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Le syndrome prémenstruel

 

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Il faut faire une distinction entre règles douloureuses, syndrome prémenstruel (SPM) et syndrome prémenstruel dysphorique (SPMD ou PMDD pour premenstrual dysphoric disorder). Les règles douloureuses renvoient à des douleurs durant les premiers jours des règles, le SPM à l'ensemble de symptômes que l'on retrouve une ou deux semaines avant le début des règles et le SPMD à une forme très sévère de SPM.

 

Le syndrome prémenstruel (SPM) est une véritable affection physiologique. Il représente une gêne fonctionnelle très fréquente chez la femme, comprenant un ensemble de manifestations bénignes dont le seul point commun est leur caractère cyclique, apparaissant dans les jours qui précèdent les règles pour disparaître au début ou au cours de la menstruation. Dans sa pathogénie, complexe, interviennent diverses hormones: les oestrogènes, la progestérone, la prolactine.

 

Près de 70% des femmes éprouvent de l'inconfort à la veille de leurs règles. Plusieurs femmes ont des légers symptômes liés aux menstruations (crampes légères...), qui n'empêchent pas les activités normales et qui sont peu incommodants.

 

Pour parler de syndrome prémenstruel, il faut que les troubles surviennent pendant plusieurs cycles consécutifs et que leur intensité entraîne une gêne importante. Seulement 3 à 5% des femmes qui ont des malaises répondent au diagnostic du SPM.

 

Sommaire :

 

L'origine du syndrome prémenstruel (SPM)

 

Les symptômes du SPM

 

Les facteurs de risque

 

Côté pratique

 

Contenu :

L'origine du syndrome prémenstruel :         Top

 

Des animaux solitaires, tels que chats, chameaux et lapins, nécessitent encore toujours l'aide d'un mâle pour pouvoir ovuler. En effet, il leur faut un rapport sexuel pour libérer une ovule mature. Selon des chercheurs, lors de l'orgasme, l'organisme produit de la prolactine induisant l'ovulation.

 

Chez l'Homme, l'hormone prolactine se libère d'ailleurs encore toujours chez la femme lors de l'orgasme, toutefois sans provoquer une ovulation. L'orgasme féminin accompagné d'une production de prolactine forme la preuve de la survivance évolutionnaire d'une fonction reproductive antérieure de l'orgasme. Comme les tétons mâles, l'orgasme n'a plus de fonction en dehors de l'excitation sexuelle .

 

D'après des recherches anthropologiques, il résulte que jadis les femmes ovulaient/mettaient bas que 10 fois dans toute leur vie. Sur une période de milliers d'années, les femmes préhistoriques ont évolué vers un état d'ovulation spontanée, une fois par mois. Ce qui correspond, dans le monde occidentale, à 400 fois pendant toute une vie. Actuellement, les jeunes filles commencent à menstruer à l'âge de 12 ans et donnent naissance à leur premier bébé après leur 30ème anniversaire. Dans la période avant et entre le début des menstruations et la première naissance, les femmes sont exposées à des oestrogènes et au progestérone, sous forme de substances chimiques (des perturbateurs endocriniens, des phyto-oestrogènes, la pilule...). Elles activent les récepteurs hormonaux correspondants entraînant des réactions corporelles telles que puberté précoce, menstruations plus fréquentes, changement de la libido et des seins plus volumineux. Une grossesse arrête ce flux hormonal. Lorsqu'une femme donne le sein ou est enceinte (ce qui représentait la plus grande partie de sa vie dans l'époque pré-industrielle), elle est en général protégée contre le cancer.

 

Le cycle menstruel est dirigé par une interaction constante entre le cerveau, les ovaires et 4 hormones essentielles : les hormones FSH et LH (voir : "Hormones protéiques") formées dans le cerveau et les hormones oestrogène et progestérone dans les ovaires. Le niveau de ces 4 hormones fluctuent constamment durant le cycle menstruel. Durant les jours qui précèdent le menstruation, il y a plus d'oestrogène que de progestérone.

 

Syndrome prémenstruel

 

FSH : ↑

LH : normal

 

Oestrogènes : ↑

* E1 (oestrone) : normal

* E2 (oestradiol) : E1 ◄ E2

 

Progestérone : ↓

 

 

Les femmes souffrant du SPM témoignent d'une hypersensibilité aux fluctuations biochimiques liées au cycle menstruel. Comme au moment de la ménopause, des troubles émotionnels et psychosociaux peuvent renforcer l'intensité du SPM.

 

La physiopathologie est mystérieuse, bien que les hypothèses suivantes soient avancées :

 

 

 

 

 

 

---> d'après des études récentes, il en résulte que l'ovulation agit plutôt comme un "déclencheur" , sans être elle même la cause du SPM.

 

Il existerait bien un lien entre les rythmes de la prolactine (hypophyse) et de la dopamine (hypothalamus) :

 

Normalement la prolactine est sécrétée selon un rythme circadien avec un maximum nocturne qui diminue ensuite le jour pour laisser la place à la dopamine. Toutefois, pour que la production de prolactine (pendant 6 heures) démarre la nuit, une production de mélatonine pendant 3.5 heures est indispensable.

 

Aller dormir à temps et un sommeil assez long (6 à 8 heures) dans un endroit obscurci, sont les 3 conditions qui doivent être remplies pour que l'organisme puisse produire assez de dopamine. Lorsque ces 3 conditions ne sont pas remplies, la production de prolactine se prolongera la journée. A terme, une telle exposition provoque e.a. des seins gonflés et douloureux.

