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Le rhume

 

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Le rhume (common cold, coryza aigu, nasopharyngite aiguë virale ou rhinite aiguë) frappe chaque année un nombre élevé de personnes. Chez l'enfant, cette fréquence est multipliée par sept à dix. Outre le rhinovirus, plus de deux cents autres virus peuvent être responsables du rhume.

 

Avec l'âge, l'organisme élabore une résistance contre un nombre sans cesse croissant d'espèces et il est donc de moins en moins sensible.

 

Mais il ne s'agit peut-être pas d'une infection virale, mais d'une allergie aux moisissures (Alternaria, Cladosporium, Aspergillus, Stemphylium, Penicillinum, Botrytis...)! Ces moisissures, des champignons microscopiques (3 à 10nm) pénètrent en effet facilement dans nos voies respiratoires, en y provoquant des irritations ou même des réactions allergiques. En particulier en hiver, quand on reste enfermé chez soi, chauffage à fond et fenêtres bien fermées.

 

On se plaint ainsi toute l'année : en été à cause des pollen, en hiver à cause des moisissures...

 

En pratique, une allergie respiratoire, rhinite avec écoulement clair ou asthme, qui récidive à différentes périodes de l’année et résiste aux traitements, doit évoquer la possibilité d’une allergie aux moisissures, chez l’enfant mais aussi chez l’adulte.

 

Sommaire :

 

La transmission

 

Les symptômes

 

Les facteurs favorisants

 

Côté pratique

 

Contenu :

La transmission :             Top

 

Les virus du rhume se transmettent par voie aérienne, sur les gouttelettes respiratoires, mais une telle transmission ne les rend pas contagieuses. En effet, la transmission aérienne exige un contact personnel direct. Une transmission indirecte semble plus logique : contact entre une surface contaminée et les yeux, le nez ou la bouche.

 

Les virus du rhume peuvent survivre jusqu'à 48 heures principalement sur des surfaces non poreuses (poignée de porte, des objets d'usage courant...). La première règle de prévention est par conséquent un lavage fréquent des mains et le nettoyage des objets, meubles...

 

Le rhume, contrairement à la grippe, se contracte à n'importe quel moment de l'année. Toutefois, un lien a été établi entre l'humidité absolue de l'air et la survie du virus de la grippe ou d'un rhinovirus. Plus la quantité réelle d'eau (humidité absolue) contenue dans l'air est basse (p. ex. en cas de temps froid en hiver), plus le virus paraît survivre plus longtemps. Aucun lien n'a été observé avec l'humidité relative (dépendant de la température.

 

Note : des études ont démontré que certains types d'associations alimentaires pouvaient entraîner des désordres ORL importants et répétitifs (otite, rhinite, bronchite, angine...) (Voir : "Associations alimentaires").

 

Les symptômes :             Top

 

La durée d'incubation est d'environ 2 jours.

 

Les virus du rhume n'induisent souvent aucun symptôme, parce que le système immunitaire les bride.

 

L'écoulement nasal (rhinorhée) est un des symptômes caractéristiques. D'autres symptômes peuvent apparaître tels que :

 

 

Les symptômes du rhume sont moins graves que ceux de la grippe, mais ils sont tout de même incommodants.

 

Un rhume disparaît généralement tout seul après 1 ou 2 semaines. Au-delà, il s'agit peut-être d'une infection bactérienne. Dans ce cas, une consultation médicale s'avère nécessaire.

 

Si la fièvre remonte, il s'agit d'un signe de surinfection, en particulier chez l'enfant. Une rhinorhée mucopurulente, otalgies et tympans congestifs et altération de l'état général sont des signes prémonitoires et sources de complications : sinusite, otite purulente, affections bronchopulmonaires...

 

 

Diagnostic différentiel de la grippe et d'un rhume/refroidissement :

 

 

Signes et symptômes

 

 

Grippe

 

 

Rhume ou refroidissement

 

Début

soudain

progressif

Fièvre

modérée à élevée (> 39°C), en général, pendant 3 à 4 jours

rare

Douleurs musculaires

habituellement, souvent sévères

légères

Toux

toux sèche, pouvant s'aggraver

toussotements

Céphalées

marquées

rarement

Fatigue - faiblesse

peut durer jusqu'à 3 à 3 semaines

très peu

Epuissement extrême

précoce et marqué

jamais

Oppression thoracique

en général

légère à modérée

Congestion nasale

parfois

en général

Eternuements

parfois

habituellement

Douleurs aux oreilles

chez l'enfant

chez l'enfant

Maux de gorge

parfois

en général

 

Chez l'enfant, un rhume peut s'accompagner de douleurs aux oreilles. Si les sécrétions nasales ne sont pas bien évacuées, une partie d'entre elles viennent encombrer la trompe d'Eustache et se loger derrière les tympans. Chez les petits enfants, le catarrhe tubaire résulte ainsi souvent d'un simple rhume. Toutefois, il faut rester attentif car cela peut mener à une otite, une infection beaucoup moins inoffensive qu'un rhume banal.

