondaire pour éviter les rechutes.

 

L'infection chronique par Candida          Top

 

Selon des statistiques et des études menées dans le monde entier, l'infection chronique par Candida frappe entre 70 et 80% de la population mondiale. Dans les derniers 15-20 ans on a pu observer une remarquable augmentation de beaucoup de pathologies psychosomatiques, et de plus en plus de manifestations de l'infection chronique par Candida. Différents facteurs sont responsables de cette situation.

 

 

  1.  

 

 

 

Les principales causes responsables sont :

  1.  

 

D'autres facteurs qui contribuent au développement et au maintien d'infections fongiques zont p. ex. : dysfonction intestinale, mauvais péristaltisme entraînant un passage trop lent des fèces, toxines intestinales, détoxication hépatique surchargée, toxines environnementales, déficit en sels biliaires, mauvais mariages alimentaires, détérioration de l'équilibre acido-basique, trop de protéines et de hydrates de carbones raffinés, trop peu d'acide gastrique (hypochlorhydrie), alimentation pauvre en fibres et augmentation de la perméabilité intestinale.

 

La plupart de ces causes et facteurs sont liés à l'alimentation et au style de vie. Une consommation médicamenteuse excessive et une mauvaise alimentation empêcheront donc le succès à long terme de toute thérapie fongique.

 

Les symptômes en sont multiples, on trouve :

 

 

L'infection à candida peut également perturber les fonctions cérébrales, par des troubles métaboliques au niveau des neurones, des déviations dans la structure membranaire et par une perte de l'apport d'oxygène, et est associée à une série de plaintes psychiques telles que perte de concentration et de mémoire, dépression, angoisses inexplicables, somnolence, bourdonnement d'oreilles, vertiges et hallucinations au moment de s'endormir. Des symptômes cérébraux peuvent également être en relation avec des allergies, responsables d'oedème cérébral ou d'entrée de protéines étrangères dans les tissus cérébraux.

 

Afin d'éviter la multiplication des levures, il faut adopter un régime alimentaire approprié.

 

Côté pratique          Top

L'infection fongique locale :

 

Une mycose vaginale "banale" apparaît fréquemment et peut être traitée facilement. Elle résulte en général d'une modification de l'équilibre naturel local bien que la contamination puisse se faire par contact sexuel ou avec un objet infecté. Malheureusement, les récidives sont assez fréquentes.

 

Quelques conseils permettront toutefois de limiter le risque de réapparition des mycoses :

 

 

Les mycoses buccales sont fréquentes (langue et gorge blanchâtres). En général, aucun traitement spécifique n'est nécessaire. Toutefois, préférer des pastilles pour la gorge "sans sucre", puisque les mycoses adorent le sucre...

 

Les inflammations du sinus (sinusites), mais également l'asthme qui, malgré un traitement par antibiotiques, antihistaminiques et/ou corticoïdes locaux, persistent durant plus de 3 mois, indiquent un état inflammatoire maintenu par une infection fongique. Seule une enquête environnementale chez le patient  (habitation, meubles, vêtements, poussières, humidité...) utilisant des tests immunologiques à l'aide d'extraits fongiques, peuvent mettre en évidence la présence d'une éventuelle réponse immune spécifique ou d'une réponse de type allergique dirigée contre des allergènes appartenant aux espèces identifiées à leur domicile. Plus de 90% d'inflammations du sinus semblent avoir à l'origine une infection fongique! Dans tous ces cas, l'antibiothérapie (contre des bactéries) ne serve à rien et la corticothérapie locale renforce la dépression immunitaire.

 

Dans le traitement des infections au candida superficielles des muqueuses buccale (couche blanche sur la langue), le violet de gentiane est aussi efficace que la nystatine .

 

 

L'infection fongique systémique :

 

Une analyse de sang vivant (ASV) peut démontrer la présence ou l'absence d'infection systémique fongique causée par la levure (Candida albicans ou autre), et / ou mycélium.