 

La production continuelle de prolactine pendant le jour a été mise en relation avec l'auto-immunité. En effet, en plus de son effet immunostimulant, la prolactine interfère également avec la sélection et l'activité des lymphocytes B, qui sont impliqués dans l'immunité humorale. Pour cette raison, l'hyperprolactinémie a été mise de plus en plus en relation avec le développement de maladies auto-immunes (lupus, AR, SEP, affections thyroïdiennes...).

 

Qui plus est, la prolactine (PRL) présente aussi des effets sur le métabolisme glucidique et lipidique. En cas de taux élevés chroniques de prolactine pendant la journée, l'organisme reçoit le signal qu'il ne possède pas assez de graisses corporelles ce qui lance l'envie de sucres. Toutefois, c'est la leptine qui est considérée comme le lien entre la masse adipeuse, l'apport alimentaire et le niveau énergétique. Une hyperprolactinémie entraînera donc une résistance à la leptine, stimulant ainsi le développement de maladies telles que diabète, obésité et syndrome métabolique.

 

En outre, des exorphines (des protéines d'origine alimentaire  telles que le gluten, le soja... ayant le même effet que les endorphines) influencent le système nerveux central en augmentant les taux de la prolactine (en dehors du cerveau). Elles sont toxiques pour le cerveau et peuvent endommager les cellules nerveuses.

 

D'autre part, un excès en exorphines (des protéines d'origine alimentaire  telles que le gluten, le soja... ayant le même effet que les endorphines) peut provoquer une déficience en DPP-4. Cette enzyme assure la dégradation du GLP-1 (incrétine, voir "Entérohormones"). Le GLP-1 augmente les taux sanguins d'insuline et diminue ceux du glucagon, entraînant une réduction de la glycémie. Toutefois, en cas de déficience en DPP-4 :

 

        • le GLP-1 augmente : une augmentation du GLP-1 active la CRH

        • les exorphines ne seront plus dégradées, provoquant une résistance à l'endorphine

        • la sécrétion d'insuline augmente encore entraînant une résistance à l'insuline

        • une résistance à l'endorphine peut provoquée à terme des troubles tels que diminution de l'immunité, dépression, inflammations, seins gonflés et douloureux...

 

Prolactine ↑ > dopamine ↓ > résistance à la leptine ↑, à l'insuline ↑ > résistance à l'endophine ↑

 

Note :

Un traitement des troubles liés au stress débute impérativement avec une récupération de la fonction de l'endorphine.  L'activité de la DPP-4 :

 

        • est freinée/perturbée par : certains médicaments tels que antibiotiques, exhausteurs de goût, métaux lourds, composés organophosphorés (pesticides...), acide phosphorique (cola), certaines protéines d'origines bactériennes... mais également des anomalies telles que intestins poreux, détoxication défectueuse, carence en fibres alimentaires, en acides gras oméga3...

        • est soutenue/renforcée par : huile d'olive, vit A, galactose, mannose, glucosamine, probiotiques tels que Lactobacillus rhamnosus), glutamine, NAC et zinc : pour leurs effets bénéfiques sur les muqueuses intestinales...

 

 

---> bien qu'aucune autre cause ne se soit révélée aussi concluante que la sérotonine, d'autres facteurs possibles (GABA?) ont fait l'objet de recherches et continuent à susciter l'intérêt.

 

 

 

Lorsque insuline ↑  ---> cortisol ↑, oestrogènes ↑ et testostérone ↑ tandis que progestérone ↓ (le cortisol est synthétisé à partir de la progestérone) : des niveaux élevés d'insuline dépassent la capacité de la progestérone à prendre le contrôle de l'insuline. En outre, le cortisol active l'adrénaline, provoquant en plus de stress (voir : "Les hormones stéroïdes"). Les symptômes du SPM (voir plus loin) indiquent une domination oestrogénique et un déficit en progestérone.

Les symptômes du syndrome prémenstruel :       Top

 

Plus de 150 symptômes différents ont été attribués au SPM. Pour que le diagnostic du SPM soit posé, ces symptômes ne doivent être présents que dans la période prémenstruelle.

 

Voici les symptômes les plus fréquents :

 

Troubles physiques :

 

 

Troubles psychologiques/émotionnels :

 

 

Certaines maladies empirent parfois durant cette période :

 

 

Les facteurs de risque :       Top

 

Augmentent les taux de prolactine :

 

 

Autres facteurs de risque liés au mode de vie. Leur présence augmente le risque d'avoir le SPM et/ou d'aggraver ses symptômes :

 

 

Les femmes dans la trentaine et la quarantaine sont plus sujettes au SPM.

 

Côté pratique :          Top

 

La nutrition de la femme implique en premier lieu un équilibre entre les dépenses énergétiques et les apports alimentaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite :

 

  1.  

 

Voir aussi : "Start to run" pour ceux qui veulent débuter.

 

 

 

 

 

Des solutions hormonales/autres :

 

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    1. Note :

    2. Il est possible de supprimer les "règles" en enchaînant deux plaquettes de pilules : les règles survenant au cours de ce type de contraception résultent, non pas du cycle naturel, mais de la privation hormonale. Elles ne procurent aucun bénéfice en termes de santé...  

  2.  

     

 

Plus d'informations sur : moncontraceptif.be.

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