 

 

Différences entre une infection bactérienne et une infection virale :

 

 

Les facteurs favorisants :             Top

 

 Accuser l'agent extérieur est la plupart du temps absurde. Les microbes sont là tout le temps, mais pourquoi, à certains moments, les laissons-nous nous perturber?

 

Une carence en vitamine D est certainement impliquée . Est lié également, un mode de vie caractérisé par une alimentation riche en sucres et fructose, un manque de sommeil, trop peu de contacts avec le monde extérieur, trop de sédentarité, une mauvaise gérance du stress, des troubles relationnels...

 

Toutefois, la rhinopharyngite est incontournable chez l'enfant. Le nourrisson est protégé par les immunoglobulines maternelles jusqu'à 6 mois. Le pic d'affections se situe entre 6 et 18 mois et continue jusqu'à l'âge de 5 ans, le temps nécessaire d'acquérir une maturité immunologique contre plus de 200 virus différents.

 

 

Des cheveux mouillés, un vent froid, une cou/gorge non protégée... sans qu'aucune étude scientifique n'ait encore prouvé le rôle réel de ces facteurs dans la survenue d'un quelconque refroidissement. Que chacun vieille sur lui-même...

 

C'est ça, la "prévention active"!

 

Côté pratique :             Top

 

La prévention :

 

La première mesure concerne l'hygiène : se laver régulièrement les mains et nettoyer régulièrement les meubles et les objets communs.

 

Une bonne façon efficace de renforcer le système immunitaire est de faire régulièrement de l'exercice (bouger!), de respecter les mesures d'hygiène et d'opter pour une alimentation saine et équilibrée, riche en vit A, C et E, mais aussi en fer et en zinc. Eventuellement en prévention des suppléments à base de : apolactoferrine, Maitake (fraction D), vit D, ail ...

 

De plus, un sommeil régulier et suffisant permet également d'accroître la résistance du système immunitaire. Par contre, la fatigue, le manque de sommeil, le stress, l'inhalation de poussière et de pollution, le climatiseur, l'exposition au froid, la consommation de tabac, les infections et les maladies sont des conditions qui diminuent cette résistance.

 

Un comportement psychologique positif renforce l'efficacité du système immunitaire (libération majorée de cytokines IL-6).

 

 

Le traitement :
 

 

 

 

 

 

 

La soupe de miso (1 c.à.soupe de miso blanc dans une tasse d'eau chaude, dès les premiers signes d'infection)  remplace le bouillon de poulet chez les végétariens.

 

 

 

 

 

 

 

 

(l'Umckaloabo est commercialisé par le laboratoire Schwabepharma à Küssnacht, en Suisse).

 

      • Eucalyptus globulus (Eucalyptus) : aux effets anti-infectieux (antiviral et antibactériel), antiseptique, expectorants et anti-inflammatoires (éviter chez l'enfant < 10a.).

      • Mentha piperita (Menthe) : analgésique et anesthésiant, décongestionne les muqueuses et calme la toux (éviter son inhalation chez l'enfant).

      • Gingembre : diminue la fièvre, adoucit le mal de gorge et aide à évacuer les glaires pectorales.

      • Laurus cassia (la cannelle) : antiseptique, à préparer en décoctions, associée à du clou de girofle dès que la gorge pique.

      • Panax Ginseng (le ginseng) : en extrait fluide ou sec, plante antifatigue.

      • Propolis : possède des vertus antibactériennes, antivirales et immunostimulantes (aussi sous forme de spray nasal).

      • Drosera rotundifolia (la droséra) : contre la toux avec expectoration.

      • Sirop d'oignons au miel et au sucre de canne : pour calmer la toux/expectorant

      • Zingiber officinalis (le gingembre) : du thé chaud au gingembre (avec un peu de jus de citronp) soulage les maux de gorge, le nez bouché et les frissons.

      • Capsicum annuum (Piment rouge) : des capsaïcinoïdes (capsaïcine...) dans un spray nasal : son usage comme médicament est déjà autorisé en Europe, mais son administration est encore limitée au milieu hospitalier . Le capsium favorise la production de globules blancs. Le goût piquant stimule la transpiration et renforce ainsi le système immunitaire.

      • Andrographis paniculata (Chirette verte) : son utilité a été prouvée dans le traitement d'infections des voies respiratoires supérieures (ainsi que dans la colite ulcéreuse et dans les affections rhumatismales). Elle diminuerait modérément la durée et l'intensité des symptômes des affections telles que rhume, grippe, pharyngite...

      • Des champignons tels que shiitake, polypore en touffe, shaga...)

 

 

Note :

 

 

 

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