 

Dans la pratique, 3 affections se présentent en général ensemble : infection par Candida-albicans, hypoglycémie et allergie. Ces 3 affections se maintiennent mutuellement et doivent donc être traitées en même temps.

 

Des toxines fongiques peuvent atteindre le cerveau et y provoquer des troubles neurologiques : dépression, anxiété,  PTSD (Post Traumatic Stress Disorder) ou TSPT (Trouble de Stress Post Traumatique).

 

 

Le régime alimentaire Candida :

 

 

      • tous les aliments qui contiennent > de 15% hydrates de carbone (glucides, sucres tels que fructose, sucrose (sucre de table), lactose (sucre de lait)...) ; en outre, le sucre affaiblit également le système immunitaire...

      • des hydrates de carbone raffinés (produits à base de farine blanche) même si ils contiennent < de 15% de glucides ;

      • absolument : les aliments contenant une teneur importante en levure ou en moisissures : pain, fromages, sauce soja, boissons alcooliques (bière, cidre, ...), vinaigre, fruits secs, cacahouètes, champignons,... : choisir plutôt du pain au levain ;

      • contrôler aussi les notices ou étiquettes de médicaments et suppléments alimentaires ;

      • la viande de porc ou de veau ;

      • les fruits sucrés (même si ils contiennent < de 15% de glucides) ;

      • des additifs alimentaires étrangers à l'organisme ;

      • des produits laitiers et dérivés (contiennent des sucres de lait), sauf des petites quantités de beurre ou de yaourt ;

      • des boissons alcoolisées : alcool, vin... ;

      • des produits qui contiennent de la caféine : cola, café, thé, chocolat... ;

      • des jus de fruits (même les jus fraîchement pressés) ;

      • des jus de légumes en conserve ou congelés : seuls les jus de légumes fraîchement pressés sont autorisés parce que la plupart des jus de légumes en conserve ou congelés contiennent de l'acide citrique, un sous-produit mycosique, qui peut provoquer certaines réactions ;

 

 

      • l'huile d'olive peut stopper le développement anormale du candida dans les intestins. En effet, l'huile d'olive contient des substances antimycosiques et antimicrobiennes (acide oléique) qui protègent contre des infections par Staphylococcus aureus , Streptococcus mutans , Escherichia coli , Candida utilis et Aspergillus niger.  

      • les aliments lactofermentés : pain au levain, yaourt et caillé maigre... et, en Asie, les dérivés fermentés du soja : le miso, le tempeh, le shoyu, le tamari... : la production d'acide lactique aboutit à une acidification du milieu (jusqu'à pH 4) et à une inhibition du développement de germes pathogènes et de moisissures. Autres aliments lactofermentés : jus de légumes lacto-fermentés, kéfir, Kombucha, jus de pain de Kanne (Brottrunk)...

      • le pain au levain (sans levure), riz complet et pommes de terre cuites

      • comme garniture : viande fumée, rosbif, fromage très jeune, oeufs, tomate, crudités ; éviter le jambon et toutes les sortes de saucisse

      • le poisson, l'agneau, le chèvre, le mouton, le poulet et le boeuf (mais plus de poisson que de viande!)

      • les crudités : salades, endive, carottes, radis, concombre....; éviter les conserves

      • les oeufs

      • du fromage très jeune (hüttenkäse), du fromage jeune avec modération

      • des noix : noix, amandes, noisettes...

      • de la graisse de noix de coco (voir aussi plus loin) : pourrait prévenir et limiter la prolifération intestinale de candida (vu chez des souris)

      • des boissons : lait de soja, lait de riz, jus de fruits non sucrés, tisanes (sans sucre ajouté), eau plate ;

      • des édulcorants synthétiques

      • des probiotiques

 

 

Suppléments alimentaires :

 

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L'aromathérapie :

 

 

 

Conseils importants :

 

 

 

 

 

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